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Une étude de la demande et de l'offre des dépôts des caisses populaires Desjardins du Québec, 1981-1989

On a souvent prétendu que les Québécois manifestaient une préférence systématique pour les catégories de dépôts offertes par les caisses populaires Desjardins du Québec. On a même avancé que les membres des caisses étaient peu sensibles aux signaux des taux d'intérêt. Le présent article fait le point sur ce sujet. Pour arriver à ses fins, il se base sur un modèle de portefeuille développé par Gramlich et Jaffee. Son objectif est surtout de vérifier si les fluctuations grandissantes de taux d'intérêt observées depuis la fin des années 70 de même que les nombreuses innovations lancées par les banques au cours de cette période dont le compte progressif, ont mis à mal les privilèges dont jouissent traditionnellement les caisses. Notre étude révèle que les membres des caisses magasinent de plus en plus. Ils réagissent davantage aux écarts de taux d'intérêt entre les dépôts des caisses et ceux de leurs concurrents. L'épargne stable au passif des caisses est même en voie de régression. Cette source de financement autrefois "bon marché" s'estompe, au profit du compte progressif des banques et des dépôts hautement rémunérés: les dépôts à terme fixe. Finalement, le taux d'intérêt des dépôts à terme fixe des caisses épouse de plus en plus les mouvements des taux d'intérêt du marché monétaire canadien. Les lois du marché resserrent leur étreinte sur les caisses populaires Desjardins du Québec.

NOTE BIBLIOGRAPHIQUE

Une étude de la demande et de l'offre des dépôts des caisses populaires Desjardins du Québec 1981-1989, Raymond Théoret, avril 1990.


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