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Axes de recherche

Les projets de recherche à la Chaire de coopération Guy-Bernier s’articulent autour de la thématique de l’intégration des valeurs et principes coopératifs dans la gestion de l’humain au sein des entreprises coopératives. L’hypothèse générale qui guide les différents axes du programme de recherche est que cette intégration favorise la collaboration des personnes et contribue ainsi au succès des entreprises coopératives.

La confiance

Le dynamisme de toute organisation est largement tributaire de la qualité du climat de confiance qu’elle entretient avec l’ensemble de ses parties prenantes (investisseurs, travailleurs, fournisseurs, consommateurs, voire la population en général). Un climat de confiance de qualité repose sur l’adoption par des individus en relation de comportements qui respectent des règles éthiques, soit des règles en accord avec les valeurs partagées par ces individus. En d’autres mots, les organisations doivent gérer la dimension éthique de leur capital humain. La gestion de la dimension éthique au sein d’une entreprise fait maintenant partie des compétences que tout bon gestionnaire doit maîtriser. Par compétence, on entend la capacité d’identifier les enjeux éthiques (simples ou complexes) et de les gérer; l’objectif étant que les individus œuvrant dans l’organisation, peu importe leur statut, prennent des décisions et adoptent des comportements qui soient conformes aux valeurs de l’entreprise, voire aux valeurs de la société en général.

Plusieurs études avancent que le jugement et le comportement moral de la grande majorité des individus sont hautement susceptibles d’être influencés par la culture organisationnelle qui prévaut dans l’entreprise au sein de laquelle ils évoluent. Le fait que les coopératives adhèrent à des valeurs qui leur sont propres, détiennent des savoir-faire particuliers et perpétuent un ensemble de traditions spécifiquement coopératives implique une approche particulière en matière de gestion de la dimension éthique. Il importe de mieux comprendre cette culture dite « coopérative » et surtout, l’impact qu’elle peut avoir sur la gestion de la dimension éthique au sein de ces entreprises non traditionnelles. Ces nouvelles connaissances seront assurément une valeur ajoutée pour améliorer le climat de confiance qui prévaut au sein des coopératives. L’identification des pratiques perçues par les différentes parties prenantes comme étant cohérentes avec la nature coopérative de l’entreprise; l’identification de pratiques gagnantes visant à favoriser le respect de la conformité et ce tant au niveau des employés, des dirigeants que des membres; l’élaboration d’indicateurs de performance visant à évaluer le risque éthique (indicateurs qui pourraient appuyer le conseil de surveillance dans ses fonctions), voici des exemples de thématiques qui seront abordées dans cet axe de recherche.

L'engagement

L’approche adoptée par la Chaire considère toute personne qui contribue aux succès de l’entreprise comme des partenaires qui mettent leurs compétences à contribution pour le succès de l’organisation. Cette perspective s’accompagne donc d’une vision qui mise sur la responsabilisation et l’habilitation des dirigeants, gestionnaires, employés et autres bénévoles. Les recherches qui s’inscrivent dans cet axe s’intéressent aux facteurs qui favorisent l’émancipation des personnes et leur implication au sein de la coopérative. Le tout, afin d’obtenir leur engagement envers l’entreprise.

Donne-t-on aux employés tous les outils et la latitude nécessaires pour leur permettre d’exploiter leur plein potentiel et d’en faire profiter l’organisation? Existe-t-il un climat au sein de la coopérative qui encourage les bénévoles à s’investir pleinement? Comment les membres peuvent-ils agir dans leur propre développement? Quelles sont les pratiques gagnantes en matière de gestion des instances démocratiques? Quel est le type de leadership que doit adopter le président du CA comparativement au directeur général? Comment attirer des représentants des différents groupes de membres (âge, genre, profession, etc.)? C’est à ce type de questions que tenteront de répondre les projets qui seront entrepris dans cet axe de recherche.

La performance

L’axe de la performance vient répondre à la question de l’intérêt de la gestion de l’humain dans les entreprises coopératives. Si la gestion de l’humain est si importante, c’est qu’elle contribue à l’amélioration de la performance organisationnelle. La performance peut prendre plusieurs formes. L’organisation peut notamment mesurer sa performance par son chiffre d’affaires ou par le retour sur investissement offert à ses actionnaires. Elle peut également mesurer sa performance en évaluant des indicateurs plus directement liés aux ressources humaines tels que les comportements qui sont adoptés par ses employés (comportements bénéfiques, nuisibles ou de retrait). Dans le contexte des entreprises coopératives, la performance doit tenir compte des finalités particulières à ce type d’organisation, finalités reposant sur l’idée que le capital physique est considéré comme un moyen au service de l’humain.

Les recherches qui s’inscrivent dans ce volet portent sur la relation qui existe entre divers aspects de la gestion de l’humain et la performance de la coopérative. Ces recherches ont pour objectif de démontrer l’influence d’une saine gestion de l’humain sur divers indicateurs de performance organisationnelle en milieu coopératif. Elles permettront aux coopératives de démontrer à ces différentes instances l’importance de gérer efficacement l’humain. Quel est l’impact de la qualité du climat de confiance sur le développement des affaires? En quoi la compétence des membres du conseil d’administration contribue-t-elle à l’atteinte des objectifs stratégiques de l’entreprise? Quel est le lien entre des employés émancipés et la satisfaction des membres? Voici le type de questionnement qui alimentera les travaux de cet axe de recherche

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