Cahiers de recherche
Vous y trouverez les contributions des membres de la Chaire de coopération Guy-Bernier depuis février 1989. Les plus récents cahiers de recherche sont présentés ci-bas en ordre chronologique.
2009
Éthicoopmètre : pourquoi et comment mesurer l’éthique d’une coopérative, Guy Robinson, Marie-Thérèse Seguin, mars 2009.
ÉTHICOOPMÈTRE : POURQUOI ET COMMENT MESURER L’ÉTHIQUE D’UNE COOPÉRATIVE
RÉSUMÉ
Un déficit éthique énorme existe au sein du système économique mondial alors que le défi global est celui d’un nouveau mode de développement équilibré et durable qui tient compte à la fois des finalités économiques, sociales et environnementales. L a nouvelle vision pour les coopératives consiste à s’appuyer sur leurs principes et valeurs fondamentales pour répondre aux attentes du nouveau type de mondialisation qui se veut plus juste et civilisé. Ces transformations nécessitent le passage à une culture éthique forte au sein des coopératives et des fédérations. Le moyen d’y parvenir réside alors dans l’intégration réussie dans la coopérative d’un système de gestion éthique, démarche qui nécessite le recours à un instrument de diagnostic et d’évaluation adapté aux coopératives : l’Éthicoopmètre
SUMMARY
An enormous ethical deficit exists within the world economic system whereas the global challenge is that of a new approach of balanced and sustainable development which takes economic, social and environmental goals into account at the same time. The new vision for the co-operatives is therefore to rely on their principles and fundamental values to answer the requests of this new type of globalization which needs to be more just and civilized. These transformations require the passage to a strong ethical culture within the co-operatives and their federations. The means of reaching that point lies then in the successful integration in the co-operative of an ethical management system, a step which requires the adoption of an instrument for diagnosis and evaluation adapted to the co-operatives: the Ethicoopmeter.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Éthicoopmètre : pourquoi et comment mesurer l’éthique d’une coopérative, Guy Robinson, Marie-Thérèse Seguin, mars 2009.
Le dilemme éthique de la coopération au travail : la gestion performance, Louise Brabant, avril 2009.
LE DILEMME ÉTHIQUE DE LA COOPÉRATION AU TRAVAIL : LA GESTION PERFORMANCE
RÉSUMÉ
La gestion de la performance accusée d’un coût santé inacceptable. Tant les organismes que les recherches en santé démontrent une hausse des problèmes musculo-squelettiques alors qu’ils étaient en diminution à la fin des années quatre-vingt ainsi qu’une inflation alarmante des problèmes de santé mentale associés au travail. Les formes d’organisation du travail du modèle industriel sont montrées du doigt. Bref, le modèle industriel est traversé par une crise de légitimité à cause de son insuffisance éthique. L’insuffisance éthique est donc notre point de départ pour penser autrement la gestion de la performance.
ABSTRACT
The performance management is accused of an unacceptable health cost. Both organization and health researches demonstrate an increase of musculo-squelettiques problem even if they were a reduction of those problems at the end of eighties as well as an alarming inflation of the mental health problems in associate to work. The organization work form of the industrial model is going to through a legitimacy crisis due to his ethical insufficiency. The ethical insufficiency is our starting point to think about any other way for the performance management.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Le dilemme éthique de la coopération au travail : la gestion performance, Louise Brabant, avril 2009.
Services limités ou responsabilités limitées : le mutualisme de la sphère financière à l’épreuve du développement, le cas France, Michel Roux, avril 2009.
SERVICES LIMITÉS OU RESPONSABILITÉS LIMITÉES : LE MUTUALISME DE LA SPHÈRE FINANCIÈRE À L’ÉPREUVE DU DÉVELOPPEMENT, LE CAS FRANCE 1
Le mutualisme de la sphère financière française est un secteur économique puissant et méconnu qui connaît trois problématiques majeures : il est frappé d’une relative indifférence, il présente un risque de banalisation et enfin, il soulève la question de savoir si altruisme et économie de marché peuvent parfois se rapprocher, démontrant que les logiques sociales et financières ne sont pas antinomiques. Cette présentation s’organise autour de trois parties : après la mise en perspective historique de l’état des lieux du succès d’une gouvernance, de ses acteurs et de ses réalités, sont présentés les défis de son développement et ses perspectives vers l’internationalisation, vers l’acquisition d’une taille critique et vers la recherche de revenus supplémentaires. L’arrivée, parfois, d’un véhicule coté au sein des groupes mutualistes génère un nouveau type de conflit entre propriétaires (le sociétaire-client et l’investisseur-actionnaire). Une nouvelle gouvernance mutualiste pour quels progrès ?
1 Séminaire de la Chaire de coopération Guy-Bernier: le 17 janvier 2007, intervention de Michel Roux, Université Paris 13
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Services limités ou responsabilités limitées : le mutualisme de la sphère financière à l’épreuve du développement, le cas France, Michel Roux, avril 2009.
Communication diplomatique, identité organisationnelle et expression des désaccords de valeurs. Discussion sur la base d’échanges menés avec des gestionnaires du Mouvement Desjardins, Alain Létourneau, avril 2009.
COMMUNICATION DIPLOMATIQUE, IDENTITÉ ORGANISATIONNELLE ET EXPRESSION DES DÉSACCORDS DE VALEURS. DISCUSSION SUR LA BASE D’ÉCHANGES AVEC DES GESTIONNAIRES DU MOUVEMENT DESJARDINS
RÉSUMÉ
Le présent texte est le rapport d’une recherche exploratoire ayant été menée en 2007 avec quelques cadres du Mouvement Desjardins. La recherche comprenait un volet questionnaire écrit à retourner et un volet entrevue de groupe semi-dirigée. Le but de cette recherche était de mieux cerner les pratiques des acteurs ainsi que leurs prises de position sur un certain nombre d’enjeux. Ceux-ci concernaient surtout deux éléments : les pratiques consensuelles de communication d’une part, et le vécu de l’expression du désaccord d’autre part. Ajoutons de plus que ces deux éléments étaient regardés spécialement en ce qui concerne deux choses, soit les conflits de valeur et le rôle de l’éthique dans l’organisation et non de manière tout à fait générale. Le titre reflète plusieurs des éléments clés de nos découvertes, notamment le fait que la communication dans le Mouvement a un caractère plutôt diplomatique, et que l’expression du désaccord de valeurs existe bel et bien dans le cadre fourni par l’identité du Mouvement. Le présent texte est le rapport d’une recherche exploratoire ayant été menée en 2007 avec quelques cadres du Mouvement Desjardins. La recherche comprenait un volet questionnaire écrit à retourner et un volet entrevue de groupe semi-dirigée. Le but de cette recherche était de mieux cerner les pratiques des acteurs ainsi que leurs prises de position sur un certain nombre d’enjeux. Ceux-ci concernaient surtout deux éléments : les pratiques consensuelles de communication d’une part, et le vécu de l’expression du désaccord d’autre part. Ajoutons de plus que ces deux éléments étaient regardés spécialement en ce qui concerne deux choses, soit les conflits de valeur et le rôle de l’éthique dans l’organisation et non de manière tout à fait générale. Le titre reflète plusieurs des éléments clés de nos découvertes, notamment le fait que la communication dans le Mouvement a un caractère plutôt diplomatique, et que l’expression du désaccord de valeurs existe bel et bien dans le cadre fourni par l’identité du Mouvement. Le présent texte est le rapport d’une recherche exploratoire ayant été menée en 2007 avec quelques cadres du Mouvement Desjardins. La recherche comprenait un volet questionnaire écrit à retourner et un volet entrevue de groupe semi-dirigée. Le but de cette recherche était de mieux cerner les pratiques des acteurs ainsi que leurs prises de position sur un certain nombre d’enjeux. Ceux-ci concernaient surtout deux éléments : les pratiques consensuelles de communication d’une part, et le vécu de l’expression du désaccord d’autre part. Ajoutons de plus que ces deux éléments étaient regardés spécialement en ce qui concerne deux choses, soit les conflits de valeur et le rôle de l’éthique dans l’organisation et non de manière tout à fait générale. Le titre reflète plusieurs des éléments clés de nos découvertes, notamment le fait que la communication dans le Mouvement a un caractère plutôt diplomatique, et que l’expression du désaccord de valeurs existe bel et bien dans le cadre fourni par l’identité du Mouvement.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Communication diplomatique, identité organisationnelle et expression des désaccords de valeurs. Discussion sur la base d’échanges menés avec des gestionnaires du Mouvement Desjardins, Alain Létourneau, avril 2009.
Éthique de genre et conduite des organisations de type démocratique, Marie-Thérèse Seguin, Guy Robinson, avril 2009.
ÉTHIQUE DE GENRE ET CONDUITE DES ORGANISATIONS DE TYPE DÉMOCRATIQUE
RÉSUMÉ
Par cette réflexion, nous nous proposons de poursuivre l’étude de l’inscription de l’éthique de genre dans les organisations associative et coopérative. Nous verrons que son intégration dans la conduite de ces organisations et dans le déroulement des activités n’est pas spontanément donnée. Elle relève plutôt d’une construction lente et consciente, voulue et désirée, par les parties en présence. Érigée en principe philosophique fondateur de l’idée coopérative, l’éthique, pour devenir effective, doit être sans cesse réactualisée dans les grandes orientations des institutions porteuses du projet coopératif; lequel ne peut atteindre ses pleins objectifs qu’à la faveur d’une réelle coopération entre les hommes et les femmes. D’où l’importance de la discussion éthique permanente au sein de l’organisation et de la mise en place de dispositifs propres à tendre vers une plus grande équité entre les genres.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Éthique de genre et conduite des organisations de type démocratique, Marie-Thérèse Seguin, Guy Robinson, avril 2009.
L’éthique et le droit, David Hiez, avril 2009.
Le recours à la filialisation dans les groupes coopératifs et les atteintes portées aux principes coopératifs, Laurent Gros , avril 2009.
LE RECOURS À LA FILIALISATION DANS LES GROUPES COOPÉRATIFS ET LES ATTEINTES PORTÉES AUX PRINCIPES COOPÉRATIFS
RÉSUMÉ
Les sociétés coopératives évoluent dans un environnement guidé par les valeurs du marché et le souci de l’efficacité économique. Ainsi, à l’instar des autres sociétés, elles sont soumises au libre jeu de la concurrence et aux nécessités du développement économique et industriel. Dès lors, pour faire face aux défis de l’économie d’aujourd’hui les coopératives se structurent en « groupes coopératifs », principalement au biais de la création de sociétés filiales non coopératives. Malheureusement, cette technique ne va pas sans comporter certains écueils à l’égard des principes coopératifs. C’est pourquoi il nous apparaît nécessaire d’envisager la création de mécanismes permettant de préserver l’intégrité des valeurs coopératives.
ABSTRACT
The co-operative companies evolve in an environment guided by the values of the market and the concern of the economic efficiency. Thus, following the example of the other companies, they are subjected to the free play of competition and to the necessities of the economic and industrial development. Consequently, to face the challenges of the current economy, cooperatives structure themselves in « co-operative groups », mainly in the way of the creation of non co-operative subsidiary companies. Unfortunately, in spite of unquestionable benefit and an easy implementation, this technique does not go without comprising certain stumbling blocks with regard to the integrity of co-operative principles. This is why, it appears necessary to us to consider the creation of mechanisms allowing to preserve the integrity of co-operative values.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Le recours à la filialisation dans les groupes coopératifs et les atteintes portées aux principes coopératifs, Laurent Gros , avril 2009.
2006
Comité de vérification et de déontologie : passé, présent, futur, Wilson Saintelmy, Michel Séguin, septembre 2006.
COMITÉ DE VÉRIFICATION ET DE DÉONTOLOGIE : PASSÉ, PRÉSENT, FUTUR
Avec un zèle à la fois policier et héroïque comme elle seule, parmi les organismes de régulation, a le secret, la SEC (Monks et Minow, 2000, Beasley, 2000) avait proclamé l’année 1999 celle de la comptabilité pour attirer l’attention sur les scandales en matière d’audit chez Cedant, Green Tree, Mercury Finance, Waste Management, et Sundan. Ces derniers cas préludaient un véritable tremblement de terre aux USA: Les méga-faillites, les méga-fraudes et la dérive déontologique des analystes financiers ainsi que celle du vénérable cabinet d’audit Arthur Andersen. Le passé se venge-t-il ainsi du présent ou font-ils corps pour projeter le même film à des générations successives? La gravité, l’ampleur, le lieu, l’épicentre (Wall Street) de la déflagration ainsi que les symboles impliqués sont-ils annonciateurs d’un nouveau printemps pour le CVD? La pellicule socio-historique de ce comité peut-elle servir de fil d’Ariane pour nous guider dans le dédale du présent et celui des futurs possibles de ce comité, notamment, dans le cadre de la gouvernance des coopératives financières? Tel est le pari que fait ce rapport.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Comité de vérification et de déontologie : passé, présent, futur, Wilson Saintelmy, Michel Séguin, septembre 2006.
2004
Le commerce équitable : un nouveau mouvement social économique au cœur d’une autre mondialisation, Corinne Gendron, publication conjointe Chaire de coopération Guy-Bernier et Chaire Économie et Humanisme, avril 2004.
LE COMMERCE ÉQUITABLE : UN NOUVEAU MOUVEMENT SOCIAL ÉCONOMIQUE AU CŒUR D’UNE AUTRE MONDIALISATION
On présente souvent la mondialisation économique comme une vague uniforme qui, tel un raz-de-marée, déstructure tout sur son passage. Pourtant, lorsqu’on l’analyse d’un peu plus près, la mondialisation apparaît d’abord et avant tout comme un processus à géométrie variable dont l’uniformité réside davantage au niveau du discours que de l’opérationnalisation de principes universels. Cette géométrie variable est révélatrice des rapports de force qui transparaissent dès lors qu’aux prises avec un enjeu particulier, l’acteur dominant adopte un comportement ou une position qui semblent s’éloigner de l’idéologie qui légitime pourtant, telle un grand parapluie, l’ensemble de ses interventions et de ses politiques.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Le commerce équitable : un nouveau mouvement social économique au cœur d’une autre mondialisation, Corinne Gendron, publication conjointe Chaire de coopération Guy-Bernier et Chaire Économie et Humanisme, avril 2004.
Guide pratique des techniques de commerce international à l’usage exclusif du commerce équitable, Marc-Henri Faure, août 2004.
GUIDE PRATIQUE DES TECHNIQUES DE COMMERCE INTERNATIONAL À L’USAGE EXCLUSIF DU COMMERCE ÉQUITABLE
Ce cahier se veut un guide pratique du commerce équitable à l’usage strictement restreint aux personnes et organisations désireuses d’entreprendre des actions concrètes pour aider les populations défavorisées des pays du Sud. Il a pour but de permettre et de simplifier l’importation de produits équitables, ainsi que d’assurer leur commercialisation. Partant du constat amer de l’incapacité du commerce international de résoudre, ou pour le moins d’endiguer la paupérisation d’une par toujours plus croissante de la population de la planète, le mouvement du commerce équitable a déjà maintes fois été analysé dans ses fondements, ses motivations et ses principes. Pourtant ce type de commerce, bien qu’alternatif, et s’il doit répondre aux mêmes exigences que le commerce traditionnel, possède, de part sa structure particulière, un mode de fonctionnement propre et des règles strictes qu’il faut observer. Ce cahier se veut donc un outil pratique de planification et de réalisation de relations commerciales avec les pays du Sud dans le respect des règles, des principes et donc de l’esprit du commerce équitable. Dans une première partie, nous aborderons le sujet par un état des lieux du commerce international comme outil de la mondialisation, de ses principes, son organisation, ses limites et ses effets sur les populations. Nous verrons ainsi combien il est urgent d’opter pour des règles du jeu plus équitables c’est-à-dire d’abord et avant tout, égales pour tous les joueurs. Dans un deuxième temps, nous aborderons les principes du commerce équitable, ses, fondements son organisation et ses organismes, ainsi que ses objectifs. À ce stade nous opérerons une séparation entre commerce équitable de produits certifiés et commerce équitable de produits sans certification. La seconde partie constitue l’approche pratico pratique de ce travail. En effet, nous y abordons la problématique du commerce équitable sous un jour nouveau : comment procède-t-on concrètement à l’importation de produits en suivant les filières et critères équitables. Cette partie s’articule autour d’étapes clefs : achat des marchandises, paiement, risque de change, inspections sanitaires, transport, incoterms, assurances, transport maritime, douanes et entreposage.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Guide pratique des techniques de commerce international à l’usage exclusif du commerce équitable, Marc-Henri Faure, août 2004.
2003
Commerce équitable, économie sociale et développement durable. Bibliographie commentée, René Audet, Maude Blanger, Alexandra Gilbert et Leslie Kulus sous la direction de Corinne Gendron et Olga Navaro Flores, publication conjointe Chaire de coopération Guy-Bernier et Chaire Économie et Humanisme, réalisée avec la collaboration d’Équiterre, novembre 2003.
COMMERCE ÉQUITABLE, ÉCONOMIE SOCIALE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE. BIBLIOGRAPHIE COMMENTÉE
L’objectif principal de cette bibliographie commentée est de fournir une littérature de référence qui permettra une analyse plus fine et pertinente des grands axes de recherche du programme mené conjointement par la Chaire de coopération Guy-Bernier et la Chaire Économie et Humanisme, soit l’articulation entre le commerce équitable, le développement durable, le rôle des coopératives et les normes du travail.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Commerce équitable, économie sociale et développement durable. Bibliographie commentée, René Audet, Maude Blanger, Alexandra Gilbert et Leslie Kulus sous la direction de Corinne Gendron et Olga Navaro Flores, publication conjointe Chaire de coopération Guy-Bernier et Chaire Économie et Humanisme, réalisée avec la collaboration d’Équiterre, novembre 2003.
2001
La coopérative de travail : interaction conseil d’administration et direction générale : une dynamique à mieux comprendre revue de littérature, Comité sectoriel de main-d’oeuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire (CSMO), Fédération québécoise des coopératives de travail (FQCT), Chaire de coopération Guy-Bernier (CCGB), Jean-Pierre Girard, Annik St-Pierre, février 2001.
LA COOPÉRATIVE DE TRAVAIL: INTERACTION CONSEIL D’ADMINISTRATION ET DIRECTION GÉNÉRALE : UNE DYNAMIQUE À MIEUX COMPRENDRE REVUE DE LITTÉRATURE
Au coeur du gouvernement de l’entreprise, la relation conseil d’administration/direction générale s’avère une articulation délicate entre des fonctions stratégiques et des fonctions opérationnelles. Si en général dans les coopératives, on peut facilement démarquer un et l’autre parce que les administrateurs ne sont pas nécessairement en lien direct avec l’activité de la coopérative, dans une coopérative de travail il en va autrement : les dirigeants sont aussi des salariés de l’entreprise. Il peut être tentant d’utiliser la tribune du conseil d’administration pour traiter des questions d’intendance quotidienne en perdant de vue d’autres responsabilités y inclus celles prescrites par la loi. De plus, si la finalité d’une entreprise à capital action est aisément mesurable et perceptible, la valorisation de l’avoir des actionnaires, celle d’une coopérative est plus diffuse : la satisfaction des besoins des membres ou la maximisation de l’avantage coopératif. Comment bien camper cet objet dans les travaux d’un conseil d’administration d’une coopérative de travail sans pour autant se substituer à la direction?
C’est nourri de ses interrogations que la Fédération québécoise des coopératives de travail et le comité sectoriel de main d’¦uvre en économie sociale et action communautaire ont demandé à la Chaire de coopération Guy-Bernier de l’Université du Québec à Montréal de réaliser une revue de littérature sous le thème.Les coopératives de travail : L’interaction conseil d’administration-direction générale: une dynamique à mieux comprendre. La complexité et l’interdépendance du sujet avec d’autres facteurs ont incité les auteurs à un traitement large de la question : approfondir la connaissance des recherches sur les coopératives de travail réalisées au Québec mais aussi à l’étranger et lorsque pertinent, ouvrir sur d’autres perspectives susceptibles d’enrichir l’analyse, par exemple la gouvernance dans les organisations sans but lucratif ou le cadre de relation conseil d’administration/direction générale au sein de coopératives de producteurs. Ce rapport se décline en huit sections.
Dans la section sur les dimensions de l’entreprise on fait une importante mise en garde : même dans un contexte ou les travailleurs sont propriétaires de l’organisation, il n’y a pas d’assurance que l’organisation du travail sera avant-gardiste. Le mode de gestion peut-être très traditionnel, basé sur des rapports d’autorité et encourageant la déqualification du travail par l’atomisation des tâches. Mais ce n’est pas inéluctable. Parallèlement au développement de l’entreprise, les paliers décisionnels peuvent se multiplier, la fluidité de l’information entre les divers acteurs laissé à désirer. Des acteurs peuvent se coaliser, le conseil d’administration et la direction générale ou le conseil d’administration et les sociétaires. Dans le premier cas, il y a fort risque d’affirmation d’un contre pouvoir, dans le second, l’isolement de la direction ne peut conduire à terme qu’à son renvoi.
La formation des administrateurs facilite l’exercice de leur fonction. Mais cette formation doit être désirée et cohérente à ce que fait l’organisation. Un écart trop grand rend le processus futile. Cette formation doit être aussi accessible au plus grand nombre au risque de voir les élus devenir inamovible pour cause de non-préparation de leurs pairs!
La participation n’est jamais une chose acquise, il faut l’encourager, la soutenir. Si l’élan fusionnel du départ facilite la mobilisation des membres, au fil des années, cette participation peu devenir plus laborieuse d’autant que des phénomènes de centralisation du pouvoir peuvent interroger la raison d’être d’une présence au conseil d’administration. Mais outre des exigences très précises de la loi sur les coopératives sur la fonction de dirigeants, le Code civil renforce cette responsabilité. Les écrits sur la gouvernance suggèrent quelques règles qui favorisent un partage clair des champs de compétence conseil d’administraion/direction générale et identifient des pratiques favorables à des relations réfléchis.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La coopérative de travail : interaction conseil d’administration et direction générale : une dynamique à mieux comprendre revue de littérature, Comité sectoriel de main-d’oeuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire (CSMO), Fédération québécoise des coopératives de travail (FQCT), Chaire de coopération Guy-Bernier (CCGB), Jean-Pierre Girard, Annik St-Pierre, février 2001.
L’implantation de la réingénierie dans les caisses populaires Desjardins, Michel Grant, José Bélanger, Dominique Thuot, février 2001.
L’IMPLANTATION DE LA RÉINGÉNIERIE DANS LES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS
Durant les années 1990, la réingénierie des organisations apparut comme une des formes privilégiées de transformations des processus et des activités. Ceci devait permettre de hausser la performance et la rentabilité des entreprises, particulièrement celles qui connaissaient des difficultés et qui jugeaient avoir besoin d’un traitement choc ou d’un changement radical. Compte tenu du contexte de déréglementation et des pressions concurrentielles croissantes, le mouvement Desjardins s’est vu confronté à un questionnement majeur sur son positionnement commercial, sur sa performance et sur la pertinence de certaines de ses structures et surtout de son mode de fonctionnement. La décision d’investir sur une période de cinq ans plus d’un demi-milliard de dollars dans la réingénierie des caisses populaires illustre combien la direction de la Confédération des caisses populaires et d’économie du Québec (ci-après appelée la Confédération) jugeait la situation critique.
Ce cahier présente les résultats d’une recherche effectuée dans quatre caisses populaires sur les conditions d’implantation de la réingénierie et non sur les retombées financières et commerciales de celle-ci, puisque les caisses étaient en 1998 à compléter le processus et, en conséquence, une évaluation globale de tels résultats apparaissait prématurée à ce moment.
L’approche centralisée caractérisant les démarches entourant le projet de réingénierie des processus n’a pas permis aux acteurs locaux de se sentir en plein contrôle des changements à introduire dans leurs façons d’opérer. L’implication des salariés, même du syndicat local dans des cas moins fréquents, se limitait donc au niveau opérationnel.
Nous avons constaté qu’au-delà des différences entre les caisses syndiquées et non-syndiquées, le style de leadership des directeurs des caisses était au moins aussi déterminant que d’autres facteurs à l’égard de la satisfaction et de l’adhésion des employés, de certains résultats obtenus et de l’avancement de la réorganisation des activités et du travail. Somme toute, les pratiques observées n’ont pas présenté de différences fondamentales, y compris entre caisses syndiquées et caisses non syndiquées. L’implantation de la réingénierie s’est donc déroulée sans difficultés majeures et sans opposition ou résistance syndicale significative. Nos observations indiquent que la mise en place de la réingénierie se déroulait toutefois mieux avec l’implication des salariés.
On peut sans exagération ou présomption suggérer qu’une implication syndicale dans le processus aurait pu constituer une condition favorable additionnelle non seulement à une meilleure implantation des transformations, mais encore à des retombées plus intéressantes pour la rentabilité de la caisses et pour l’avenir de l’emploi et des conditions de travail des employés.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’implantation de la réingénierie dans les caisses populaires Desjardins, Michel Grant, José Bélanger, Dominique Thuot, février 2001.
Le Mouvement Anckély (Togo) : une expérience communautaire et coopérative de prise en charge par le milieu, Guillaume Endo, Université Laval sous la direction de Jean-Pierre Girard, mai 2001.
LE MOUVEMENT ANCKÉLY (TOGO) : UNE EXPÉRIENCE COMMUNAUTAIRE ET COOPÉRATIVE DE PRISE EN CHARGE PAR LE MILIEUX
Le mouvement coopératif Anckély développement, situé dans les régions centrale et de la Kara au Togo, est une initiative locale qui a pour objectif d’amener un changement de mentalité et l’engagement dans des activités structurantes par l’éveil de la conscience paysanne. La philosophie intrinsèque du mouvement repose sur le changement de mentalité, et ce afin d’amorcer un véritable processus de développement. Dans cette optique, plusieurs domaines de la vie sociale sont ciblés par les interventions du mouvement : l’agriculture, le maraîchage, l’élevage, le petit commerce, la transformation, la santé, l’éducation, l’environnement, ainsi que l’épargne et le crédit. De même, le mouvement repose sur trois acteurs principaux : les sages, les jeunes (hommes et femmes), ainsi que les Organisations Non Gouvernementales . Le respect des valeurs et coutumes régionales fortifie les bases du mouvement, et ce grâce entre autres à l’inclusion des sages en tant qu’organe dans le processus décisionnel collectif. Or, malgré quelques particularités spécifiques au mouvement, ce dernier reste avant tout un mouvement coopératif autant par le respect des principes au sens strict que par sa finalité essentiellement altruiste .
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Le Mouvement Anckély (Togo) : une expérience communautaire et coopérative de prise en charge par le milieu, Guillaume Endo, Université Laval sous la direction de Jean-Pierre Girard, mai 2001.
Étude comparative de la VaR et de l’écart de durée à travers une simulation Monte Carlo : la performance relative de la couverture par les swaps et les contrats à terme comme critère de comparaison, Zoubeir Bel Abed sous la direction de Raymond Théoret, juin 2001.
ÉTUDE COMPARATIVE DE LA VAR ET DE L’ÉCART DE DURÉE À TRAVERS UNE SIMULATION MONTE CARLO : LA PERFORMANCE RELATIVE DE LA COUVERTURE PAR LES SWAPS ET LES CONTRATS À TERME COMME CRITÈRE DE COMPARAISON
Un mouvement non anticipé dans les taux d’intérêt peut affecter significativement la rentabilité ainsi que la valeur marchande de l’équité d’une institution financière, c’est le risque de taux d’intérêt. Pour quantifier ce risque, les institutions financières effectuent traditionnellement une analyse de l’appariement des échéanciers des éléments d’actifs et des passifs ou utilisent plus récemment l’écart de durée entre les actifs et les passifs. Mais, les normes internationales requièrent maintenant que les risques supportés par les institutions financières et le capital de ces institutions soient analysés en terme de VaR1. Une fois ce risque calculé, il faut essayer de le gérer. La gestion du risque de taux d’intérêt est devenue une tache complexe pour les institutions financières. Plusieurs de ces institutions utilisent une large variété d’instruments de couverture comme les contrats à terme et les swaps pour les assister dans leur gestion du risque. Le but de ce mémoire est d’abord de tenter de déterminer quel produit, entre le swap et le contrat à terme, offre une meilleure couverture du risque du taux d’intérêt pour chacun des deux modèles de risque susmentionnés (écart de durée et VaR) pour ensuite être en mesure d’identifier quel modèle de mesure de risque est le plus efficace pour l’institution étudiée. À l’aide des données provenant de la Caisse Populaire Desjardins de Montréal et de l’Ouest du Québec, nous utilisons la simulation Monte Carlo pour calculer la VaR et simuler l’impact d’une variation du taux d’intérêt sur le bilan. À partir des résultats de ces simulations, à l’aide de la statistique U de Theil (Mean Root Square Error), nous serons en mesure de comparer la performance relative de la couverture par les swaps et les contrats à terme pour chaque modèle. Ensuite il devient aisé d’identifier l’efficacité relative des deux modèles.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Étude comparative de la VaR et de l’écart de durée à travers une simulation Monte Carlo : la performance relative de la couverture par les swaps et les contrats à terme comme critère de comparaison, Zoubeir Bel Abed sous la direction de Raymond Théoret, juin 2001.
Examen des campagnes de publicité institutionnelle télévisée du Mouvement des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec entre 1960 et 2000, Geneviève Bastien, Michel Beauchamp, juin 2001.
EXAMEN DES CAMPAGNES DE PUBLICITÉ INSTITUTIONNELLE TÉLÉVISÉE DU MOUVEMENT DES CAISSES POPULAIRES ET D’ÉCONOMIE DESJARDINS DU QUÉBEC ENTRE 1969 ET 2000
Le présent texte vise principalement à caractériser la publicité institutionnelle télévisée du Mouvement Desjardins entre 1969 et l’an 2000, en regard du slogan, de l’axe de communication, des objectifs et des publics ciblés de chacune des campagnes qui ont été mises de l’avant durant cette période.
Il ressort de l’étude de cas que la publicité institutionnelle télévisée de Desjardins vise principalement à accroître la reconnaissance du Mouvement, à mettre en relief sa spécificité coopérative et à mettre en valeur le réseau et la gamme complète des services et produits de Desjardins ainsi que la compétence du personnel des caisses. Quant aux divers slogans retenus, bien que différents sur le plan de leur formulation, ils se rejoignent bien souvent en ce qui a trait à la signification que l’on peut leur attribuer.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Examen des campagnes de publicité institutionnelle télévisée du Mouvement des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec entre 1960 et 2000, Geneviève Bastien, Michel Beauchamp, juin 2001.
2000
Les coopératives dans le domaine sociosanitaire au Québec : état de la situation, Jean-Pierre Girard, Isabelle Garon, janvier 2000.
Ce cahier brosse un portrait des coopératives dans le domaine sociosanitaire au Québec. Un bref rappel historique de leur développement précède l’identification de quelques éléments clés d’interprétation. Dans un nombre croissant de pays, en complémentarité aux organismes publics et aux entreprises privées à finalité lucrative, on reconnaît, voire encourage, la présence d’un troisième acteur dans le domaine sociosanitaire. Il s’agit d’entreprises privées à but non lucratif, de type coopératif. Les cas du Japon, de l’Espagne et du Brésil illustrent bien cette tendance. L’apport des coopératives au Japon, concernant la participation des usagers et la promotion continue en matière de prévention est remarquable.
Reprenant et adaptant une grille élaborée par les Nations Unies pour classifier ces diverses expériences, les auteurs retiennent six secteurs d’activités dans lesquels il y a présence de coopératives : les services de santé, les services à domicile, les regroupements de professionnels, les services de transport ambulanciers, l’hébergement spécialisé et l’approvisionnement et la distribution. Pour chacun de ces secteurs, l’information se décline sous neuf rubriques soient les données contextuelles, les applications de la formule coopérative, les services offerts, la place des usagers, la structure interne, la présence des professionnels, le financement, la ou les affiliations et les relations avec d’autres établissements.
Insistant au cours du document sur l’apport original de ces diverses expériences dans la création de nouveaux espaces de démocratisation tant sur le plan de la consommation des services que sur celui du travail, les auteurs concluent en soulignant l’invitation lancée par le Comité Arpin au Gouvernement du Québec à savoir qu’il faut faciliter la diffusion de ces expériences et simplifier les démarches auprès des intervenants publics pour stimuler l’implantation de ces solutions.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les coopératives dans le domaine sociosanitaire au Québec : état de la situation, Jean-Pierre Girard, Isabelle Garon, janvier 2000.
Le commerce équitable : problématique générale, enjeux et défis, Mauro-f. Malservisi, Isabel Faubert-Mailloux, juin 2000.
LE COMMERCE ÉQUITABLE : PROBLÉMATIQUE GÉNÉRALE, ENJEUX ET DÉFIS
Le commerce équitable n’est pas un phénomène nouveau. On peut d’ailleurs remonter aux années 50 pour identifier ses premières origines. Ce qui est nouveau en revanche c’est l’ampleur que ce type de commerce revêt actuellement. Au cours des dernières années, ce commerce alternatif a en effet connu un essor considérable. Bien qu’encore largement marginal, le commerce équitable connaît une croissance importante. Les échanges commerciaux dits équitables augmentent de 5 % par année en moyenne. Entre 1988 et 1994, le taux de croissance annuel a même atteint 50 % en Italie. Au Québec et au Canada pourtant, le commerce équitable demeure encore souvent un concept flou sinon méconnu pour de nombreux consommateurs.
Afin de mieux comprendre ce phénomène en émergence, ce document trace un portrait d’ensemble du commerce équitable en Europe et au Canada. Portrait s’attardant à la structure particulière de ce commerce, à son mode de fonctionnement ainsi qu’aux principaux acteurs impliqués. Cette étude dégage également un certain nombre d’enjeux qui sont autant de pistes de réflexion quant à l’avenir de ce commerce.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Le commerce équitable : problématique générale, enjeux et défis, Mauro-f. Malservisi, Isabel Faubert-Mailloux, juin 2000.
La caisse populaire Desjardins de Saint-Camille et sa collectivité, Geneviève Huot, Sarah Lévesque, août 2000.
LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DE SAINT-CAMILLE ET SA COLLECTIVITÉ
Les secteurs financiers canadien et québécois connaissent des changements majeurs, notamment l’ouverture accrue (quoique toujours partielle) du marché canadien aux banques étrangères, la concurrence des fonds mutuels pour la canalisation de l’épargne, la diversification des activités bancaires. Le Mouvement Desjardins se trouve au c¦ur de cette problématique et, pour y faire face, il a amorcé une vague de transformations importantes (réingénierie, fusions de caisses, fermetures). Comme les caisses Desjardins sont des coopératives qui remplissent des fonctions financières et non financières importantes dans les milieux où elles sont implantées, il apparaît pertinent d’étudier les répercussions de ces transformations sur les dynamiques de développement local. Dans cette visée, nous avons choisi d’analyser le cas de diverses collectivités réagissant différemment face à ces transformations. Nous présentons ici le cas d’une caisse populaire d’une petite collectivité locale, celle de Saint-Camille. Il s’agit d’une municipalité d’environ 450 habitants qui a fait preuve d’un dynamisme exemplaire. La stratégie choisie en est une d’alliance plutôt que de fusion.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La caisse populaire Desjardins de Saint-Camille et sa collectivité, Geneviève Huot, Sarah Lévesque, août 2000.
La caisse populaire Desjardins de Mirabel et sa collectivité, Geneviève Huot, Sarah Lévesque, août 2000.
LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DE MIRABEL ET SA COLLECTIVITÉ
Les secteurs financiers canadien et québécois connaissent des changements majeurs, notamment l’ouverture accrue (quoique toujours partielle) du marché canadien aux banques étrangères, la concurrence des fonds mutuels pour la canalisation de l’épargne, la diversification des activités bancaires. Le Mouvement Desjardins se trouve au c¦ur de cette problématique et, pour y faire face, il a amorcé une vague de transformations importantes (réingénierie, fusions de caisses, fermetures). Comme les caisses Desjardins sont des coopératives qui remplissent des fonctions financières et non financières importantes dans les milieux où elles sont implantées, il apparaît pertinent d’étudier les répercussions de ces transformations sur les dynamiques de développement local. Dans cette visée, nous avons choisi d’analyser le cas de diverses collectivités réagissant différemment face à ces transformations. Nous présentons ici le cas de diverses collectivités réagissant différemment face à ces transformations. Nous présentons ici le cas de la caisse de Mirabel, une caisse située dans une collectivité en manque de sentiment d’appartenance et qui désire fusionner. Dans ce cas, la fusion est considérée par les acteurs comme une stratégie d’expansion pour la caisse.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La caisse populaire Desjardins de Mirabel et sa collectivité, Geneviève Huot, Sarah Lévesque, août 2000.
Les coopératives sociales italiennes : description et éléments de réflexion sur le contexte québécois, Jean-Pierre Girard, Enzo Pezzini, Isabel Faubert-Mailloux, décembre 2000.
LES COOPÉRATIVES SOCIALES ITALIENNES : DESCRIPTION ET ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION SUR LE CONTEXTE QUÉBÉCOIS
Apparu, à l’origine dans la province de Brescia, zone septentrionale de l’Italie, à la fin des années 60, le phénomène des coopératives sociale a connu une importante croissance dans les années 70 et surtout 80. La crise de l’État Providence, l’émergence de besoins sociaux et la forte tradition d’action coopérative ont milité en ce sens. On évalue qu’en date de l’année 2000, elles dépassent le nombre de 5 000 regroupant environ 120 000 associés soit 11 000 bénévoles et 115 000 travailleurs dont 15 000 travailleurs défavorisés. Ces coopératives desservent quelque 500 000 usagers et génèrent un chiffre d’affaires de 4 000 milliards de lires (269 millions $CDN) chiffre qui connaît une croissance annuelle d’environ 10 %.
En Italie, la constitution reconnaît l’apport des coopératives au bien-être de la population. L’appui de l’État dans le développement de ce réseau n’est pas négligeable. Outre la reconnaissance juridique qui s’est concrétisée par l’adoption d’une loi en 1991, les divers paliers gouvernementaux ont des pratiques d’achat de services ou produits favorables à ces organisations. Ces coopératives se singularisent à plusieurs titres : elles concilient entrepreneurship coopératif et satisfaction de besoins sociaux. Ainsi, en ¦uvrant, selon les termes de la loi, » à l’intérêt général de la communauté pour la promotion humaine et l’intégration sociale » elles adoptent deux grandes configurations : les coopératives de type A se concentrent dans l’offre de services de nature sociale à des clientèles dans le besoin : service d’aide à domicile à des personnes âgées, centre de la petite enfance, etc. Les coopératives de type B se caractérisent plutôt par la composition de sa force de travail. Il s’agit de la cohabitation de travailleurs ordinaires et de travailleurs défavorisés, dont des personnes atteintes d’un handicap physique ou mental mais aussi des toxicomanes, des détenus et autres. Elles pratiquent donc l’insertion professionnelle. Ces travailleurs défavorisés doivent représenter au moins 30 % du personnel. Ces coopératives évoluent dans une multitude de secteurs d’activités de production et de services telles l’agriculture, la menuiserie, l’informatique, la reliure et la typographie, etc.
À un autre niveau, les coopératives sociales marquent une forme de renouveau de la définition d’une coopérative par un sociétariat varié. À l’opposé du modèle qui a longtemps dominé, il ne s’agit pas d’un sociétariat singulier, consommateurs ou travailleurs, mais d’un sociétariat pluriel, faisant référence dans la littérature spécialisée au concept de multi-stakeholders et qui au Québec, porte le nom de coopérative de solidarité. Les membres sont des travailleurs, des bénévoles, des personnes qui participent au financement et à une échelle plus réduite, des usagers ou bénéficiaires des services.
Les coopératives sociales ont adopté une stratégie de développement de type grassroot, soit la multiplication des coopératives plutôt que leur développement en grosse organisation. Ainsi, en moyenne, elles comptent de 40 à 50 membres et réalisent un chiffre d’affaires de 1GL
(675 000 $CDN). Par contre ces coopératives pratiquent l’art de la concertation en se donnant des structures intermédiaires et supérieures. Elles se regroupent en consortiums territoriaux pour la mise en réseau et l’appui au développement des coopératives existantes et de nouvelles initiatives. Ils existent aussi des consortiums nationaux, qui dans ce cas, sont davantage dédiés à des activités de formation, de développement et de représentation. Depuis quelques années, une fédération regroupe les coopératives et les consortia. La réussite de ce réseau est une combinaison de divers facteurs dont cette stratégie de regroupement en consortium et la reconnaissance légale, mais aussi la construction d’une identité spécifique et le lien étroit avec la recherche et le monde universitaire.
Le réseau des coopératives sociales italiennes est riche d’enseignement pour le Québec tant en termes de stratégies de développement, de composition du sociétariat, du rôle de l’État, de dynamique syndicale que d’établissement de nouveaux rapports avec des grands acteurs institutionnels.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les coopératives sociales italiennes : description et éléments de réflexion sur le contexte québécois, Jean-Pierre Girard, Enzo Pezzini, Isabel Faubert-Mailloux, décembre 2000.
1999
La suffisance du capital chez les caisses populaires du Québec : une affaire de saine gestion, Fathi Elloumi, janvier 1999.
LA SUFFISANCE DU CAPITAL CHEZ LES CAISSES POPULAIRES DU QUÉBEC : UNE AFFAIRE DE SAINE GESTION
L’objectif de cette étude est d’analyser le problème de la capitalisation chez les caisses populaires Desjardins de Montréal et de l’Ouest-du-Québec et de proposer un outil d’aide à la décision servant au dirigeant de tableau de bord pour mieux gérer la capitalisation de sa caisse. Les analyses statistiques conduites sur 200 caisses populaires ont permis de constater qu’une caisse en insuffisance de capital a le plus souvent un revenu net d’intérêts relativement faible par rapport à la moyenne, les dépenses de personnel de ces caisses semblent excessives, ce qui pénalise leur rentabilité. En outre, une caisse en insuffisance de capital gère mal l’équation de son financement. Elle émet davantage de parts permanentes et privilégiées, emprunte plus auprès de sa fédération dans le but d’améliorer son capital. Il semble que ces recours n’ont pas donné les fruits escomptés. De surcroît, il a été constaté à partir de l’analyse de la structure des bilans des caisses en insuffisance de capital qu’elles prennent plus de risque que la moyenne des caisses.
Dans cet esprit d’analyse, un outil a été proposé pour gérer le capital de la caisse. En agissant sur les déterminants du niveau de capitalisation, le dirigeant d’une caisse parviendra à maîtriser ce problème. Il s’agit ici d’analyser ces déterminants afin de dégager les faiblesses de la caisse au chapitre de sa capitalisation. L’outil a été divisé en trois étapes conçues dans une suite logique permettant au dirigeant d’une caisse de vérifier l’état de son capital au regard des déterminants de gestion examinés, de comprendre par le moyen d’une analyse mieux structurée les faiblesses ayant causé le problème et, dans une dernière étape d’agir au vue des constations trouvées. Une grille d’analyse est proposée pour permettre d’intégrer les étapes de l’outil suggéré.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La suffisance du capital chez les caisses populaires du Québec : une affaire de saine gestion, Fathi Elloumi, janvier 1999.
État de la disponibilité de services de santé au Québec, été 1998, Isabelle Garon, Jean-Pierre Girard, mars 1999.
ÉTAT DE LA DISPONIBILITÉ DE SERVICES DE SANTÉ AU QUÉBEC
À l’été 1996, la Chaire de coopération Guy-Bernier de l’Université du Québec à Montréal, en collaboration avec l’Union des municipalités régionales de comté et des municipalités locales du Québec (UMRCQ), réalisait un sondage auprès des municipalités du Québec, sur l’état de la disponibilité de services de santé au Québec. Certaines données qui en ressortaient étaient à tout le moins inquiétantes compte tenu que le Québec baignait dans une vague de transformations majeures du système de santé et que rien ne laissait présager qu’à court ou à moyen terme la situation se réglerait pour ces municipalités. En fait, d’après le sondage, il y avait 125 municipalités entre 1 000 et 10 000 habitants sans accès à des services de santé dans un rayon d’au moins huit kilomètres. Par surcroît, une trentaine d’autres municipalités estimaient très probable la possibilité de se retrouver dans une situation similaire. Les résultats du sondage révélaient que les régions de la Montérégie, du Centre-du-Québec et de l’Abitibi-Témiscamingue étaient les plus affectées par cette absence de services sur leur territoire, (Girard 1996a).
À l’été 1998, compte tenu des résultats du sondage de 1996 et la poursuite des transformations majeures dans le système de santé québécois, la Chaire de coopération, sollicitant de nouveau la collaboration de l’UMRCQ, a décidé de récidiver. Cette fois-ci, le sondage comportait davantage de secteurs. Bien entendu, il importait de constater l’état de la disponibilité des services de santé de type clinique, mais il fallait également constater celui des services de maintien et de soins à domicile ainsi que celui de l’hébergement spécialisé, soit sous forme de court terme pour la convalescence ou de long terme pour des personnes en autonomie réduite. Deux secteurs d’activité qui, par conformité aux besoins émergents, sont devenus prioritaires pour les instances publiques.
Le sondage de 1996 n’avait tenu compte que des municipalités entre 1 000 et 10 000 habitants qui ne disposaient d’aucun service de santé dans un rayon de huit (8) kilomètres. En 1998, nous avons considéré tous les répondants car la situation pour les municipalités entre 1 et 1 000 habitants et 1 001 à 5 000 habitants semble préoccupante. De plus, aucun kilométrage n’était mentionné, nous demandions simplement s’ils disposaient de ressources, professionnelles, de maintien à domicile et d’hébergement spécialisé, sur le territoire de leur municipalité. Sur environ 1 000 municipalités sondées, 200 ont répondu. Ce qui donne un taux de réponse d’environ 18 à 20 % alors que le sondage de 1996 avait récolté un taux de réponse d’environ 40 %. Cet écart s’explique notamment par le fait que le sondage de 1996 s’inscrivait comme activité du Chantier de l’économie sociale dans le cadre du Sommet sur l’économie et l’emploi et bénéficiait ainsi d’une visibilité plus importante.
À l’instar des résultats de 1996, ceux de 1998 démontrent qu’il y a effectivement des lacunes au niveau de la répartition des ressources de première ligne, de maintien et de soins à domicile et d’hébergement spécialisé à travers le Québec. Certaines régions sont davantage démunies que d’autres. Environ 128 des municipalités qui ont répondu au sondage disent n’avoir accès à aucun service de santé de première ligne sur leur territoire. Les régions les plus touchées en 1998 sont l’Estrie, l’Abitibi-Témiscamingue et le Centre-du-Québec. Au niveau du maintien à domicile, la situation semble être moins problématique car le nombre de municipalités sans services de maintien à domicile chute à 94. Les régions les plus affectées sont la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine et Québec. Enfin, le sondage démontre que 104 municipalités ne disposent pas d’établissement d’hébergement spécialisé sur leur territoire. L’Abitibi-Témiscamingue et le Centre-du-Québec font partie des régions les plus affectées.
Prendre part au changement : Le changement, souhaité depuis fort longtemps, a été rendu inévitable par les compressions budgétaires de la fin des années 1980 et le début des années 1990. Le Forum national sur la santé, instauré par le gouvernement fédéral pour faire le point sur la situation des systèmes de santé canadiens, a clairement indiqué qu’il était nécessaire que les particuliers, les familles et les communautés prennent part au changement et en dirigent le cours (Forum 1997). C’est dans cette perspective que se sont inscrites les coopératives ¦uvrant dans le domaine de la santé au Québec, que ce soit au niveau de la prestation de services de santé, du maintien à domicile ou de l’hébergement spécialisé : une participation au changement par et pour les citoyens. Ces initiatives font voir de nouvelles formes de partenariat dans lesquelles des municipalités, particulièrement préoccupées par la qualité de vie des citoyens, s’engagent à supporter activement ces coopératives, de la phase du démarrage à celle du fonctionnement.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
État de la disponibilité de services de santé au Québec, été 1998, Isabelle Garon, Jean-Pierre Girard, mars 1999.
Quelques techniques d’analyse de la VaR applicables à l’estimation du risque des bilans des caisses populaires Desjardins du Québec, Raymond Théoret, Pierre Rostan, mars 1999.
QUELQUES TECHNIQUES D’ANALYSE DE LA VAR APPLICABLES À L’ESTIMATION DU RISQUE DES BILAN DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS DU QUÉBEC
Traditionnellement, l’analyse du risque des bilans des caisses populaires s’effectue par une analyse de l’appariement des échéanciers des actifs et des passifs ou plus récemment, par l’étude de l’écart de durée entre les actifs et les passifs. Mais les normes internationales requièrent maintenant que les risques supportés par les institutions financières soient analysés en terme de la VaR et que le capital de ces institutions soit également calculé en fonction de leur VaR. Les caisses doivent donc se plier à ces nouvelles exigences et se familiariser à cette nouvelle technique d’analyse du risque. Pour mieux les aider à la maîtriser, les auteurs comparent plusieurs méthodes de simulation de la VaR dans cet article. D’abord, ils proposent de calculer la VaR d’une obligation canadienne détenue par un investisseur américain sur une période de 298 semaines. Ce portefeuille est exposé aux risques de change et de taux d’intérêt. Deux approches historiques (selon la volatilité équipondérée et la volatilité exponentielle) et deux approches de simulation Monte Carlo sont employées. Puis, ils comparent les VaR obtenues aux variations réelles du portefeuille et les VaR entre elles selon six critères de performance. Une des deux méthodes de simulation Monte Carlo développée par les auteurs se distingue: elle permet de couvrir suffisamment les pertes réelles du portefeuille sans toutefois immobiliser trop d’argent pour couvrir le risque de capital.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Quelques techniques d’analyse de la VaR applicables à l’estimation du risque des bilans des caisses populaires Desjardins du Québec, Raymond Théoret, Pierre Rostan, mars 1999.
L’ancienne et la nouvelle économie sociale : deux dynamiques, un mouvement ? Le cas du Québec, Benoît Lévesque, Marie-Claire Malo, Jean-Pierre Girard, avril 1999.
L’ANCIENNE ET LA NOUVELLE ÉCONOMIE SOCIALE : DEUX DYNAMIQUES, UN MOUVEMENT ? LE CAS DU QUÉBEC
Dans la plupart des pays occidentaux, diverses générations d’entreprises d’économie sociale coexistent. L’appellation « nouvelle économie sociale » (NÉS) désigne généralement les associations et les entreprises d’économie sociale qui ont vu le jour principalement au cours des deux dernières décennies alors que l’ancienne économie sociale (AÉS) renvoie aux entreprises et aux associations fondées entre la première moitié du XIXe siècle et le début des années 1960. Si l’on veut s’interroger sur les passerelles entre l’AÉS et la NÉS, il est important de bien voir que l’AÉS est elle-même constituée de différentes générations (Demoustier, 1996; Vienney, 1994; Lévesque, 1993). Les entreprises d’économie sociale émergent généralement par grappes sous la poussée d’une dynamique socio-économique, dans une situation de grande crise économique. Comme les grandes crises ne sont pas identiques, les diverses générations d’économie sociale ont des personnalités clairement définies, d’autant plus que les acteurs et les promoteurs sont différents d’une génération à l’autre.
Ainsi, l’ancienne économie sociale comprend au moins trois générations d’entreprises et d’associations. Les années 1840-1850, marquées par les passages des régulations à l’ancienne (ex. les corporations pour le travail artisanal) à la régulation concurrentielle, ont vu naître des sociétés de secours mutuels, des comptoirs alimentaires et des coopératives de production, dans la plupart des pays où le capitalisme était le plus avancé. Ces initiatives étaient portées par des ouvriers soucieux de faire face aux aléas que représentent les accidents, les maladies et la mort. Elles venaient également d’artisans refusant d’entrer dans la cohorte grandissante du prolétariat. La grande crise des années 1873-1895 qui touche plus largement le régime d’accumulation alors à dominante extensive, exigera de lourds investissements dans l’agriculture et les ressources naturelles (Boyer, 1986). Les coopératives agricoles et les coopératives d’épargne et de crédit constituent des réponses originales aux besoins des petits producteurs. L’effondrement des années 1929-1932 résulte en grande partie de la crise de la régulation concurrentielle. La solution ne s’imposera qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale alors que l’intervention de l’État conformément à la vision keynésienne régularise la demande à travers non seulement les politiques économiques mais également les politiques sociales. Entre-temps, les coopératives de consommation s’imposeront dans le domaine de l’alimentation et de l’habitation alors qu’une partie de la classe ouvrière accédera au statut de la classe moyenne. En somme, l’ancienne économie sociale regroupe un ensemble d’entreprises et d’associations passablement hétérogènes, si l’on excepte évidemment leur forte institutionnalisation.
À première vue, la nouvelle économie sociale se présente comme un ensemble relativement homogène d’entreprises et d’associations nées pour la plupart dans la foulée des nouveaux mouvements sociaux, à partir des années 1970. À y regarder de plus près, cet ensemble se révèle fortement contrasté. En premier lieu, certaines de ces initiatives répondent à la crise du système de production de masse et au compromis salarial qui le fondait alors que d’autres résultent de la crise de l’État providence ou du providentialisme. Dans le premier cas, les initiatives relèvent souvent du développement local et sont constituées plus souvent d’entreprises que d’associations. Dans le deuxième cas, les expérimentations s’inscrivent dans la logique du développement social et font principalement appel aux organisations à but non lucratif (OBNL). En deuxième lieu, comme les besoins qui existaient au début des années 1970 ne sont plus exactement ceux de la fin des années 1990, il s’ensuit également des réponses contrastées. Ainsi, les coopératives de travail du début des années 1970 répondaient à une demande de travailler autrement alors qu’une grande partie des créations des années 1990 répondent non plus à une crise du travail mais à une crise de l’emploi, d’où la popularité relativement récente des entreprises d’insertion (Defourny, Favreau, Laville, 1998). De même, les services collectifs relevant de l’économie sociale répondaient dans les années 1970 à une volonté d’offrir des services alternatifs à ceux offerts par l’État alors que dans les années 1990 ils répondent souvent à des besoins négligés par l’État dans un contexte de crise des finances publiques.
Dans cet article, nous voudrions illustrer cette problématique à partir du cas québécois qui constitue à bien des égards un cas exemplaire comme le sont entre autres les cas basque et italien. Ce faisant, nous voudrions mettre en lumière l’intérêt réciproque de l’ancienne économie sociale et de la nouvelle à établir des partenariats. En 1990, les nouvelles coopératives et les anciennes semblaient répondre à des logiques et à des projets de société bien différents, soit un projet de nationalisme économique pour les anciennes et un projet de socialisme autogestionnaire pour les nouvelles . Moins de dix ans plus tard, les nouvelles coopératives semblent bien être entrées dans le rang de sorte qu’elles sont de plus en plus proches pour ne pas dire semblables aux anciennes. En revanche, plusieurs indices laissent supposer l’apparition d’une nouvelle opposition entre les entreprises coopératives (anciennes et nouvelles) d’une part, et le secteur associatif formé d’OBNL, d’autre part. Ce constat n’invalide pas pour autant la possibilité d’alliances entre le mouvement coopératif et les autres composantes de l’économie sociale, notamment la nouvelle économie sociale. À cette fin, nous présenterons le développement coopératif, dans une première partie, et le développement récent de la nouvelle économie sociale, dans une seconde. En conclusion, nous nous interrogerons sur les passerelles possibles.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’ancienne et la nouvelle économie sociale : deux dynamiques, un mouvement ? Le cas du Québec, Benoît Lévesque, Marie-Claire Malo, Jean-Pierre Girard, avril 1999.
Microcommerce et stratégies de femmes : les pratiques d’épargne et de crédit à Kinshasa, République démocratique du Congo, Hélène Bouchard, avril 1999.
MICROCOMMERCE ET STRATÉGIES DE FEMMES: LES PRATIQUES D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT À KINSHASA
Les associations d’épargne et de crédit rotatif, communément appelées tontines, s’observent un peu partout en Afrique subsaharienne. En République Démocratique du Congo, et particulièrement à Kinshasa, on parle davantage de likelemba, ce qui revient au même. L’utilité du likelemba est bien réelle chez les femmes qui pratiquent une activité de microcommerce et constitue même l’une des stratégies auxquelles elles ont recours pour gérer leurs activités. L’argent épargné grâce au likelemba sert d’abord au soutien matériel des enfants et de la famille. Plusieurs cependant démarrent leur commerce ou leurs affaires à partir d’un likelemba ou en profitent pour renforcer un fonds de commerce sans cesse grugé par les incertitudes économiques au pays, particulièrement depuis le début des années 1990. Mais ce type d’association apparaît avant tout comme une capacité pour les femmes de pouvoir s’organiser de façon autonome, dans un contexte où l’accès au crédit de la part des institutions bancaires n’est pas à leur portée. C’est cette même volonté de compter d’abord sur soi-même, sur ses propres ressources qui pousse les femmes à y adhérer selon leurs besoins et leurs moyens.
Au-delà des faiblesses dont se caractérisent ces associations à prime abord, il est nécessaire de souligner l’aspect créatif que renferme ce type de stratégies sous leurs formes actuelles. L’étendue et la diversité des activités pratiquées par les femmes, de même que les stratégies auxquelles elles ont recours, révèlent que ce type de réponse reste adapté à des contraintes qui évoluent, particulièrement en milieu urbain. Cette adaptabilité est toutefois permise par la souplesse dont se caractérisent ces formules auto-organisées. Ce sont des « manières de faire et d’agir » qui font preuve d’une capacité étonnante à se transformer rapidement et à s’adapter à des circonstances changeantes.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Microcommerce et stratégies de femmes : les pratiques d’épargne et de crédit à Kinshasa, République démocratique du Congo, Hélène Bouchard, avril 1999.
La circulation de l’information comme facteur de promotion des services financiers rendus aux communautés rurales : le cas de la caisse populaire Desjardins de Saint-Henri de Lévis, Lahcen Darhouani, mai 1999.
LA CIRCULATION DE L’INFORMATION COMME FACTEUR DE PROMOTION DES SERVICES FINANCIERS RENDUS AUX COMMUNAUTÉS RURALES : LE CAS DE LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DE SAINT-HENRI DE LÉVIS
Dans les systèmes économiques contemporains, certaines formes d’organisation collectives prospèrent en quelques années. L’explication se trouve dans leurs capacités colossales de s’adapter aux exigences de nouvelles conjonctures économiques, politiques et culturelles. Le changement rapide de ces conjonctures est à l’origine d’une renaissance extraordinaire des ¦uvres coopératives. Une coopérative change au fur et à mesure que son milieu connaît des bouleversements importants. Le changement s’inscrit dans une dynamique économique et sociale favorable au renouvellement des principaux groupes sociaux et des forces économiques. La coopérative fonctionne et se transforme, en transformant les composantes de son milieu. Par milieu, nous entendons cet ensemble territorialisé et ouvert sur l’extérieur qui intègre des savoir-faire, des règles et un capital relationnel. Ne constituant aucunement un système clos, » il est souvent rattaché à un collectif d’acteurs ainsi qu’à des ressources humaines et matérielles » . Il contient des entreprises (privées et collectives), les associations culturelles et socioprofessionnelles, les organismes publics et parapublics, les centres de formations, les centres de développement, etc.
Plus dynamique, toute coopérative se présente comme un carrefour où se croisent les multiples tendances déterminant les enjeux de la collectivité à qui elle appartient. Sa dynamique lui permet d’enrichir le savoir-faire collectif et d’en faire profiter toute la communauté. Divers spécialistes expliquent que les contributions des coopératives à la revitalisation des valeurs sociales et culturelles des communautés sont étroitement liées aux capacités de celles-ci à développer un leadership collectif important. En fait, de multiples outils sont à l’origine de cette revitalisation. L’information est l’un des outils indispensables pour qu’une coopérative inscrive sa dynamique dans celle de la collectivité et pour qu’elle contribue efficacement à la mise en valeur des potentiels collectifs.
La circulation de l’information fait référence aux réseaux d’acteurs qui y sont impliqués. Sa nature et ses limites dans un territoire donné attirent l’attention des chercheurs provenant de différentes disciplines. Elle est abordée par de nombreux chercheurs issus de disciplines diverses (sociologie, psychologie, histoire, économie, linguistique, politologie, etc.,), qui l’étudient, chacun en fonction de perspectives différentes, qui pour en comprendre les mécanismes et les rouages, qui pour cerner ses retombées et ses effets sur les enjeux socio-économiques actuels.
La circulation de l’information suppose l’existence de réseaux d’acteurs locaux, régionaux et nationaux, qui se créent, le plus souvent, en fonction d’un nombre de dispositifs d’appui aux différentes stratégies. La pertinence de cette circulation informationnelle au développement des collectivités dépend largement des intérêts mis en jeu au sein de celles-ci. En ce sens, le succès d’un réseau informationnel résulte à la fois :
– Des capacités des différents acteurs à promouvoir une coopération et un consensus collectif plus au moins développé; coopération et consensus qui augmentent les capacités concurrentielles de la collectivité ;
– De l’expertise et du savoir-faire des acteurs et des agents impliqués dans le réseau en question.
Grâce aux soutiens des différentes composantes sociales et économiques de la collectivité, on comprend l’importance des contributions d’un réseau informationnel adéquat à l’enracinement de la coopérative dans son milieu économique, social et culturel. On comprend aussi que ces soutiens s’agissent d’une volonté collective à maintenir la collectivité bien vivante et, plus que tout, d’une action collective et consciente liée à la dynamique des acteurs innovateurs du même milieu. Souvent, ces derniers se présentent comme des porteurs d’un pouvoir obligatoire pour tout changement. » Une instance ou une collectivité ne peut s’affirmer que si elle détient un pouvoir ou une influence qui lui permettrait de se rendre indispensable » .
Il faut la détermination des principaux acteurs d’une collectivité pour aboutir à maximiser les effets positifs des réseaux informationnels et à mieux encadrer leurs retombées sur les activités économiques et financières qui y prospèrent. De ce point de vue, la circulation de l’information se présente comme une ¦uvre collective et consciente qui vise à renforcer la place de l’entreprise face aux conjonctures locales, régionales et nationales. Celles-ci sont de plus en plus exigeantes.
Sur la base de cette recherche qui porte sur les services financiers et le développement local, nous voulons ici rendre compte des effets des fusions d’institutions financières sur la circulation de l’information économique. Cette recherche veut effleurer quelques aspects qui peuvent affecter les communautés rurales face aux vagues de fusion de leurs institutions financières. On peut supposer que ces fusions ont comme effet la restriction du nombre d’agents par lesquels l’information économique est véhiculée, mais sans que cela affecte la quantité et la valeur de l’information circulée, au contraire. Nous tenterons de démontrer qu’une fusion, comme action donnant naissance à une nouvelle entité, peut favoriser une circulation dense et efficace de l’information ; densité et efficacité que l’on peut mesurer, ou tout au moins évaluer à partir de l’importance de ses retombées sur les activités de la coopérative et sur son enracinement social et économique.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La circulation de l’information comme facteur de promotion des services financiers rendus aux communautés rurales : le cas de la caisse populaire Desjardins de Saint-Henri de Lévis, Lahcen Darhouani, mai 1999.
Les coopératives indiennes, Linda Champagne, Bianca Lacroix, Nadia Marceau, Laurence Morisette sous la direction de Mathieu Boisvert, mai 1999.
LES COOPÉRATIVES INDIENNES
Au coeur de l’Inde se trouve le village, centre de création et de retransmission de la culture indienne. Ce village hindou, si important dans la compréhension de la très décentralisée culture indienne, fut grandement perturbé par l’administration anglaise. Avec les anglais est arrivée la propriété privée qui mit fin au système du jajmani. Le village coopératif et autarcique, si cher à la philosophie gandhienne, devait s’ajuster à une nouvelle situation : nourrir une population citadine en pleine croissance et pour ce, adopter une agriculture moderne. Le mouvement coopératif fut alors utilisé en tant qu’instrument de développement des mentalités et de l’économie rurale. Quelle fut donc cette croisée de l’esprit coopératif et de la culture indienne.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les coopératives indiennes, Linda Champagne, Bianca Lacroix, Nadia Marceau, Laurence Morisette sous la direction de Mathieu Boisvert, mai 1999.
Problématique d’insertion et logement communautaire : enquête dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal, Richard Morin, Marie-J. Bouchard, Nathalie Chicoine, Winnie Frohn, juin 1999.
PROBLÉMATIQUE D’INSERTION ET LOGEMENT COMMUNAUTAIRE : ENQUÊTE DANS LE QUARTIER HOCHELAGA-MAISONNEUVE À MONTRÉAL
Le chômage et la pauvreté qui ont accompagné la crise du fordisme ont particulièrement touché les jeunes et les femmes responsables de familles monoparentales. Cette crise a également entraîné de profondes restructurations économiques qui ont affecté plusieurs anciens quartiers industriels, dont le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. Ce dernier montre aujourd’hui des signes de déclin: usines fermées, population appauvrie, cadre bâti dégradé… Les populations exclues du marché du travail, notamment les jeunes et les femmes monoparentales, ont souvent de la difficulté à se loger adéquatement sur le marché du logement. Une alternative s’offre à eux: le logement communautaire géré par une coopérative d’habitation (COOP) ou un organisme sans but lucratif (OSBL). Ce type de logement se trouve en grand nombre dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. La présente étude vise à vérifier, à la demande d’intervenants du quartier, dans quelle mesure il serait opportun d’impliquer les résidants sans occupation stable (SOS) des logements communautaires du quartier Hochelaga-Maisonneuve, en particulier des jeunes et des femmes monoparentales, dans un parcours d’insertion socio-économique qui contribuerait à la revitalisation du quartier. L’enquête qui a été menée à l’été 1998 aborde les rapports de ces résidants au logement, au voisinage et au quartier de même que leur trajectoire sur le plan de la formation et leur itinéraire eu égard au marché du travail. Les résultats font ressortir un degré élevé de satisfaction résidentielle et d’attachement au quartier, un grand intérêt pour des formations et des stages donnant accès à un emploi et le souhait exprimé par plus de la moitié des répondants SOS de demeurer dans le quartier même si leurs revenus augmentaient. Ces faits saillants militent en faveur d’une intervention auprès des occupants du parc de logements communautaires du quartier Hochelaga-Maisonneuve, en particulier auprès des jeunes et des femmes responsables de familles monoparentales, dans une double perspective d’insertion socio-économique et de revitalisation du quartier.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Problématique d’insertion et logement communautaire : enquête dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal, Richard Morin, Marie-J. Bouchard, Nathalie Chicoine, Winnie Frohn, juin 1999.
Une identité à affirmer, un espace à occuper : aperçu historique du mouvement coopératif au Canada Français : 1850-2000, Jean-Pierre Girard, Suzi Brière, août 1999.
UNE IDENTITÉ À AFFIRMER, UN ESPACE À OCCUPER : APERÇU HISTORIQUE DU MOUVEMENT COOPÉRATIF AU CANADA FRANÇAIS ; 1850-2000
Reconnu pour l’importance de ses ressources naturelles, la vitalité de ses institutions démocratiques et la qualité de vie de ses habitants, le Canada est aussi riche d’une tradition de développement coopératif. Dans de nombreux secteurs d’activités, les organisations coopératives ont, depuis plus d’une centaine d’années, contribué au mieux-être de millions de personnes tout en les sensibilisant aux rouages d’une citoyenneté active et dynamique. Les formes, les contextes ont varié mais ces projets ont tous en commun de s’être faits par ce modèle d’organisation économique et sociale qui place la personne et son bien-être au centre de ses préoccupations.
Réponse à des besoins non ou mal desservis, la coopérative a aussi été souvent pour les différentes communautés francophones du pays, un moyen de perpétuer la culture et la langue. Au Québec plus particulièrement, la formule coopérative est reconnue comme un acteur de premier plan dans différents secteurs d’activités, dont les services financiers, l’agro-alimentaire, l’industrie forestière et la consommation en milieu scolaire.
Cette identification des francophones à la formule coopérative se reflète sur le plan des statistiques. Selon des données récentes, on constate qu’en rapport avec leur population, les francophones ont 2,7 fois plus de coopératives que les anglophones.
La présente brochure veut refléter la diversité et l’importance souvent méconnues qu’a occupé et qu’occupe toujours la coopérative comme modèle d’organisation et d’intervention dans la vie économique auprès des francophones au Canada. Entreprise d’hommes et de femmes, la coopérative est aussi traversée d’influences, portée par des mouvements sociaux dont il sera fait écho dans ce document.
La décision de réaliser un document soulignant les faits saillants historiques de la coopération au Canada français a nécessité des choix de contenu et d’angles de traitements parfois fort exigeants. Devant l’abondance des sources et des faits, tout ne pouvait être dit à l’intérieur d’une cinquantaine de pages. Le lecteur tiendra compte de ces limites. Quant à ceux qui souhaitent aller plus loin, et espérons qu’ils soient nombreux, nous les invitons à consulter la bibliographie.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Une identité à affirmer, un espace à occuper : aperçu historique du mouvement coopératif au Canada Français : 1850-2000, Jean-Pierre Girard, Suzi Brière, août 1999. Publication conjointe : IRECUS/CCGB-UQAM. Disponible en français, anglais et espagnol.
L’expérience de la Banca Etica : exemple d’une approche alternative pour le financement de l’économie sociale, Mauro-F. Malservisi, Isabel Faubert-Mailloux, août 1999.
L’EXPÉRIENCE DE LA BANCA ETICA : EXEMPLE D’UNE APPROCHE ALTERNATIVE POUR LE FINANCEMENT DE L’ÉCONOMIE SOCIALE
L’insatisfaction de nombreux citoyens à l’égard des services bancaires et de l’attitude des banques en général s’est clairement exprimée dans le rapport McKay sur l’avenir du secteur des services financiers canadiens paru en septembre 1998. Il mettait notamment à jour l’incapacité pour les petites et micro entreprises d’avoir un accès adéquat au crédit. Le phénomène de mondialisation, amenant avec lui fusions et sur-spécialisation des activités bancaires en vue d’une plus grande rentabilité économique, n’entraînera certainement pas de lui-même une meilleure répartition des crédits au sein de la communauté.
Devant un tel constat, des initiatives de financement alternatif ont vu le jour notamment dans plusieurs pays d’Europe. Ce mouvement visant à financer le secteur de l’économie sociale revêt actuellement une ampleur indéniable malgré l’émergence relativement récente de ces instruments financiers dont la plupart ont une dizaine d’années d’existence seulement.
Mise sur pied il y a quelques mois à peine en Italie, la Banca Etica amène avec elle une nouvelle manière de concevoir tant l’épargne que le crédit. En n’investissant que dans des projets à caractère éthique et à forte retombée sociale, la Banca Etica permet aux épargnants de faire un geste socialement responsable et surtout, assure un accès au crédit aux entreprises relevant de l’économie sociale grâce à des critères de prêts assouplis et adaptés à cette clientèle. Le choix d’une structure coopérative à sociétariat mixte témoigne de cette orientation éthique et démocratique.
Faisant écho au rapport McKay et aux recommandations du Chantier sur l’économie sociale, l’expérience de la Banca Etica pourrait peut-être constituer un modèle intéressant dont pourrait se doter le secteur de l’économie sociale au Québec.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’expérience de la Banca Etica : exemple d’une approche alternative pour le financement de l’économie sociale, Mauro-F. Malservisi, Isabel Faubert-Mailloux, août 1999.
Les coopératives oeuvrant dans le domaine de la santé : un potentiel à utiliser en Afrique, un point de vue, Jean-Pierre Girard, novembre 1999.
LES COOPÉRATIVES OEUVRANT DANS LE DOMAINE DE LA SANTÉ : UN POTENTIEL À UTILISER EN AFRIQUE, UN POINT DE VUE
Ce texte reprend en l’enrichissant une conférence prononcée le 1er novembre 1998 aux auditeurs du programme de nutrition-santé et ceux du programme d’administration-gestion de l’Université Senghor. Intitulé » Les coopératives oeuvrant dans le domaine de la santé : un potentiel à utiliser en Afrique Un point de vue « , cet exposé vise à partager quelques éléments de réflexion sur les opportunités et les conditions facilitant la présence des coopératives dans le domaine de la santé sur le continent africain.
Le point de vue adopté par le conférencier se démarque d’autres approches sur le thème de la santé. Au lieu de partir d’une description et d’une analyse des composantes d’un système de santé et d’évaluer différents modes de prestation de services, il suit une démarche différente, soit celle de présenter le potentiel de développement de la formule coopérative dans ce domaine et par la suite évaluer succinctement, à la lumière des traits dominants des systèmes de santé, les possibilités et surtout, les conditions favorables au rayonnement des coopératives dans le contexte sociosanitaire africain.
Reprenant une typologie élaborée en 1997 par les Nations Unies, l’auteur explore ainsi les modèles possibles d’application de la formule coopérative dans le secteur de la santé. Cette section est enrichie par les développements récents qui ont cours dans ce domaine au Québec (Canada). Par la suite, s’inspirant de quelques études de grands organismes internationaux il brosse un bref tableau des principaux enjeux des systèmes de santé nationaux africains. Enfin, à partir de constats sur l’expérience coopérative postcoloniale en Afrique, l’auteur identifie des conditions essentielles à la création et au développement de coopératives dans le domaine de la santé.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les coopératives oeuvrant dans le domaine de la santé : un potentiel à utiliser en Afrique, un point de vue, Jean-Pierre Girard, novembre 1999.
1998
Dix ans de partenariat entre l’Université du Québec à Montréal et la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l’Ouest-du-Québec, Hélène Lévesque, janvier 1998.
La Chaire de coopération Guy-Bernier : un modèle de partenariat entre l’université et le milieu, Claude Corbo, janvier 1998.
LA CHAIRE DE COOPÉRATION GUY-BERNIER : UN MODÈLE DE PARTENARIAT ENTRE L’UNIVERSITÉ ET LE MILIEU
Conférence de Claude Corbo à l’occasion du dixième anniversaire de la Chaire de coopération Guy-Bernier, le 27 janvier 1998.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La Chaire de coopération Guy-Bernier : un modèle de partenariat entre l’université et le milieu, Claude Corbo, janvier 1998.
Recherche exploratoire sur les besoins des coopératives des communautés de Usulatan au El Salvador, André Jacob, Vilma Munguia Palacios, Loreto Reyes, février 1998.
RECHERCHE EXPLORATOIRE SUR LES BESOINS DES COOPÉRATIVES DES COMMUNAUTÉS DE USULATAN AU EL SALVADOR
Ce projet de recherche résulte d’une démarche de réflexion sur l’intervention sociale en coopération internationale et d’une préoccupation inscrite dans le mandat du Consortium canadien pour le développement social international. Le point d’ancrage vient de problèmes soulevés par un groupe de Salvadoriennes et Salvadoriens établis à Montréal soucieux de l’avenir et du rôle des coopératives dans une des régions les plus pauvres du Salvador, le Bas Lempa, dans le canton de Jiquilisco, département d’Usulutan. Ils nous ont fait part du désarroi des habitants de toute cette région peuplée de nouvelles « colonies » nées des accords de paix entre le gouvernement salvadorien et le Front de libération nationale en 1992. Dans le cadre de cette entente, les démobilisés de la guerre, ex-combattants des forces armées et de la guerilla ont reçu des parcelles de terre dans cette région mais ils doivent développer l’agriculture sur ces terres abandonnées et ravagées par la guerre sans aucune ressource matérielle et avec des ressources humaines peu formées. En outre, les enjeux centraux étant certes le rôle social des coopératives dans le développement de cette région et la survie même de ces institutions vitales pour les paysannnes et les paysans. Les coopératives sont au prise avec une dette énorme, somme toute artificielle, puisque l’on a supposément attribué des terres aux paysannes et aux paysans par la formule coopérative mais on veut leur faire payer. En réalité, ils sont sortis de la guerre plus pauvres qu’avant en raison de la situation que nous expliquerons dans notre analyse de la situation.
À partir de ce questionnement, une démarche de recherche-action collée aux préoccupations des communautés salvadoriennes de base d’ici et de celles du Salvador a été entreprise. Depuis le début, le fil conducteur se tisse autour de deux préoccupations centrales, premièrement préciser la nature des besoins de ces communautés, besoins passablement explicites, et, deuxièmement, d’analyser la dynamique de ces communautés dans leurs liens avec les coopératives comme institutions-clés dans l’organisation de la production agricole et dans la mise en place d’infra-structures de soutien à la vie communautaire, notamment la création de services sociaux et de santé.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Recherche exploratoire sur les besoins des coopératives des communautés de Usulatan au El Salvador, André Jacob, Vilma Munguia Palacios, Loreto Reyes, février 1998.
La réserve impartageable : origine, évolution, situation actuelle, Jean-Pierre Girard, Université du Québec à Montréal, Frank Coggins, Université Laval, Michel Clément et Michel Cournoyer de la Direction des coopératives, MICST, mars 1998.
LA RÉSERVE IMPARTAGEABLE : ORIGINE, ÉVOLUTION, SITUATION ACTUELLE
Cette étude est le résultat d’une collaboration entre la Direction des coopératives du ministère de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie et de la Chaire de coopération Guy-Bernier de l’Université du Québec à Montréal dans le but de mieux comprendre d’un point de vue légal et organisationnel les fondements, l’évolution et l’application de la règle d’impartageabilité de la réserve générale.
La règle de l’impartageabilité des réserves n’a pas la force de consensus que l’on prête à des règles comme celles sur l’adhésion, la démocratie et le partage des ristournes. Héritée d’un courant de pensée ayant pris racine en France vers 1830 dans la foulée des mouvements de contestation de l’ordre capitaliste naissant, cette règle a connu depuis un intérêt qui a varié selon les époques, les secteurs, les traditions, les pays.
À l’échelle internationale, nonobstant maintes tentatives depuis sa fondation en 1895 de l’inclure dans la liste des principes coopératifs, l’Alliance coopérative internationale ne reconnaît formellement cette règle que depuis 1995 dans une formulation incitative plutôt qu’impérative. Cette reconnaissance de l’ACI ne sera probablement pas suffisante pour inverser la très forte tendance observable dans les lois concernant les coopératives à favoriser la capitalisation de sources externes et à alléger les prescriptions légales propres aux coopératives notamment celles ayant une référence explicite à la notion de bien collectif aussi significatif que la réserve impartageable. Cette tendance de fond s’expliquant en bonne partie par la domination d’un puissant contexte concurrentiel, libre-échangiste et antiprotectionniste, touche l’ensemble des pays, y compris les pays latins, telles la France, l’Espagne et l’Italie, traditionnement plus interventionnistes en matière de loi sur les coopératives que les pays d’origine germano-protestante (Royaume-Uni, Allemagne, Suède, Pays-Bas, etc.,). Les anciens pays du bloc socialiste sont aussi happés par cette vague, ce mouvement étant amplifié par une puissante volonté d’expurger la coopérative de toute connotation collective rappelant le passé.
Dans les pays qui maintiennent la règle de l’impartageabilité de la réserve, il existe généralement un soutien significatif de l’État aux coopératives concernées, que ce soit par des subsides (Italie) ou des dégrèvements fiscaux (France) et même dans ces cas, l’application de la règle d’impartageabilité est spécifique à certains secteurs.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La réserve impartageable : origine, évolution, situation actuelle, Jean-Pierre Girard, Université du Québec à Montréal, Frank Coggins, Université Laval, Michel Clément et Michel Cournoyer de la Direction des coopératives, MICST, mars 1998.
L’expérience des « New Generation Cooperatives »: la transformation, la commercialisation des produits agro-alimentaires et les nouvelles pratiques des entreprises coopératives agricoles aux États-Unis, Franklin-X. Assoumou-Ndong, Jean-Pierre Girard, avril 1998.
L’EXPÉRIENCE DES « NEW GENERATION COOPERATIVES »: LA TRANSFORMATION, LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS AGRO-ALIMENTAIRES ET LES NOUVELLES PRATIQUES DES ENTREPRISES COOPÉRATIVES AGRICOLES AUX ÉTATS-UNIS
Le présent document traite particulièrement de la formule des new generation cooperatives, un modèle nouveau de coopératives agricoles nées de la crise agricole, des politiques de désengagement de l’État, de l’appauvrissement des zones rurales et ainsi de la nécessité pour les agriculteurs d’améliorer leurs revenus et le niveau de vie de leurs communautés en misant sur la valeur ajoutée de leurs produits plutôt que sur les produits agricoles bruts eux-mêmes. L’expression new generation cooperatives (NGC) a été traduite ici en français par coopérative de nouvelle génération (CNG) fut attribuée à une cinquantaine de coopératives agricoles qui se sont développées au Dakota du Nord et au Minnesota (États-Unis) depuis les six ou sept dernières années. Elles représentent une des toutes nouvelles formes de coopératives (certainement la plus nouvelle forme de coopérative agricole).
Les new generation cooperatives, qui connaissent un développement fulgurant et un engouement phénoménal aux États-Unis, se distinguent des coopératives agricoles traditionnelles par une structure de capitalisation différente basée sur les «droits de livraison» (delivery rights) qui donnent à chaque membre le droit et l’obligation de livrer une unité d’un produit agricole à la coopérative, qui, elle s’engage à en prendre livraison. Elles pratiquent aussi une politique de limitation du nombre de membres et requièrent très souvent des investissements individuels élevés pour chaque membre. Les new generation cooperatives sont fondées sur les principes de base de la coopérative notamment le contrôle démocratique (un membre, un vote), la distribution des trop-perçus (très souvent en argent cash) en fonction de l’utilisation que le membre fait de sa coopérative et l’élection du conseil d’administration par les membres, à même le membership. De plus, l’intérêt payé sur le capital social (représenté par les «parts de livraison» ou delivery shares qui fluctuent sur le marché) est limité ou nul (sur les parts votantes).
Les succès des coopératives de nouvelle génération sont basés sur les principaux éléments suivants: un leadership local; les buts, objectifs et hypothèses réalistes; une bonne communication, ouverte et honnête entre les membres; les stratégies réalistes d’entrée sur le marché; l’utilisation des consultants d’expérience, notamment pour développer la structure organisationnelle, les études de faisabilité et le plan d’affaires; un plan d’affaires compréhensible; la disponibilité de la technologie requise; l’embauche des gestionnaires compétents; l’apport suffisant des membres (30 à 50% du capital social requis); et l’engagement des membres envers leur coopérative. Le non-respect de ces éléments augmente les risques d’échec d’un projet de développement d’une coopérative de nouvelle génération. Le succès des coopératives de nouvelle génération est aussi lié à la mise en place d’un réseau de support externe qui permet à la coopérative d’aller chercher des fonds à différents niveaux: dans la communauté, au gouvernement, dans les institutions financières, dans les autres coopératives, etc.
Le phénomène des coopératives de nouvelle génération est aussi analysé par rapport à la théorie économique de la coopérative. Cette analyse permet de dégager certaines réflexions. En effet, le modèle des coopératives de nouvelle génération, par leur système de contrat à double sens (qui implique l’émission des parts de livraison monnayables), permettrait de minimiser les comportements opportunistes chez les membres au niveau de la livraison des produits. Mais, le caractère monnayable (prise de valeur ou baisse de valeur) des parts de livraison pourrait tout aussi créer des comportements opportunistes au niveau financier chez les membres, notamment par le jeu de la spéculation. Les contrats favoriseraient aussi un engagement à moyen terme et un haut sentiment d’appartenance des membres des coopératives de nouvelle génération. Par ailleurs, la limitation du nombre de membres dans les coopératives de nouvelle génération leur permet de s’assurer de l’approvisionnement en matières premières et ainsi mieux planifier leurs activités de production et de commercialisation. Pourtant, limiter le nombre de membres comporte aussi le risque de concurrence accrue dans une région où plusieurs agriculteurs décident de ne pas joindre la coopérative. Les coopératives de nouvelle génération combineraient aussi les habiletés spécifiques de la gestion agricole et l’intégration des activités de production, de transformation et de commercialisation qui procure les économies d’échelle.
Au niveau de la structure démocratique, les coopératives de nouvelle génération, comme certaines autres coopératives agricoles, font face à un risque potentiel de réticence des gros producteurs investisseurs qui peuvent trouver le partage de pouvoir injuste. Cependant, l’homogénéité du membership de la plupart des membres des CNG minimise ce risque. Les coopératives de nouvelle génération créent aussi un lien d’usage qui est de plus en plus orienté vers l’aspect financier au détriment de l’aspect produit. Ce qui aurait pour effet de remettre en question la définition même de la coopérative, en ce sens que le lien d’usage du membre avec sa coopérative devrait provenir des activités strictes de la coopérative (approvisionnement, transformation, commercialisation) et non de la valeur des parts sociales ou des parts de livraison. En outre, en ce qui a trait au problème de sous-capitalisation des coopératives, il ressort de l’étude que le niveau de capitalisation des coopératives de nouvelle génération est assez élevé au démarrage (30 à 50% du capital social requis); ce qui minimise, pour ces coopératives, les risques conséquents au phénomène du free rider (investir le moins possible et bénéficier d’avantages significatifs) et à l’endettement externe. De plus, la présente analyse permet de voir que les coopératives de nouvelle génération, comme la plupart des coopératives qui se créent un peu partout dans le monde, dépendent beaucoup du support institutionnel (gouvernement, banques, agents externes, etc.,) pour se créer et se développer avec succès.
Enfin, cette étude permet de conclure que même si elles ne représentent pas la formule miracle pour la survie à long terme des coopératives agricoles, les new generation cooperatives constituent cependant un modèle intéressant fondé sur une meilleure capitalisation des coopératives agricoles souvent au prise, comme d’ailleurs la plupart des organisations coopératives à leur démarrage, avec des problèmes de sous-capitalisation. Qui plus est, les CNG prouvent, dans une certaine mesure, que les communautés rurales, parfois laissées en marge du développement économique d’un pays, d’une province, ou d’une région sont capables de se prendre en main afin d’amélioration de leurs conditions générales de vie.
Contactez-nous au courriel chaire.coop@uqam.ca pour obtenir une copie du rapport.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’expérience des « New Generation Cooperatives »: la transformation, la commercialisation des produits agro-alimentaires et les nouvelles pratiques des entreprises coopératives agricoles aux États-Unis, Franklin-X. Assoumou-Ndong, Jean-Pierre Girard, avril 1998.
L’application de la théorie des options de Black et Scholes au bilan des caisses affiliées à la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l’Ouest-du-Québec, Geneviève Gabriel, directeur Raymond Théoret, août 1998.
L’APPLICATION DE LA THÉORIE DES OPTIONS DE BLACK ET SCHOLES AU BILAN DES CAISSES AFFILIÉES À LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS DE MONTRÉAL ET DE L’OUEST-DU-QUÉBEC
Après avoir fait la synthèse des théories financières portant sur la structure du capital et son effet sur la valeur de la firme ainsi que de la théorie des options appliquée au bilan, un cadre conceptuel est élaboré. Un modèle économétrique est ensuite développé. Il inclut certaines variables traitées dans la revue de la littérature et vise à expliquer, comprendre et prévoir la valeur marchande de l’équité des caisses populaires de façon à anticiper une faillite éventuelle. D’autres variables sont par ailleurs exclues du modèle en raison de questions méthodologiques. En conclusion, quelques avenues de recherche sont discutées.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’application de la théorie des options de Black et Scholes au bilan des caisses affiliées à la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l’Ouest-du-Québec, Geneviève Gabriel, directeur Raymond Théoret, août 1998.
L’habilitation (empowerment) dans les organisations coopératives : cinq cas de gestion de coopératives d’habitation, Marie Bouchard, Marc Gagnon, décembre 1998.
L’HABILITATION (EMPOWERMENT) DANS LES ORGANISATIONS COOPÉRATIVES : CINQ CAS DE GESTION DE COOPÉRATIVES D’HABITATION
La coopérative permet à des personnes qui autrement n’en auraient pas eu la capacité d’accéder aux pouvoirs de l’entrepreneur. Cette forme d’entrepreneuriat collectif pose toutefois la question de la participation effective des sociétaires aux activités et au pouvoir au sein de l’organisation. Cette recherche porte sur les processus d’intégration et d’habilitation des membres à la prise en charge de leur coopérative d’habitation locative. Alors que les membres fondateurs ont eu, durant la phase de réalisation du projet, nombre d’expériences favorisant l’appropriation des connaissances, compétences et habiletés de gestion de leur coopérative, le renouvellement des ressources humaines dans ce type d’organisation pose non seulement la question de la formation qui peut leur être fournie de l’extérieur (réseau coopératif, groupes de ressources techniques, autre), mais aussi le renouvellement, de l’intérieur, des pratiques de gestion coopérative. Notamment, le renouvellement d’expériences favorisant l’intégration et l’habilitation (empowerment) des membres en regard de la prise en charge de leur organisation. Le rapport se compose de deux parties. La première partie présente un cadre d’analyse des pratiques de gestion participative dans les coopératives de logement locatif. Ce cadre tient sa particularité de s’inscrire dans une perspective d’habilitation des membres à la prise en charge de leur organisation. La seconde partie présente cinq cas de gestion qui ont été réalisés à partir d’expériences vécues dans des coopératives d’habitation. Le nom des personnes et des coopératives, ainsi que certains faits ont été modifiés afin de respecter la confidentialité des personnes.Une présentation de la méthodologie ainsi qu’une bibliographie complètent le rapport.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’habilitation (empowerment) dans les organisations coopératives : cinq cas de gestion de coopératives d’habitation, Marie Bouchard, Marc Gagnon, décembre 1998.
1997
Une évaluation de l’Indice Précurseur Desjardins fondée sur l’approche probaliste de Neftci, Yvon Fauvel, Alain Paquet, Patrick Sabourin, janvier 1997.
UNE ÉVALUATION DE L’INDICE PRÉCURSEUR DESJARDINS FONDÉE SUR L’APPROCHE PROBALISTE DE NEFTCI
Au début des années 90, la Direction de l’analyse économique de la Confédération des caisses populaires Desjardins a développé un indice composite avancé de l’économie québécoise. L’Indice Précurseur Desjardins (IPD) se veut un outil d’analyse et de prévision permettant de mieux suivre l’évolution conjoncturelle de l’économie du Québec. Il est le seul outil du genre pour le Québec. La présente étude vise à évaluer l’IPD comme outil de prévision. Nous mesurons et analysons la capacité de l’IPD et de ses composantes à prédire les points de retournement du cycle économique québécois. Pour ce faire, nous recourons à l’approche probabiliste de Neftci. Préalablement, nous proposons une nouvelle mesure de l’activité économique globale du Québec ainsi qu’une chronologie du cycle d’affaires québécois. Nos résultats permettent d’identifier les éléments les plus problématiques du système d’indicateurs avancés de Desjardins. Ils sont susceptibles de guider une révision de l’IPD pour en améliorer l’efficacité comme outil de prévision économique.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Une évaluation de l’Indice Précurseur Desjardins fondée sur l’approche probaliste de Neftci, Yvon Fauvel, Alain Paquet, Patrick Sabourin, janvier 1997.
L’Association des caisses populaires du secteur de l’est de Montréal. Un secteur avant-gardiste (1972-1997), Hélène Lévesque.
État de la disponibilité des services de santé au Québec, Jean-Pierre Girard, janvier 1997.
ÉTAT DE LA DISPONIBILITÉ DES SERVICES DE SANTÉ AU QUÉBEC
Ce rapport présente les résultats d’un sondage réalisé à l’été 1996 auprès des municipalités du Québec dans le but de connaître l’état de la disponibilité des services de santé dans les villes ayant de 1 000 à 10 000 habitants. On y engage aussi une réflexion sur la contribution d’entreprises collectives comme élément facilitant un véritable virage dans le domaine de la santé axé sur la disponibilité, l’accessibilité et la responsabilisation des acteurs.
S’inscrivant dans les activités préparatoires du groupe de travail sur l’économie sociale pour le sommet socio-économique du gouvernement du Québec se tenant à l’automne 1996, ce sondage nous apprend qu’en date de la fin de l’été de 1996, il y avait environ 125 municipalités ayant entre 1 000 et 10 000 habitants dépourvues de services de santé dans un rayon de 8 kilomètres et que dans un horizon de deux à trois ans, 30 autres municipalités actuellement desservies par des services de santé s’attendaient «fort probablement» à se retrouver dans une situation de pénurie. Près de 115 municipalités additionnelles évaluaient «possible» l’hypothèse d’être aussi privées de services dans la même période. Selon les réponses obtenues, ce serait les régions de la Mauricie/Bois-Francs, de la Montérégie et de l’Abitibi-Témiscamingue qui seraient les plus touchées par cette absence de services de santé dans les municipalités du groupe cible.
Dans le contexte où l’État diminue le nombre de points de services dans le domaine de la santé et où l’entreprise à but lucratif ne voit pas d’intérêt à structurer une offre dans des marchés perçus plus ou moins rentables, il y a place à l’innovation pour assurer la présence de services de santé. C’est ce que nous semble proposer des entreprises collectives du type de la coopérative de services de santé de St-Étienne-des-Grès en Mauricie. Une formule d’organisation régie par des règles démocratiques, qui concilie la participation et l’implication des citoyens, des professionnels de la santé et des organismes du milieu partageant des préoccupations sur la qualité de vie, et, élément non négligeable, un modèle d’entreprise n’occasionnant aucun déboursé supplémentaire à l’État.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
État de la disponibilité des services de santé au Québec, Jean-Pierre Girard, janvier 1997.
La recherche sur l’éducation coopérative : un point de vue méthodologique,Yvan Comeau, janvier 1997.
LA RECHERCHE SUR L’ÉDUCATION COOPÉRATIVE : UN POINT DE VUE MÉTHODOLOGIQUE
Le champ de la recherche sur l’éducation coopérative et l’éducation à l’économie sociale est un terrain relativement en friche, mais il existe tout de même plusieurs travaux réalisés au Québec. Cette étude propose une revue des principales contributions empiriques à la connaissance de l’éducation dans ce domaine et un examen critique de quelques méthodes de recherche expérimentées par l’auteur. Dans un premier temps, les recherches empiriques sont étudiées à l’aide d’une grille d’analyse inspirée des dimensions suivantes: le type de théorie inspirant la recherche, le niveau de connaissance scientifique atteint (description, classification et explication), la méthode utilisée pour atteindre l’explication, les aspects opérationnels et les résultats. Dans un deuxième temps, quelques méthodes de recherche sont évaluées:l’inventaire, la comparaison avec un groupe témoin, la typologie, les échelles d’opinions et d’attitudes, et l’analyse socio-historique. Il ressort de cette étude que certains travaux négligent le recours à une théorie, qu’il manque de recherches induisant des théories utiles aux praticiens de l’éducation, que les richesses combinées des méthodes qualitative et quantitative auraient avantage à être exploitées, et que les apprentissages non intentionnels mériteraient une plus grande attention des chercheurs.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La recherche sur l’éducation coopérative : un point de vue méthodologique, Yvan Comeau, janvier 1997.
Quelques hypothèses explicatives de la différence du niveau de service à la collectivité dans les caisses populaires Desjardins, Marcel Roy, avril 1997.
QUELQUES HYPOTHÈSES EXPLICATIVES DE LA DIFFÉRENCE DU NIVEAU DE SERVICE À LA COLLECTIVITÉ DANS LES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS
Dans l’optique de favoriser la mise en pratique du « nouveau » principe coopératif d’engagement envers la communauté, cette étude veut contribuer à expliquer les différences d’engagement communautaire qui peuvent être constatées entre les diverses caisses populaires du Mouvement Desjardins. À cette fin, elle identifie six variables qui peuvent être considérées comme des facteurs de cet engagement : 1) l’identité des décideurs de la caisse, 2) les besoins de la communauté, 3) la densité des liens communautaires, 4) la concurrence, 5) la dépendance de la caisse, et 6) l’intensité communautaire du projet de départ. L’étude énonce neuf hypothèses concernant les liens existant entre ces facteurs et l’engagement envers la communauté. Elle discute également brièvement du besoin de nouvelles recherches.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Quelques hypothèses explicatives de la différence du niveau de service à la collectivité dans les caisses populaires Desjardins, Marcel Roy, avril 1997.
Limites et potentialités du modèle coopératif : Faut-il changer de modèle ? Allocutions de la séance d’ouverture du Colloque du C.I.R.I.E.C.-Canada, 62e Congrès de l’Acfas, Université du Québec à Montréal, 16 mai 1994, Claude Béland, Hans-H. Münkner, Bernard Piot et Marcel Roy, avril 1997.
LIMITES ET POTENTIALITÉS DU MODÈLE COOPÉRATIF : FAUT-IL CHANGER DE MODÈLE ? ALLOCUTIONS DE LA SÉANCE D’OUVERTURE DU COLLOQUE DU C.I.R.I.E.C.-CANADA, 62E CONGRÈS DE L’ACFAS, UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL, 16 MAI 1994
Ce cahier regroupe quatre des cinq allocutions prononcées lors de la séance d’ouverture du Colloque du C.I.R.I.E.C.-Canada » Limites et potentialités du modèle coopératif : Faut-il changer de modèle ? « , dans le cadre du 62e Congrès de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences, à l’Université du Québec à Montréal, le 16 mai 1994. Les allocutions sont présentées dans l’ordre où elles ont été prononcées : Limites et potentialités du modèle coopératif : Faut-il changer de modèle?, Marcel Roy, président du Colloque et chercheur associé à la Chaire de coopération Guy-Bernier de l’UQAM, Les défis contemporains de la coopération, Claude Béland, président du Conseil de la coopération du Québec et président du Mouvement des caisses populaires et d’économie Desjardins (Québec), Révision des principes coopératifs. Adaptation ou déviation?, Hans-H. Münkner, directeur de l’Institut pour la coopération dans les pays en voie de développement à l’Université de Marburg (Allemagne) et La réforme de la législation coopérative française (loi du 13 juillet 1992), Bernard Piot, directeur central de la Caisse centrale de crédit coopératif (France). On trouvera également dans ce document le programme des travaux du Colloque qui se sont étendus sur deux jours et demi.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Limites et potentialités du modèle coopératif : Faut-il changer de modèle ? Allocutions de la séance d’ouverture du Colloque du C.I.R.I.E.C.-Canada, 62e Congrès de l’Acfas, Université du Québec à Montréal, 16 mai 1994, Claude Béland, Hans-H. Münkner, Bernard Piot et Marcel Roy, avril 1997.
Les coopératives jeunesse de services : apprentissage multidimensionnel, impact éducatif et complémentarité à l’environnement scolaire, Jean-Marc Fontan, Marie Bouchard, septembre 1997
LES COOPÉRATIVES JEUNESSE DE SERVICES : APPRENTISSAGE MULTIDIMENSIONNEL, IMPACT ÉDUCATIF ET COMPLÉMENTARITÉ À L’ENVIRONNEMENT SCOLAIRE
Notre rapport de recherche présente une évaluation du modèle d’intervention des Coopératives jeunesse de services (CJS). L’évaluation permet de mesurer l’impact formatif de l’expérience CJS sur les adolescents coopérants qui y participent. Au moyen d’entrevues réalisées auprès de jeunes coopérants, d’animateurs et d’adultes impliqués dans l’encadrement communautaire de projets CJS, nous avons exploré les facteurs pouvant avoir une incidence sur la formation scolaire et professionnelle des coopérants. Bien qu’exploratoire cette recherche met en lumière la nature multidimensionnelle de l’apprentissage CJS. De plus, elle fait clairement apparaître l’impact éducatif et la complémentarité de l’apprentissage CJS à l’environnement scolaire. Vu sous cet angle, la CJS n’apparaît pas seulement comme un lieu où l’adolescent peut gagner un revenu d’appoint pendant l’été ou pendant la période scolaire. Elle apparaît aussi sous l’angle d’un lieu de formation et d’intégration à développer pour répondre aux besoins des adolescents d’une communauté à vivre une expérience gratifiante dans leur milieu d’appartenance.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les coopératives jeunesse de services : apprentissage multidimensionnel, impact éducatif et complémentarité à l’environnement scolaire, Jean-Marc Fontan, Marie Bouchard, septembre 1997.
Analyse comparative de différents types d’organismes offrant des services de première ligne en matière de santé, Yvan Comeau, Jean-Pierre Girard, 1997.
ANALYSE COMPARATIVE DE DIFFÉRENTS TYPES D’ORGANISMES OFFRANT DES SERVICES DE PREMIÈRE LIGNE EN MATIÈRE DE SANTÉ
Ce rapport de recherche présente les résultats d’une comparaison entre quatre types d’organismes offrant des soins de santé: cliniques privées, CLSC, coopératives de santé et organismes à but non lucratif. Les organismes retenus pour les fins de cette comparaison se placent à la première ligne des services de santé. Le document propose une analyse historique, sociale et économique pour situer le contexte actuel dans lequel se développent ces organismes. Tout se passe comme si l’État cherchait à instaurer un nouveau contrat social en matière de soins de santé, et à prendre des initiatives en fonction de ses contraintes budgétaires et de la pression qu’exercent les différents acteurs sociaux. Une grille commune sert à la comparaison de ces organismes. Elle est constituée des dimensions suivantes: contexte d’émergence, dimension organisationnelle (coordination et production des services), dimension institutionnelle (structure du pouvoir et système politique) et perspectives d’avenir.
En réalisant cette étude, les auteurs croient que les divers organismes de soins de première ligne ne s’équivalent pas tous lorsque doivent être maintenus les caractères universel, accessible, intégral, transférable et géré publiquement du système de santé. Il ressort que pour les usagers et les producteurs de services, les organismes à but non lucratif et les CLSC offrent les perspectives d’autonomie et d’inclusion les plus intéressantes. Les coopératives de consommation favorisent plutôt les usagers en la matière, alors que les coopératives de travail s’avèrent avantageuses pour les producteurs. En ce sens, la communautarisation (attribution de ressources publiques en faveur d’organismes communautaires et de coopératives) s’avère pour les usagers et les producteurs plus intéressante que la privatisation.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Analyse comparative de différents types d’organismes offrant des services de première ligne en matière de santé, Yvan Comeau, Jean-Pierre Girard, 1997.
Comparaison de deux méthodes de couverture du bilan des caisses populaires Desjardins du Québec : les swaps et les contrats à terme, Martin Montpetit, septembre 1997.
COMPARAISON DE DEUX MÉTHODES DE COUVERTURE DU BILAN DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS DU QUÉBEC : LES SWAPS ET LES CONTRATS À TERME
Depuis les deux dernières décennies, la volatilité des taux d’intérêt préoccupe grandement les gestionnaires d’institutions de dépôt. Une variation non anticipée dans les taux d’intérêt peut entraîner des pertes considérables au bilan. Plusieurs méthodes de couverture existent afin de diminuer le risque désappariement. Parmi les deux produits les plus utilisés, soit le swap et le contrat à terme, nous tentons de déterminer lequel offre la meilleure couverture de risque de taux d’intérêt.
Avec les données provenant de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l’Ouest-du-Québec, nous utilisons le modèle de Vasicek pour simuler l’impact sur le bilan d’une variation des taux d’intérêt. Nous simulons une évolution des taux à la hausse, à la baisse et mixte. Ces simulations nous permettent de comparer l’efficacité relative des swaps et des contrats à terme dans chacun des différents scénarios.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Comparaison de deux méthodes de couverture du bilan des caisses populaires Desjardins du Québec : les swaps et les contrats à terme, Martin Montpetit, septembre 1997.
Évaluation du risque de crédit dans le cadre de l’octroi du crédit aux travailleurs autonomes par une institution financière, Gilles E. Saint-Amant, Yéo Doferèta, septembre 1997.
ÉVALUATION DU RISQUE DE CRÉDIT DANS LE CADRE DE L’OCTROI DU CRÉDIT AUX TRAVAILLEURS AUTONOMES PAR UNE INSTITUTION FINANCIÈRE
L’activité d’octroi de crédit ou de prêt constitue pour les institutions financières bancaires (banques à charte, caisses populaires, associations d’épargne et de crédit,…) la principale source de revenus. Mais il s’agit aussi de l’activité la plus risquée et l’on comprend pourquoi l’évaluation du risque de prêt demeure la préoccupation majeure de ces institutions.
Dans notre étude dont l’objectif ultime consiste à évaluer le risque de crédit, nous avons d’abord déterminé les principales dimensions sous-jacentes à la notion du crédit que nous avons nommées les cinq «C» du crédit (exactement comme l’analyste en marketing parlerait de quatre «P» du marketing) c’est-à-dire le caractère, la capacité, le capital, les conditions et le collatéral. Autrement dit, l’évaluation du risque de crédit passe d’abord et avant tout par une bonne maîtrise de toutes ces dimensions qui possèdent chacune des critères qui sous-tendent non seulement les aspects quantitatifs (risque commercial, risque financier) mais aussi les aspects qualitatifs (risque managerial, risque des affaires) du risque de crédit.
Après avoir identifié tous les critères pertinents dans l’octroi du crédit, nous avons effectué une analyse discriminante grâce à la banque de données relatives aux travailleurs autonomes d’une institution financière de la place. Cette analyse a permis de déterminer les facteurs clés qui expliquent le mieux le risque de défaut ou la défaillance. Cette technique étant de nature purement statistique donc quantitative, nous lui avons adjoint une méthode qualitative appelée analyse multicritère qui tient compte du jugement et de l’expérience du décideur.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Évaluation du risque de crédit dans le cadre de l’octroi du crédit aux travailleurs autonomes par une institution financière, Gilles E. Saint-Amant, Yéo Doferèta, septembre 1997.
Mutuelles et coopératives d’épargne et de crédit en Afrique francophone : convergences et divergences, une synthèse, Mauro-F. Malservisi, Max N. Tereraho, Clément Wonou, octobre 1997.
MUTUELLES ET COOPÉRATIVES D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT EN AFRIQUE FRANCOPHONE : CONVERGENCES ET DIVERGENCES, UNE SYNTHÈSE
Ce document est le premier d’une série de quatre portant sur les mutuelles et les coopératives d’épargne et de crédit en Afrique francophone. Le projet de recherche d’où est né ce premier document a pour but de renseigner sur les différents modèles de coopérative d’épargne et de crédit et de discuter de leur implantation en Afrique.
Dans un premier temps, cette communication présente la méthodologie utilisée dans la présente recherche et une synthèse des principales conclusions des trois autres parties de la recherche ici discutée.
Dans un deuxième temps, sont présentées les principales conclusions de cette partie de l’étude. Les auteurs discutent alors des tentatives d’implantation des COOPEC (coopératives d’épargne et de crédit) en Afrique, ce qui amène le lecteur à découvrir que le mouvement d’épargne et de crédit africain est très riche et diversifié, en plus d’être jeune et dynamique. Il y oppose ensuite les COOPEC classiques et alternatives, ce qui permet de connaître leurs différences et de comprendre que ces deux types de coopérative ne s’opposent pas sur la base des buts, des structures et de la performance.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Mutuelles et coopératives d’épargne et de crédit en Afrique francophone : convergences et divergences, une synthèse, Mauro-F. Malservisi, Max N. Tereraho, Clément Wonou, octobre 1997.
Mutuelles et coopératives d’épargne et de crédit en Afrique francophone : examen comparatif de deux modèles : COOPEC et CVECA, Mauro-F. Malservisi, Max N. Tereraho, octobre 1997.
MUTUELLES ET COOPÉRATIVES D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT EN AFRIQUE FRANCOPHONE : EXAMEN COMPARATIF DE DEUX MODÈLES : COOPEC ET CVECA
L’ambition du présent texte est d’essayer d’identifier qui fait quoi et où dans les mouvements africains francophones d’épargne et de crédit, avec référence spécifique aux systèmes à logique coopérative. Les données couvrant l’ensemble du continent étant plutôt rares, il sera fait référence ici à l’Afrique de l’Ouest où les mouvements sont diversifiés et à l’Afrique centrale francophone où un seul mouvement de COOPEC orthodoxe (modèle Raiffeisen) domine le marché national en cohabitation avec les systèmes traditionnels locaux d’épargne et de crédit.
La première section procède à une brève description de l’évolution du mouvement coopératif africain d’épargne et de crédit depuis sa naissance. La deuxième section fait une revue des typologies rencontrées dans la littérature spécialisée tandis que la troisième section procède à une comparaison de deux modèles de mutuelles d’épargne et de crédit et situe les interventions.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Mutuelles et coopératives d’épargne et de crédit en Afrique francophone : examen comparatif de deux modèles : COOPEC et CVECA, Mauro-F. Malservisi, Max N. Tereraho, octobre 1997.
Mutuelles et coopératives d’épargne et de crédit en Afrique francophone : quelques expériences de mise en place par DID, CICM et USBR, Mauro-F. Malservisi, Max N. Tereraho, octobre 1997.
MUTUELLES ET COOPÉRATIVES D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT EN AFRIQUE FRANCOPHONE : LES COOPEC CLASSIQUES : QUELQUES EXPÉRIENCES DE MISE EN PLACE PAR DID, CICM ET USBR
Ce texte a pour objectif de relever les caractéristiques communes et surtout les principaux traits distinctifs de quelques expériences d’implantation de COOPEC en Afrique par des mouvements coopératifs d’épargne et de crédit, il s’agit, plus précisément, des expériences poursuivies par le Mouvement Desjardins (DID), le Crédit mutuel (CICM) et Raiffeisen suisse (USBR).
L’expérience des banques populaires du Rwanda est largement citée comme l’exemple d’un cas de succès d’implantation des mouvements coopératifs d’épargne et de crédit en Afrique. « Le réseau des banques populaires du Rwanda représente une référence en Afrique tant du point de vue de ses résultats financiers que de l’impact socio-économique » (Humbert,1993). Le réseau a effectivement connu au cours de ses vingt premières années d’existence, un développement remarquable répondant aux objectifs assignés lors de sa mise en place. Aussi la présente analyse comparative, en utilisant l’approche du coalignement stratégique du réseau (environnement, stratégie, structure), cherchera à relever, lorsqu’il y a lieu, les écarts qui marquent les expériences de Développement international Desjardins (DID) et du Centre international de crédit mutuel (CICM) par rapport au cas des banques populaires du Rwanda. La description du cas des banques populaires du Rwanda sera relativement donc plus profonde et plus détaillée. Les cas choisis pour décrire l’expérience de ces divisions internationales des deux mouvements sont eux-mêmes des cas de référence pour leurs promoteurs, il s’agit du Burkina Faso pour DID et du Congo pour le CICM.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Mutuelles et coopératives d’épargne et de crédit en Afrique francophone : quelques expériences de mise en place par DID, CICM et USBR, Mauro-F. Malservisi, Max N. Tereraho, octobre 1997.
Mutuelles et coopératives d’épargne et de crédit en Afrique francophone : les COOPEC alternatives : CVECA et crédit solidaire, Mauro-F. Malservisi, Max N. Tereraho, Clément Wonou, octobre 1997.
MUTUELLES ET COOPÉRATIVES D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT EN AFRIQUE FRANCOPHONE : LES COOPEC ALTERNATIVES : CVECA ET CRÉDIT SOLIDAIRE
Ce document est le dernier d’une série de quatre portant sur les mutuelles et coopératives d’épargne et de crédit en Afrique. L’auteur traite spécifiquement dans ce texte des coopératives d’épargne et de crédit alternatives (COOPEC alternatives). Ces coopératives sont nées à la fin des années 80 et constituent en quelque sorte une alternative aux COOPEC classiques, aussi appelées orthodoxes, dans le sens où elles considèrent beaucoup plus le milieu dans lequel les COOPEC se situent.
Afin d’étudier les COOPEC alternatives, deux cas concrets sont disuctés, il s’agit de l’implantation des Caisses villageoises d’épargne et de crédit autogérées (CVECA) et du Crédit solidaire. Ce document présente donc de façon assez détaillée, mais tout de même succincte, le fonctionnement de ces deux COOPEC alternatives. Il discute entre autres de leur émergence et de leur développement, de leurs stratégies ainsi que de leur structure organisationnelle, ce qui permet au simple néophyte de comprendre globalement la problématique et le fonctionnement des COOPEC alternatives en Afrique.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Mutuelles et coopératives d’épargne et de crédit en Afrique francophone : les COOPEC alternatives : CVECA et crédit solidaire, Mauro-F. Malservisi, Max N. Tereraho, Clément Wonou, octobre 1997.
1996
L’évolution récente de la coopération du travail au Québec, Yvan Comeau, Benoît Lévesque, janvier 1996.
L’ÉVOLUTION RÉCENTE DE LA COOPÉRATION DU TRAVAIL AU QUÉBEC
Ce texte est un manuscrit proposé à la revue basque Economiaz, article qui est publié en anglais. Il présente les deux formes de coopération du travail qui existent au Québec: les coopératives de travail et les coopératives de travailleurs actionnaires (CTA). Peu connues à l’extérieur du Québec, les CTA sont tout à fait originales, car elles regroupent des travailleurs qui possèdent collectivement un certain nombre d’actions dans l’entreprise où ils travaillent. Les CTA se retrouvent plus souvent dans les petites et moyennes entreprises du secteur manufacturier qui espèrent ainsi devenir plus compétitives. À l’instar des coopératives de travail, les CTA ont proliféré grâce à l’intervention de l’État et des groupes-conseil. Cependant, elles comportent des règles qui offrent aux sociétaires moins de pouvoir que dans les coopératives de travail. À titre d’ypothèse, nous avançons l’idée qu’une nouvelle phase du développement de la coopération du travail a démarré en 1990. Elle se caractérise par le plafonnement du nombre de coopératives de travail et la croissance modérée mais réelle des coopératives de travailleurs-actionnaires.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’évolution récente de la coopération du travail au Québec, Yvan Comeau, Benoît Lévesque, janvier 1996.
L’insuffisance du capital chez les caisses populaires Desjardins du Québec, Raymond Théoret, Jean-Marc Thuotte, janvier 1996.
L’INSUFFISANCE DU CAPITAL CHEZ LES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS DU QUÉBEC
Cette étude exploratoire vise à déterminer les causes de l’insuffisance du capital chez les caisses populaires affiliées à la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l’Ouest-du-Québec Depuis l’entrée en vigueur des normes de Bâle en matière de capitalisation, un grand nombre de caisses populaires font montre d’une insuffisance de capital. Il est montré dans cette étude que plusieurs facteurs sont reliés à l’insuffisance du capital, dont les plus importants sont les revenus nets d’intérêt par 100 $ d’actifs et les dépenses en personnel par 100 $ d’actifs. Le lancement de nouveaux véhicules de capitalisation pourrait aider à résoudre le problème de sous-capitalisation des caisses mais il reste que ces instruments doivent être utilisés avec circonspection. Il semble en effet que ce soit les caisses qui font montre de la plus grande insuffisance de capital qui aient le plus recouru aux nouveaux véhicules de capitalisation à leur disposition.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’insuffisance du capital chez les caisses populaires Desjardins du Québec, Raymond Théoret, Jean-Marc Thuotte, janvier 1996.
Les coopératives de santé dans le monde : une pratique préventive et éducative de la santé, Yvan Comeau, Jean-Pierre Girard, mars 1996.
LES COOPÉRATIVES DE SANTÉ DANS LE MONDE : UNE PRATIQUE PRÉVENTIVE ET ÉDUCATIVE DE LA SANTÉ
Ce rapport de recherche donne un aperçu des coopératives de santé dans différents contextes sociosanitaires nationaux. Débutant par une réflexion sur la crise des États-providence, les auteurs y décrivent les écueils des systèmes publics de santé et l’émergence de solutions palliatives dont la formule coopérative. Puis, ils brossent un tableau de l’importance internationale des coopératives de santé, des dynamiques de développement qui leur sont propres et des approches en matière de santé qui y sont favorisées.
Par la suite, le document s’attarde au système national de santé, à la place et aux particularités des coopératives de santé dans 11 pays. Cette description occupe la plus grande partie du rapport et couvre le Canada, les États-Unis, le Costa Rica, le Panama, le Brésil, la Suède, l’Espagne, l’Inde, le Sri Lanka, la Malaisie et le Japon. En conclusion, les auteurs dégagent un certain nombre d’enjeux interpellant le développement des coopératives de santé.
Contacter nous par courriel au chaire.coop@uqam.ca pour obtenir une copie du rapport.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les coopératives de santé dans le monde : une pratique préventive et éducative de la santé, Yvan Comeau, Jean-Pierre Girard, mars 1996.
Un point de vue andragogique sur des pratiques d’éducation coopérative, Yvan Comeau, avril 1996.
UN POINT DE VUE ANDRAGOGIQUE SUR DES PRATIQUES D’ÉDUCATION COOPÉRATIVE
Ce rapport de recherche donne une appréciation d’un échantillon de pratiques formelles d’éducation coopérative. Il s’agit d’activités formelles car elles sont structurées, programmées et parce qu’elles poursuivent de manière délibérée des objectifs d’acquisition de connaissances, d’aptitudes ou d’attitudes favorables au fonctionnement et au développement des coopératives. Nos critères d’appréciation sont fondés sur les notions fondamentales des approches humaniste et cognitive en andragogie. La cueillette des données a été réalisée lors de l’observation de 15 activités d’éducation dans le mouvement coopératif, s’adressant soit à des dirigeants, des employés, des membres ou au public. En outre, un questionnaire a été complété par 302 personnes. Enfin, nous avons réalisé l’étude de huit cas documentés. Nous regroupons les pratiques d’éducation coopérative dans trois types: l’éducation du public, l’éducation à la mise sur pied d’une coopérative et l’éducation pour la consolidation. Chacun de ces types fait l’objet d’un chapitre du rapport, dans lequel sont discutées les dimensions fondamentales de l’éducation des adultes: les acteurs (organisation, formateur et participants), les buts, le contenu et les méthodes de formation.
Notre conclusion résume dans un schéma les trois types et attire l’attention du lecteur sur un certain nombre de mesures destinées à parfaire les pratiques formelles d’éducation coopérative. Nous insistons sur la nécessité de la mise en commun des ressources pour l’éducation du public, la mise à jour de l’étude des besoins, la prise en compte de la scolarité des participants et du nombre d’activités d’éducation coopérative auxquelles ils ont participé, la combinaison de la réflexion et de l’action dans la formulation des objectifs, et le ressourcement pédagogique des formateurs.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Un point de vue andragogique sur des pratiques d’éducation coopérative, Yvan Comeau, avril 1996.
Vingt-cinq ans de coopération internationale de Desjardins : un portrait général des interventions de DID, Mauro-F. Malservisi, août 1996.
VINGT-CINQ ANS DE COOPÉRATION INTERNATIONALE DE DESJARDINS : UN PORTRAIT GÉNÉRAL DES INTERVENTIONS DE DID
Les activités poursuivies par DID depuis sa fondation en 1972 sont abordées à la lumière de cinq paramètres sur un espace temporel de 25 années découpé en trois périodes spécifiques de son évolution. L’analyse est effectuée en rapport avec les éléments suivants : – la manière dont a été formulée la mission de DID et la façon dont elle entendait la réaliser; – la stratégie commerciale c’est-à-dire le choix effectif des secteurs et des zones géographiques d’intervention ainsi que les moyens privilégiés pour pénétrer les marchés; – la stratégie coopérative : types de coopératives et niveaux d’intervention privilégiés, objectifs assignés à l’intervention dans ce domaine particulier et les moyens déployés pour leur mise en oeuvre; – la stratégie organisationnelle en référence aux structures et processus de fonctionnement internes de DID mis en oeuvre pour supporter les stratégies de marché et coopérative adoptées; – la stratégie sociopolitique c’est-à-dire la manière dont DID a géré ses relations avec les gouvernements nationaux (Québec, Canada), les gouvernements étrangers hôtes ainsi que les autres parties prenantes importantes du milieu local et international, notamment les institutions coopératives.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Vingt-cinq ans de coopération internationale de Desjardins : un portrait général des interventions de DID, Mauro-F. Malservisi, août 1996.
Desjardins en Afrique : interventions pour un développement durable, Mauro-F. Malservisi, Max Tereraho, septembre 1996.
DESJARDINS EN AFRIQUE : INTERVENTIONS POUR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE
Développement international Desjardins intervient en Afrique depuis vingt-cinq déjà, son action, guidée à l’origine plus par des préoccupations d’ordre philanthropique que par le souci de pérenniser les moyens mis en place, n’a pas toujours été couronnée de succès. Depuis quelques années DID a inscrit ses interventions dans l’optique du développement durable. Ce qui est visé, c’est la mise en place d’instruments permettant aux collectivités locales de parvenir à l’autonomie pour leur propre développement.
La COOPEC est vue comme l’instrument permettant de faire le lien entre les structures traditionnelles d’épargne et de crédit et diverses institutions financières modernes, de rééquilibrer les rapports entre la ville et la campagne, de sortir de l’isolement de nombreux acteurs économiques notamment les femmes et de promouvoir un marché intercoopératif au plan régional, national et international.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Desjardins en Afrique : interventions pour un développement durable, Mauro-F. Malservisi, Max Tereraho, septembre 1996.
Du principe aux pratiques en matière d’engagement des coopératives envers la communauté. L’approche par intéressés comme cadre conceptuel, Marcel Roy, novembre 1996.
DU PRINCIPE AUX PRATIQUES EN MATIÈRE D’ENGAGEMENT DES COOPÉRATIVES ENVERS LA COMMUNAUTÉ. L’APPROCHE PAR INTÉRESSÉS COMME CADRE CONCEPTUEL
Le principe d’engagement envers la communauté récemment adopté par le Congrès de l’ACI est formulé dans des termes relativement larges et généraux. Il revient en fait à chaque coopérative ou regroupement coopératif de traduire ce principe d’action en gestes concrets. L’approche par intéressés, bien que proposée d’abord en référence à l’entreprise capitaliste, offre un cadre conceptuel et pragmatique pour les coopératives qui s’engagent dans cette démarche, plus complexe qu’il n’y peut paraître.
Cette approche permet surtout de préciser les concepts équivoques de « communauté » et d’« engagement envers la communauté ». Elle amène aussi à reconsidérer les moyens courants d’engagement communautaire que sont la philanthropie et les projets spéciaux, apporte un nouvel éclairage au débat sur la participation des travailleurs aux décisions, capital et surplus des coopératives, et porte un regard à la fois critique et conciliant sur la position centrale accordée aux intérêts des membres par la Déclaration sur l’identité coopérative.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Du principe aux pratiques en matière d’engagement des coopératives envers la communauté. L’approche par intéressés comme cadre conceptuel, Marcel Roy, novembre 1996.
1995
Auxi-Plus : monographie de l’Agence coopérative d’auxiliaires familiales de Montréal, Yvan Comeau, Raymonde Bourque, Yves Vaillancourt, janvier 1995.
AUXI-PLUS : MONOGRAPHIE DE L’AGENCE COOPÉRATIVE D’AUXILIAIRES FAMILIALES DE MONTRÉAL
Auxi-plus est une coopérative de travail ayant dispensé des services à domicile sur le territoire de l’île de Montréal de 1986 à 1990. Ce projet initié par l’Association des auxiliaires familiales et sociales du Québec (AAFSQ) et soutenu par divers partenaires, en particulier la Coopérative de développement régionale (CDR) de Montréal, suscitait beaucoup d’espoir chez les auxiliaires familiales (AF). Jusqu’à la création de la coopérative, celles ci n’avaient comme seule ouverture soit le travail dans les agences privées qui n’offrent que le salaire minimum et qui font peu de place au perfectionnement professionnel, soit un poste d’auxiliaire familiale mieux rémunérée dans les CLSC. Ceux ci ont appuyé le projet d’une coopérative de travail dans le secteur des services à domicile, mais plusieurs ont progressivement retiré leur soutien en cessant de donner des contrats à la coopérative.
Notre cadre d’analyse s’inspire de la théorie de la régulation et d’un état des recherches sur le développement optimal des coopératives de travail. Selon la théorie de la régulation, I’État providence se décharge de ses responsabilités, notamment en matière de services à domicile, parce que le modèle de développement fordiste est remis en cause au début des années 1970 à maints égards, et surtout à la fin des années 1970 pour l’État providence. Comme c’était le cas il y a dix ans, l’État prend actuellement des mesures de redressement budgétaire qui ont parfois pour conséquence la privatisation ou la communautarisation de certains services. En ce qui concerne les services à domicile, I’attribution de contrats de services à des agences privées a été avantageuse, parce que ces dernières paient le salaire minimum à leurs travailleuses
Auxi-plus devait permettre d’améliorer les conditions de travail des AF et offrir un service de meilleure qualité que les agences privées, parce qu’Auxi-plus accorderait une plus grande attention à la formation et responsabiliserait les travailleuses propriétaires. Or, plusieurs phénomènes n’ont pas permis à Auxi-plus de constituer une alternative durable aux agences privées. En fait, Auxi-plus est pratiquement devenue une agence vouée à la distribution de tâches. La présence d’un groupe fondateur trop restreint n’ayant pas pu réaliser une véritable association de productrices, la croissance incontrôlée, I’organisation du travail atomisante, la dégénérescence des objectifs et la mauvaise gestion expliquent pourquoi les derniers bilans financiers étaient négatifs. Les auteurs croient que les coopératives de travail peuvent avoir du succès dans les services à domicile. Il faudrait qu’au niveau national, régional et local, le point soit fait sur la prestation des services à domicile par les associations, les coopératives, les CLSC et les agences privées, et sur les conditions à réunir pour lancer des projets durables.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Auxi-Plus : monographie de l’Agence coopérative d’auxiliaires familiales de Montréal, Yvan Comeau, Raymonde Bourque, Yves Vaillancourt, janvier 1995.
Connaissance de l’économie coopérative québécoise : quelques repères, Jean-Pierre Girard, septembre 1995.
CONNAISSANCE DE L’ÉCONOMIE COOPÉRATIVE QUÉBÉCOISE : QUELQUES REPÈRES
Ce cahier vise à donner un aperçu d’ensemble de la réalité coopérative au sein de l’économie québécoise tout en identifiant les principales sources de références permettant d’approfondir un domaine ou l’autre de la connaissance. Après une présentation des particularités organisationnelles et légales propres à cette formule, on en expose l’importance économique globale. La troisième section est consacrée à la trame historique de la coopération, de ses origines européennes à son rayonnement au Québec avec une insistance sur une période encore méconnue : les années 1980-1995. Quelques notions sont également développées dans cette section sur les différents courants de pensée portant l’idée de la coopération et le rôle des institutions. La section suivante fait le point sur la situation actuelle des coopératives dans une dizaine de secteurs d’activités en y soulignant les aspects institutionnel, organisationnel et économique. Ce cahier se termine par la formulation de quelques enjeux capitaux dans le développement de la formule.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Connaissance de l’économie coopérative québécoise : quelques repères, Jean-Pierre Girard, septembre 1995.
Un cheminement exemplaire : la caisse populaire Notre-Dame-du-Foyer, cinquante années de coopération et d’engagement communautaire, Pierre l’Heureux, novembre 1995.
Contactez-nous pour plus d’informations au chaire.coop@uqam.ca.
1994
La solidarité patronale : la coordination des négociations collectives dans les caisses populaires, Michel Grant, février 1994.
LA SOLIDARITÉ PATRONALE : LA COORDINATION DES NÉGOCIATIONS COLLECTIVES DANS LES CAISSES POPULAIRES
Le présent rapport cherche à répondre à l’interrogation suivante.: compte tenu du désir d’autonomie et de contrôle décisionnel des directions des caisses populaires, et compte tenu du caractère décentralisé de la négociation collective au niveau de chaque caisse, comment les employeurs réussissent ils à concilier les besoins d’autonomie locale avec les exigences d’efficacité stratégique en négociation? Il s’agit de circonscrire les conditions d’exercice de la solidarité patronale. Le sens de cette solidarité diffère selon les répondants; pour les uns, cette solidarité puise aux sources mêmes de l’idéologie coopérative, pour d’autres, elle n’exprime qu’une nécessité fonctionnelle pour atteindre un niveau d’efficacité en négociation collective avec des syndicats locaux qui partagent des objectifs et qui participent à une stratégie axée sur la recherche de concertation. En effet, dans un contexte de décentralisation, les organisations syndicales tentent le plus souvent de leur côté de coordonner l’action des syndicats locaux en formulant des objectifs communs et des stratégies de concertation inter syndicale permettant de réaliser des percées à certaines tables de négociation, pour ensuite étendre les gains obtenus quelque part à d’autres groupes en négociation par la constitution d’un modèle, d’un « pattern ». Du côté patronal, le recours à une stratégie efficace s’impose d’autant plus dans un contexte où un réseau de succursales bancaires très faiblement syndiqué exerce une forte pression concurrentielle sur les caisses populaires plus fortement syndiquées.
Nous posons comme hypothèse que la FMO tente de jouer ce rôle d’encadrement à l’exercice de cette solidarité patronale, et que l’intervention de la fédération repose sur la volonté et l’assentiment des directions locales; ces relations entre les caisses et leur fédération régionale traduisent la problématique plus profonde et caractéristique des organisations, à savoir celle reliée au débat sur la centralisation et la décentralisation du pouvoir et du contrôle décisionnel ainsi que des matières en faisant l’objet.
Puisque le processus décisionnel des caisses repose ultimement sur l’assemblée générale des membres et que chaque caisse demeure formellement autonome, le degré d’influence de la fédération relève plus de la persuasion que de la coercition. Dans ces conditions les perceptions des dirigeants des caisses nous semblent majeures pour apprécier les formes de coordination des négociations collectives dans un régime décentralisée. La solidarité patronale repose effectivement sur le volontarisme et la FMO représente le principal canal d’expression et d’exercice de la solidarité patronale. La connaissance des perceptions des dirigeants des caisses populaires constitue une source importante d’information dans l’évaluation des actions de coordination et des services professionnels de la l;MO dans les négociations locales.
La recherche vise donc à identifier, recueillir et mesurer les perceptions des dirigeants des caisses populaires à l’égard des modes de fonctionnement, de coordination, de concertation, d’encadrement et de transmission des informations à chacune des phases des négociations collectives. L’enquête cible les caisses syndiquées du territoire couvert par la FMO, soit une population originale de cent treize (113) caisses.
L’échantillon retenue couvre cinquante deux (52) caisses populaires pour lesquelles nous tentions toujours d’obtenir deux entrevues distinctes par caisse, soit une avec le directeur ou son représentant, et une autre avec un membre bénévole du conseil d’administration; il nous apparaît intéressant et pertinent de vérifier si les perceptions sur les modes concrets d’exercice de l’autonomie et de la solidarité diffèrent entre d’une part, un gestionnaire cadre non élu mais assumant à plein temps des responsabilités de direction administrative, et d’autre part, un membre élu par les membres pour les représenter au conseil d’administration de la caisse.
L’échantillon final comprend cinquante deux (52) gestionnaires de caisses et quarante trois (43) membres de conseil d’administration. I1 s’agit dans tous les cas d’entrevues conduites confidentiellement et individuellement avec chaque répondant.
La grille d’entrevue porte sur les dimensions suivantes du processus de négociation: la préparation et le début des négociations (v.g. composition du comité de négociation, le fonctionnement du comité de négociation, la définition des mandats et de la stratégie, rôle des membres du comité et du conseiller de FMO, etc.); intensification et phase finale des négociations (v.g. déroulement de la stratégie de communication, etc.); poursuite du conflit de travail (v.g. plan de mesures d’urgence, support de la FMO, etc.); fin des négociations et retour au travail (v.g. intervention de la FMO, réorganisation des activités de la caisse, etc.); signature de la convention et application de la convention (v.g. importance de l’approbation de la convention par la FMO, support de celle ci pendant la durée de la convention, etc.).
Nos observations indiquent que la FMO apparaît nettement selon nos répondants comme le lieu privilégié de coordination des actions des caisses en négociation collective. Cette coordination s’opère dans le cadre d’une recherche d’équilibre entre l’autonomie des caisses et les exigences de l’efficacité ou de l’exercice de la solidarité patronale. Compte tenu de l’importance et de la satisfaction des répondants à l’égard non seulement de la qualité des services reçus de la FMO sur chacune des dimensions liées à la négociation collective, mais aussi avec l’intervention de la fédération dans des domaines où la direction de la caisse pourrait faire cavalier seul, nous devons conclure à l’existence d’un sentiment de solidarité, ou du moins de la conscience d’une nécessité de concertation inter caisses. Les interventions de la FMO, la présence et le rôle de son représentant dans la détermination du mandat et des stratégies de négociation posent des limites consenties par les caisses à leur autonomie.
Ces concessions représentent peut être le prix à payer pour contrer les stratégies syndicales, tout en préservant le principe de l’autonomie de la caisse. Nous croyions au début de la recherche que, comparativement aux gestionnaires, les membres élus exprimeraient plus de réserves à l’égard des interventions de la FMO, et auraient souligné plus fermement les contraintes provenant du cadre proposé par la fédération; nos observations indiquent plutôt une convergence dans l’ensemble des perceptions, et elles ne présentent que rarement des différences significatives entre nos deux catégories de répondants. Le souci de préserver l’autonomie locale demeure important, et les personnes rencontrées demeurent préoccupées et vigilantes sur cette question. Le souci de rechercher un équilibre entre l’efficacité stratégique et le contrôle ultime sur le processus décisionnel nous amène à constater que les directions des caisses sont satisfaites du mode actuel de coordination des négociations dans le cadre d’un régime de négociation par établissement; cette situation constitue donc une source d’opposition à un régime de négociation multi patronale qui pourrait, du point de vue des caisses, conduire à une uniformisation encore plus grande des conditions de travail, et à une efficacité plus grande des moyens de pression syndicaux.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La solidarité patronale : la coordination des négociations collectives dans les caisses populaires, Michel Grant, février 1994.
L’approche de développement des compétences dans des coopératives d’épargne et de crédit au Québec et au Viêt-Nam, Danièle Ricard, mars 1994.
L’APPROCHE DE DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES DANS DES COOPÉRATIVES D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT AU QUÉBEC ET AU VIÊT-NAM
De nos jours, les coopératives d’épargne et de crédit vietnamiennes sont dans une situation précaire et leur avenir n’est nullement assuré. Ainsi, ce document vise d’une part à vérifier si les stratégies de développement des compétences des cadres dans les coopératives d’épargne et de crédit du Québec peuvent être utilisées avec succès au Viêt-nam ; il vise d’autre part à améliorer la compréhension des éléments pouvant influencer l’efficacité des interventions de formation et de développement à l’étranger.
Afin de vérifier si les compétences des coopératives québécoises sont transférables, l’auteur analyse le contexte actuel et les besoins de développement au Viêt-nam. Il discute également de l’attitude à posséder, car elle est partie intégrante de toute compétence.
Dans le contexte actuel, il semble que seules les interventions touchant les connaissances et certaines habiletés techniques peuvent susciter un transfert au Viêt-nam. Dans ces circonstances, l’auteur propose un modèle de développement des compétences pouvant être transférable. Il y va finalement de quelques recommandations, qui semblent fort utiles et qui pourraient à tout le moins diminuer le danger qui guette les coopératives d’épargne et de crédit vietnamiennes à l’aube du troisième millénaire.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’approche de développement des compétences dans des coopératives d’épargne et de crédit au Québec et au Viêt-Nam, Danièle Ricard, mars 1994.
L’efficience dans l’allocation des frais d’exploitation dans les institutions de dépôts : une étude empirique des économies d’échelle et d’envergure chez les caisses populaires Desjardins du Québec, Guy Boisclair, mars 1994.
L’EFFICIENCE DANS L’ALLOCATION DES FRAIS D’EXPLOITATION DANS LES INSTITUTIONS DE DÉPÔTS : UNE ÉTUDE EMPIRIQUE DES ÉCONOMIES D’ÉCHELLE ET D’ENVERGURE CHEZ LES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS DU QUÉBEC
Le secteur financier connaît actuellement des modifications majeures. La survie des institutions financières est maintenant étroitement liée à leur capacité de mettre en présence les intervenants en surplus et en déficit de liquidités au meilleur coût possible. Les caisses populaires Desjardins, de par leur autonomie et leur structure décentralisée, représentent un cas intéressant. Les caisses ont vu leur marge bénéficiaire fondre significativement au cours des dernières années alors que leur frais d’exploitation demeuraient sensiblement au mjême niveau. Nous avons ainsi évalué la présence d’économies d’échelle et d’envergure pour quatre groupes de caisses populaires : les caisses performantes versus les non performantes et les caisses avec et sans points de services.
Les estimations que nous avons effectuées confirment la présence d’économies d’échelle pour l’ensemble des groupes de caisses analysés. Les caisses populaires sans point de services et identifiées comme performantes réalisent des économies d’échelle supérieures aux autres groupes de caisses. Les économies d’échelle des caisses avec points de services sont inférieures à celles des caisses sans point de services.
L’analyse de la fonction de coût des caisses nous a permis d’identifier qu’un écart de 23% est observé entre les caisses performantes et non performantes sant point de services comparativement à un écart de 32% du côté des caisses avec points de services. La presque totalité de l’écart chez les caisses sans point de services est attribuable à de l’inefficience alors que seulement 50% de l’écart est attribuable à de l’inefficience du côté des caisses avec points de services.
Nous avons conclu cette recherche en simulant l’impact d’une croissance de 10% du volume de prêts sur les frais d’exploitation au cours des cinq prochaines années. Les résultats démontrent que les caisses pourraient réduire leur ratio de frais d’exploitation d’environ 0,1 9$ par 100% d’actif au cours de cette période. La baisse serait légèrement plus marquée du côté des caisses sans point de services. Une réduction de 2% de l’inefficience des caisses non performantes permettrait une diminution additionnelle de 0,09 $ par 100 $ d’actif. Les gains associés à une réduction de l’inefficience ne sont pas négligeables.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’efficience dans l’allocation des frais d’exploitation dans les institutions de dépôts : une étude empirique des économies d’échelle et d’envergure chez les caisses populaires Desjardins du Québec, Guy Boisclair, mars 1994.
Communication et bilan social : le cas du Mouvement Desjardins, Michel Beauchamp, mai 1994.
COMMUNICATION ET BILAN SOCIAL : LE CAS DU MOUVEMENT DESJARDINS
Ce texte porte sur l’utilisation, dans un contexte coopératif, du bilan social comme instrument de communication, notamment à l’interne. Après avoir brièvement décrit certaines notions repères, I’auteur procède à l’examen du bilan social qu’a produit, entre 1987 et 1992, le Mouvement des caisses populaires et d’économie Desjardins du Québec, une vaste organisation coopérative oeuvrant dans le secteur financier.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Communication et bilan social : le cas du Mouvement Desjardins, Michel Beauchamp, mai 1994.
Analyse de l’appariement des caisses populaires et d’économie Desjardins et des six grandes banques à charte canadiennes; étude comparative, Yassir Berbiche, avril 1994.
ANALYSE DE L’APPARIEMENT DES CAISSES POPULAIRES ET D’ÉCONOMIE DESJARDINS ET DES SIX GRANDES BANQUES À CHARTE CANADIENNES; ÉTUDE COMPARATIVE
Cette étude a pour objet l’appariement de 1’ensemble des caisses populaires et d’économie Desjardins ainsi que les six grandes banques à charte canadiennes, soit la Banque de Montréal, la Banque Nationale du Canada, la Banque de Nouvelle Écosse, la Banque Canadienne Impériale de Commerce, la Banque Royale du Canada et finalement la Banque Toronto Dominion. Dans ce document, nous nous proposons d’étudier les deux composantes du risque de taux d’intérêt, soit le risque revenu et le risque prix. Une fois la revue de littérature présentée, nous élaborons un modèle économétrique qui mesure les ajustements des revenus et des dépenses d’intérêt par 100 $ d’actifs aux fluctuations des taux d’intérêt à court et à long terme. Après avoir estimé les équations de revenus et de dépenses d’intérêt par 100 $ d’actifs, nous analysons le désappariement des institutions étudiées et isolons par la suite les variables qui permettent le mieux de prévoir l’évolution desdits revenus et dépenses. Nous effectuons par la suite des simulations de taux d’intérêt afin de déterminer leur impact sur la marge bénéficiaire des institutions ci-haut.
L’estimation de notre modèle s’est soldée par des résultats fort intéressants. Certes, les variables les plus importantes pour juger de l’évolution des revenus et des dépenses d’intérêt par 100 $ d’actif sont inéluctablement les variables de taux d’intérêt à court et à long terme en raison du fait qu’elles représentent la base de notre analyse de l’appariement des institutions de dépôt étudiées. Outre ces deux variables, les variables qui ont la plus grande incidence sur la marge bénéficiaire de ces institutions sont le pouvoir financier, la variable auxiliaire, qui mesure l’impact de la récession 1990 92 sur les revenus et les dépenses d’intérêt, et la proportion des dépôts à terme dans les dépôts totaux. Par ailleurs, les caisses populaires Desjardins sont beaucoup plus désappariées que les banques à charte canadiennes. Les institutions les plus appariées, aussi bien à court terme qu’à long terme, sont la Banque Royale du Canada et la Banque Toronto-Dominion. Les caisses populaires Desjardins sont les plus désappariées à court terme alors que la Banque Nationale du Canada s’avère être l’institution de dépôt la plus désappariée à long terme.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Analyse de l’appariement des caisses populaires et d’économie Desjardins et des six grandes banques à charte canadiennes; étude comparative, Yassir Berbiche, avril 1994.
Vie quotidienne et participation aux associations : coopératives, organisme à but lucratif, ONG et syndicat, Yvan Comeau, septembre 1994.
VIE QUOTIDIENNE ET PARTICIPATION AUX ASSOCIATIONS : COOPÉRATIVES, ORGANISME À BUT LUCRATIF, ONG ET SYNDICAT
Cet cahier présente une recherche portant sur les facteurs favorables à la participation des personnes dans diverses organisations: une coopérative de consommation (club alimentaire), une coopérative de travail, un organisme à but non lucratif (regroupement de sans emploi). une organisation non gouvernementale (ONG) vouée à la solidarité internationale et un syndicat de travailleuses dans un magasin à rayons. Cette enquête s’appuie sur les récits de vie associative de 27 personnes et elle s’inspire d’une sociologie critique de la vie quotidienne. Celle ci complète les théories ponant sur la participation aux associations, c’est à dire les théories de la privation, de la société de masse et de la mobilisation des ressources. Six concepts regroupent les processus névralgiques de la participation aux associations communautaires: la démocratie, la sociabilité, la cohésion idéologique, le sens collectif à la solidarité, I’information et la vie quotidienne.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Vie quotidienne et participation aux associations : coopératives, organisme à but lucratif, ONG et syndicat, Yvan Comeau, septembre 1994.
La participation des travailleurs dans les coopératives de travail et dans les entreprises capitalistes au Québec, Yvan Comeau, Benoît Lévesque, septembre 1994.
LA PARTICIPATION DES TRAVAILLEURS DANS LES COOPÉRATIVES DE TRAVAIL ET DANS LES ENTREPRISES CAPITALISTES AU QUÉBEC
Jusqu’à tout récemment, il était relativement simple de faire la comparaison entre les coopératives de travail et les entreprises capitalistes, du point de vue de la participation des travailleurs. En s’en tenant aux droits de propriété, les coopératives de travail étaient supérieures. En effet, dans les entreprises capitalistes, les actionnaires majoritaires prennent les décisions et les travailleurs sont exclus; dans les coopératives de travail, ce sont les représentants choisis par les travailleurs sur la base d’un membre un vote qui siègent au conseil d’administration et dirigent l’entreprise.
Cette approche est de moins en moins valable, dans la mesure où de plus en plus d’entreprises capitalistes adoptent différentes formes de participation des travailleurs et ce, pour plusieurs raisons. La crise du travail, dont les premières manifestations se sont produites dans les années 1960, a fait connaître 1’aspiration des travailleurs pour 1’autonomie et 1’inclusion. En outre, la demande des consommateurs pour des produits variés et de qualité, I’ouverture des marchés nationaux et les exigences des nouvelles technologies ont révélé pour plusieurs entreprises les limites de l’organisation tayloriste du travail.
Le texte est constitué de trois parties. En premier lieu, nous présentons un état des recherches comparant la participation entre les entreprises capitalistes et les coopératives de travail. En deuxième lieu, nous définissons quelques principes méthodologiques de l’approche comparative et nous présentons les principales caractéristiques des coopératives de travail constituant l’échantillon. En troisième lieu, nous identifions deux dimensions permettant de comparer les deux types d’entreprises: la dimension institutionnelle et la dimension organisationnelle. La dimension institutionnelle réfère aux règles du jeu qui précisent la
partie patronale et les travailleurs, entre les actionnaires et la direction, entre les entreprises. À cet égard, les coopératives de travail ont une longueur d’avance, car la loi sur les coopératives reconnaître aux travailleurs le droit de diriger leur entreprise, qui peuvent ainsi faire des choix stratégiques (investissement, technologie, mise en marché). Ce droit est fondé sur la notion de propriété collective et sur une règle non capitaliste, c’est à dire un membre un vote. La dimension organisationnelle renvoie à la division du travail et sa coordination, le mode de gestion, la mobilisation des ressources nécessaires à la production, la mise en oeuvre de la production, etc. Les résultats actuels de nos recherches indiquent que les coopératives de travail n’ont pas été plus innovatrices que les entreprises capitalistes, notamment en ce qui concerne l’organisation du travail. Cette situation peut être attribuée à au moins deux facteurs. Premièrement les coopératives de travail ont sans doute moins souffert de la crise du travail que les entreprises capitalistes, ce qui aurait limité le besoin d’intervenir dans la sphère de l’organisation du travail. Deuxièmement, le marché des coopératives de travail se limite pratiquement à leur région immédiate et au territoire du Québec, dans des secteurs où la concurrence internationale est faible. La réponse aux questions que nous soulevons nous incite à poursuivre nos travaux, étant convaincu de la pertinence et de l’utilité de la recherche comparative.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La participation des travailleurs dans les coopératives de travail et dans les entreprises capitalistes au Québec, Yvan Comeau, Benoît Lévesque, septembre 1994.
L’adaptation de coopératives de travail à la crise économique, Yvan Comeau, septembre 1994.
L’ADAPTATION DE COOPÉRATIVES DE TRAVAIL À LA CRISE ÉCONOMIQUE
La crise économique du début des années 1990 a été néfaste pour bon nombre d’entreprises, tant de nature capitaliste que coopérative. En ce sens, ce fascicule décrit le fonctionnement de cinq coopératives de travail qui ont été actives au début des années 1990. L’auteur désire ainsi montrer les difficultés qu’ont eues ces coopératives pendant la crise économique et déterminer les moyens utilisés pour contrer les effets de celle-ci.
Trois problèmes majeurs rencontrés par les coopératives face à la crise du début des années 1990 sont soulignés : la rentabilité, la qualité du produit ou du service et le fonctionnement coopératif.
Les solutions privilégiées par les coopératives de travail sont nombreuses pour pallier leurs problèmes. D’un point de vue général cependant, il semble que deux types de stratégie ressortent pour contrer la crise économique du début des années 1990 : une innovatrice, qui correspond plus à l’esprit coopératif et une d’inspiration fordiste, qui tend plus vers le capitalisme.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’adaptation de coopératives de travail à la crise économique, Yvan Comeau, septembre 1994.
Les transformations de l’économie, un défi pour la coopération, Jocelyn Proteau, octobre 1994.
LES TRANSFORMATIONS DE L’ÉCONOMIE, UN DÉFI POUR LA COOPÉRATION
Au 20e siècle, la plupart des gens ont été élevés dans un monde où, grosso modo, deux grands systèmes économiques s’affrontaient : le capitalisme et le communisme. Avec la disparition de ce dernier système cependant, plusieurs s’interrogent sur les conséquences d’un monde où existe presque uniquement un système économique.
Ce document traite en ce sens des valeurs du coopératisme, car ce système trop mal connu peut certes répondre aux nouvelles réalités économiques. Les convictions de l’auteur sont claires à cet égard : « le système coopératif combine les vertus du capitalisme et dans une certaine mesure du socialisme sans en avoir les défauts et en palliant leurs faiblesses ».
L’auteur explique que la formule coopérative est utile et applicable à peu près partout. Le grand défi cependant est de « vendre » les bienfaits du coopératisme, car le manque de notoriété de la formule est son handicap majeur. Pour ce faire, l’auteur souligne qu’il faut à tout prix éduquer la population sur le système coopératif, car des lacunes au niveau de ses connaissances entraînent souvent des préjugés. La péroraison exprime d’ailleurs bien l’idée du texte: « Lorsqu’un plus grand nombre de personnes y [coopératisme] croiront un peu plus, de telles entreprises à succès se feront plus nombreuses et notre économie nous appartiendra davantage. Nous serons moins locataires et plus propriétaires ».
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les transformations de l’économie, un défi pour la coopération, Jocelyn Proteau, octobre 1994.
Un nouveau Desjardins à l’ère de la globalisation : législation et pratiques coopératives dans les caisses d’épargne et de crédit, Benoît Lévesque, Marie-Claire Malo, novembre 1994.
UN NOUVEAU DESJARDINS À L’ÈRE DE LA GLOBALISATION : LÉGISLATION ET PRATIQUES COOPÉRATIVES DANS LES CAISSES D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT
Le Mouvement des caisses Desjardins constitue une réussite coopérative exemplaire. Au cours des récentes années, cette grande institution financière comme d’ailleurs le secteur auquel elle appartient, a connu des changements majeurs qu’il convenait de présenter dans un texte synthèse. Les aspects suivants sont successivement abordés: nouvelle législation financière, nouvelle loi sur les caisses, nouveau discours coopératif, nouvelle structure, nouvelles formes de capitalisation, nouvelle mission, développement de nouveaux produits et services, et nouveau Desjardins international. De leur analyse, les auteurs tirent quatre grandes conclusions qui portent respectivement sur : 1) l’équilibre entre le volet coopératif et le volet corporatif; 2) l’équilibre entre l’avoir des membres et l’apport des investisseurs institutionnels; 3) l’équilibre entre les acteurs de «l’association» et ceux de «l’entreprise»; et enfin, 4) l’équilibre entre le développement national de Desjardins et son développement international. Cette recherche a été réalisée à partir de données documentaires et d’entretiens avec des personnes clés.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Un nouveau Desjardins à l’ère de la globalisation : législation et pratiques coopératives dans les caisses d’épargne et de crédit, Benoît Lévesque, Marie-Claire Malo, novembre 1994.
1993
L’Association coopérative de production audio-visuelle (ACPAV) : la production indépendante dans un milieu coopératif, Gaëtan Tremblay, directeur et Michel Jolicoeur, agent de recherche, février 1993.
L’ASSOCIATION COOPÉRATIVE DE PRODUCTION AUDIO-VISUELLE (ACPAV) : LA PRODUCTION INDÉPENDANTE DANS UN MILIEU COOPÉRATIF
Cette recherche s’inscrit dans le cadre d’une démarche plus vaste entreprise par le GRICIS (Groupe de recherche sur les industries culturelles et l’informatisation sociale) qui s’intéresse aux transformations du secteur de la production audio visuelle. Le développement d’une véritable industrie de la production indépendante est relativement récent et demeure, jusqu’ici, peu documenté. Nos objectifs de recherche sont de tracer le portrait de l’Association coopérative de production audio visuelle (ACPAV), d’expliquer l’évolution de ses stratégies organisationnelles et économiques dans un environnement culturel en mutation et de préciser dans quelle mesure les transformations du secteur modifient les règles du jeu et les logiques auxquelles se conforment les différents acteurs dans l’industrie de l’audio visuel.
Au cours des deux dernières décennies, la production audio visuelle a subi de grands bouleversements. Au Canada, depuis la création d’organismes de soutien gouvernemental à la production cinématographique et télévisuelle, deux mouvements de rationalisation s’opèrent simultanément et répondent à des logiques complémentaires. Le double processus d’industrialisation et d’institutionnalisation de la production s’accélère au cours des années 1980 et a de nombreuses conséquences sur les intervenants et les entreprises du milieu. Pour leur part, les télédiffuseurs sont confrontés à une vive concurrence entre eux, à des surcapacités de production importantes, à une fragmentation des audiences et à une crise de rentabilité qui affecte leur capacité d’acquérir des productions indépendantes et de soutenir adéquatement le financement d’émissions canadiennes. Par leur réglementation et leur injection massive de capitaux, les interventions gouvernementales cherchent à structurer le développement industriel d’une production audio visuelle nationale en misant de plus en plus sur les entreprises indépendantes et un système de financement diversifié. Pourtant, la difficulté de rassembler et de recouvrir des investissements privés sur le marché intérieur constitue une contrainte de taille pour les producteurs qui doivent maintenant envisager des partenaires en coproduction pour répondre aux exigences de budgets toujours plus élevés.
L’ACPAV est l’une des maisons de production indépendante les plus anciennes au Québec. Financée au départ par un organisme fédéral, la Société de développement de l’industrie cinématographique canadienne (SDICC), qui souhaite rassembler ce groupe de créateurs dispersés, la coopérative est fondée peu après la crise d’octobre 1970 par de jeunes cinéastes dont plusieurs constituent aujourd’hui des valeurs sûres de la cinématographie québécoise. L’ACPAV devient rapidement le lieu de rassemblement d’une génération d’auteurs plus ou moins passionnés d’égalitarisme mais tous déterminés à refléter la culture québécoise francophone par le véhicule de l’expression cinématographique.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’Association coopérative de production audio-visuelle (ACPAV) : la production indépendante dans un milieu coopératif, Gaëtan Tremblay, directeur et Michel Jolicoeur, agent de recherche, février 1993.
Un modèle économétrique de la marge bénéficiaire des institutions de dépôt sises au Canada et au Québec, Dany Laflamme, avril 1993.
UN MODÈLE ÉCONOMÉTRIQUE DE LA MARGE BÉNÉFICIAIRE DES INSTITUTIONS DE DÉPÔT SISES AU CANADA ET AU QUÉBEC
Le but de ce mémoire est de proposer un modèle économétrique qui permet d’expliquer la marge bénéficiaire des principales institutions de dépôt au Canada et au Québec.
Les résultats ont démontré que c’est l’une des «imperfections» du marché la volatilité des taux d’intérêt qui explique le mieux, bon an mal an, les fluctuations de la marge bénéficiaire des différentes catégories d’institutions de dépôt.
Les facteurs institutionnels ont aussi un impact considérable sur la marge bénéficiaire. À l’intérieur de cette catégorie, les variables de structure du bilan telles que la proportion grandissante des prêts hypothécaires et personnels dans les actifs totaux, ont permis de rendre compte, en partie, des marges des fiducies et des caisses populaires Desjardins du Québec. Toujours dans les variables de structure du bilan, c’est le ratio des prêts personnels aux actifs totaux qui exerce le plus d’impact sur les marges des banques. Finalement, les écarts d’appariement, autres facteurs institutionnels, influencent grandement les marges des institutions de dépôt canadiennes et québécoises.
La Chaire de coopération Guy-Bernier : une expérience de collaboration et de partenariat entre la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l’Ouest-du-Québec et l’Université du Québec à Montréal, Mauro-F. Malservisi, avril 1993.
LA CHAIRE DE COOPÉRATION GUY-BERNIER : UNE EXPÉRIENCE DE COLLABORATION ET DE PARTENARIAT ENTRE LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS DE MONTRÉAL ET DE L’OUEST-DU-QUÉBEC ET L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
Ce texte évoque, dans un premier temps, la genèse de la création de la Chaire de coopération et spécifie les mandats qui lui ont été confiés. Dans un deuxième temps, sont mis en lumière, le contexte particulier des études et de la recherche sur les coopératives qui existaient à 1’UQAM lors de la création de la Chaire de coopération et la stratégie suivie pour affermir et développer des préoccupations plus permanentes pour la recherche et les études coopératives. Finalement, le chemin parcouru à ce jour et les perspectives d’avenir sont précisés.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La Chaire de coopération Guy-Bernier : une expérience de collaboration et de partenariat entre la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l’Ouest-du-Québec et l’Université du Québec à Montréal, Mauro-F. Malservisi, avril 1993.
L’impact de la formule de « propriétaire-usager » sur la gestion des coopératives, Marcel Roy, mai 1993.
L’IMPACT DE LA FORMULE DE «PROPRIÉTAIRE-USAGER» SUR LA GESTION DES COOPÉRATIVES
Si l’on accepte l’idée généralement répandue que l’entreprise doit servir prioritairement les intérêts de ses propriétaires, ou si l’on considère que ceux-ci, par les droits qui leur sont conférés, sont les plus en mesure, parmi les partenaires de l’entreprise, d’imposer leurs objectifs à cette dernière, il faut admettre que la forme de propriété exercera une contrainte sur les pratiques de gestion puisque celles-ci sont fonction des objectifs de l’entreprise.
Dans cette perspective, l’auteur analyse l’impact de la propriété coopérative, c’est-à-dire aux mains des « usagers », sur la gestion par rapport à celui de la propriété capitaliste, c’est-à-dire aux mains des « actionnaires ». Il analyse aussi les différences dans la gestion des coopératives qui sont introduites par les différentes formules de propriété coopérative : propriétaires-clients, propriétaires-fournisseurs et propriétaires-travailleurs.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’impact de la formule de « propriétaire-usager » sur la gestion des coopératives, Marcel Roy, mai 1993.
L’expansion des caisses populaires à Montréal, 1940-1960, Paul-André Linteau, mai 1993.
L’EXPANSION DES CAISSES POPULAIRES À MONTRÉAL, 1940-1960
Au cours de ses quarante premières années d’existence, le mouvement des caisses populaires Desjardins progresse et malgré certaines embûches, il est relativement bien organisé à l’aube de la Deuxième Guerre mondiale. Jusqu’à ce jour, le mouvement Desjardins tient essentiellement sa force du milieu rural, mais cette tendance change rapidement pendant la guerre et l’après-guerre.
Afin de montrer la spectaculaire croissance du mouvement des caisses populaires Desjardins à partir de la Deuxième Guerre mondiale, cet opuscule propose de mesurer l’expansion des caisses montréalaises et d’en dégager les rythmes de 1940 à 1960.
Ce fascicule propose une dynamique spatio-temporelle afin d’analyser la fulgurante progression des caisses populaires montréalaises. Cette méthodologie permettra finalement de dégager les principales tendances à la base de la forte expansion des caisses populaires pendant les décennies 1940 et 1950.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’expansion des caisses populaires à Montréal, 1940-1960, Paul-André Linteau, mai 1993.
Données récentes sur l’impact d’une activité de communication-éducation: les caisses étudiantes, Michel Beauchamp, Université Laval et Yvan Comeau, UQAM, septembre 1993.
DONNÉES RÉCENTES SUR L’IMPACT D’UNE ACTIVITÉ DE COMMUNICATION-ÉDUCATION : LES CAISSES ÉTUDIANTES
Cette recherche traite de l’impact des caisses étudiantes sur les plans de l’intégration des valeurs coopératives, du développement personnel et de l’acquisition de connaissances. Notre démarche est basée sur une analyse comparative entre des élèves ayant participé à l’activité « caisse étudiante » (groupe expérimental) et des élèves impliqués dans d’autres activités parascolaires (groupe contrôle). 167 questionnaires ont été complétés par les élèves des caisses étudiantes et 83 I’ont été par ceux du groupe contrôle.
L’analyse des résultats nous a permis de faire certains constats dont les principaux sont les suivants:
en ce qui a trait à l’intégration des valeurs coopératives, il ressort que la valeur « service » est celle qui est privilégiée par les jeunes répondants. Aussi, on remarque certaines différences en ce qui a trait à trois valeurs partagées par les filles et les garçons; les filles sont plus sensibles aux valeurs « service », « engagement » et « éducation ». Il ressort également que les cadres adhèrent plus que les dirigeants et les employés aux valeurs « engagement », « solidarité » et « démocratie »;
à propos du développement personnel, on observe que les caisses étudiantes ont un effet comparable à celui des autres activités parascolaires. On relève aussi que le temps d’implication, le type de responsabilité et la satisfaction générale constituent les principaux facteurs contribuant au sentiment de pouvoir se réaliser comme personne. À cet égard, on remarque que ce sont d’abord les cadres qui disent pouvoir développer la confiance en soi et le sens des responsabilités à travers leur implication au sein de la caisse étudiante;
par rapport à l’acquisition des connaissances, il apparaît que les responsables des caisses étudiantes (groupe expérimental) de secondaire 5 acquièrent davantage de connaissances financières et relatives aux associations que leurs homologues qui participent à d’autres activités parascolaires (groupe contrôle). Il ressort aussi que pour les jeunes des autres niveaux, il n’y a pas de différence significative entre le groupe expérimental et le groupe contrôle. Il se dégage encore qu’au sein des caisses étudiantes, ce sont les cadres qui acquièrent le plus de connaissances. Enfin, on observe qu’une implantation réussie de certaines caisses étudiantes (I’adhésion de plus de 25 % de la population étudiante d’une école donnée) a un effet paradoxal pour l’apprentissage: les responsables de ces caisses étudiantes acquièrent moins .de connaissances financières comparativement aux responsables des caisses étudiantes en développement.
Comme activité de communication et d’éducation coopérative, les caisses étudiantes apparaissent comme des caisses populaires « laboratoires » permettant à des jeunes de vivre une simulation et de jouer différents rôles. Au terme de notre recherche, il ressort qu’on devrait apporter quelques modifications à la formule actuelle pour des fins d’animation et d’apprentissage.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Données récentes sur l’impact d’une activité de communication-éducation: les caisses étudiantes, Michel Beauchamp, Université Laval et Yvan Comeau, UQAM, septembre 1993.
L’éducation coopérative dans le mouvement coopératif québécois, Yvan Comeau, novembre 1993.
L’ÉDUCATION COOPÉRATIVE DANS LE MOUVEMENT COOPÉRATIF QUÉBÉCOIS
Dans ce rapport de recherche, nous traitons de la notion d’éducation coopérative, de son développement au Québec, des pratiques d’éducation dans le mouvement coopératif et des défis qui se posent au développement de l’éducation dans les coopératives. Les informations relatives à l’éducation coopérative proviennent de trois sources: entrevues structurées ayant permis la confection d’un répertoire sur l’éducation coopérative au Québec; entretiens informels avec des responsables de l’éducation coopérative; et leurs réponses à six questions ouvertes.
Dans un sens restreint, la notion d’éducation coopérative fait appel à une pédagogie marquée par la créativité, la prise en charge par les élèves du processus éducatif et la solidarité du groupe. Dans les coopératives, elle concerne plutôt l’acquisition d’un ensemble de connaissances assurant la compétence technique, l’adhésion aux valeurs et principes coopératifs, la promotion d’un type d’organisation et d’un projet de société, et l’action solidaire. Notre recherche s’intéresse plus particulièrement aux pratiques structurées d’éducation coopérative, c’est à dire celles qui comportent des objectifs, des contenus et des méthodes pédagogiques explicites.
L’éducation coopérative a connu trois phases de développement. Une première période (1900 à 1950) est caractérisée par 1’autodidactie des pionniers. Puis, de 1950 à 1970, on assiste à la structuration de l’éducation coopérative, grâce à une série d’initiatives du mouvement coopératif. Enfin, la période actuelle débute en 1970 et elle se distingue par l’expansion qu’a connue l’éducation coopérative, même si certains secteurs ont diminué leurs activités de formation.
Dans le mouvement coopératif, on remarque que les pratiques de courte durée (sessions et activités) sont privilégiées. Il ressort également que certaines populations cibles sont moins bien rejointes que d’autres; c’est le cas du public en général, des employés et des cadres. Le secteur des finances, de l’épargne et du crédit priorise l’éducation coopérative des dirigeants, sans doute à cause de la complexité de leur tâche. Les secteurs de l’agriculture, de l’habitation, et celui du travail, des services aux entreprises et du développement local, offrent un plus grand nombre d’activités pour les membres parce que, croyons nous, le rapport des sociétaires à leur coopérative se fait sur une base quotidienne et concerne directement le cadre de vie.
À partir d’une analyse des propos des répondants au questionnaire, nous identifions et présentons six défis de l’éducation coopérative: accentuer l’éducation dans le mouvement coopératif; rejoindre tous les acteurs; développer le sentiment d’appartenance et la participation; accroître l’intercoopération en matière d’éducation coopérative; sensibiliser le public à la coopération; et faire de la recherche évaluative.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’éducation coopérative dans le mouvement coopératif québécois, Yvan Comeau, novembre 1993.
La Communication institutionnelle et recherche de cohérence : le cas de la semaine Desjardins et de la campagne de publicité institutionnelle du Mouvement Desjardins entre 1970 et 1992, Anne Rhéaume, Michel Beauchamp, Université Laval, novembre 1993.
LA COMMUNICATION INSTITUTIONNELLE ET RECHERCHE DE COHÉRENCE : LE CAS DE LA SEMAINE DESJARDINS ET DE LA CAMPAGNE DE PUBLICITÉ INSTITUTIONNELLE DU MOUVEMENT DESJARDINS ENTRE 1970 ET 1992
Le présent texte s’articule autour des quatre notions suivantes: la publicité institutionnelle, l’événement média, l’image d’entreprise et la cohérence. I1 a pour principal objet d’apprécier la cohérence dont témoignent, entre les années 1970 et 1992, les deux principales activités de communication institutionnelle du Mouvement Desjardins, à savoir la Semaine Desjardins et la campagne de publicité institutionnelle.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La Communication institutionnelle et recherche de cohérence : le cas de la semaine Desjardins et de la campagne de publicité institutionnelle du Mouvement Desjardins entre 1970 et 1992, Anne Rhéaume, Michel Beauchamp, Université Laval, novembre 1993.
La prise en compte des pratiques financières informelles dans la perspective de l’implantation en Afrique francophone de coopératives d’épargne et de crédit inspirées de l’expérience québécoise des caisses populaires Desjardins, Clément Wonou, août 1993.
LA PRISE EN COMPTE DES PRATIQUES FINANCIÈRES INFORMELLES DANS LA PERSPECTIVE DE L’IMPLANTATION EN AFRIQUE FRANCOPHONE DE COOPÉRATIVES D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT INSPIRÉES DE L’EXPÉRIENCE QUÉBÉCOISE DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS
La présente étude s’inscrit dans les préoccupations de coopération internationale de la Chaire de Coopération Guy Bernier de l’Université du Québec à Montréal (UQAM); coopération internationale à l’actif de laquelle se trouvent, entre autres actions, les conseils et assistance en gestion coopérative que la Chaire initie avec la jeune coopérative d’épargne et de crédit tontiniers, «CONVERGENCE 2000» de la République du Bénin.
Les premières discussions remontent à l’automne 1992, lors d’un séjour d’enseignement du directeur de la Chaire à Université Internationale de langue française au service du développement africain à Alexandrie d’Égypte (Université Senghor).
Le but de l’étude, au moment où la mise en place d’un programme d’implantation de caisses populaires en Afrique devient un discours québécois de la francophonie, est de mettre en relief l’impact que les pratiques financières informelles pourraient avoir sur la réussite du projet. Elle se veut une contribution à l’élaboration d’une approche adaptative d’implantation et de développement en Afrique francophone
En prélude à cette phase, de juin à septembre 1993, Clément Wonou a effectué au Québec, sous la direction de la Chaire de coopération, un stage de recherche action au sein du Mouvement des caisses populaires Desjardins afin d’étudier certains éléments permettant de mieux documenter la présente.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La prise en compte des pratiques financières informelles dans la perspective de l’implantation en Afrique francophone de coopératives d’épargne et de crédit inspirées de l’expérience québécoise des caisses populaires Desjardins, Clément Wonou, août 1993.
1992
Vérification empirique de la perception et de la pratique de l’autonomie dans les caisses populaires, Nicole Beaulieu Chassé et Mauro-F. Malservisi, janvier 1992.
VÉRIFICATION EMPIRIQUE DE LA PERCEPTION ET DE LA PRATIQUE DE L’AUTONOMIE DANS LES CAISSES POPULAIRES
La présente étude est une suite logique à la recherche théorique La caisse Desjardins: de l’autonomie individuelle à l’autonomie collective. Dans l’ensemble des caisses du Mouvement Desjardins, une enquête a été menée au cours de l’été 1990. Le questionnaire d’enquête comportait cinq subdivisions: autonomie (définition), structure organisationnelle, offre de produits et services financiers, influence technologique et objectifs.
Cette enquête cherchait à préciser davantage la perception et la position des divers intervenants c’est à dire les membres des conseils d’administration, les gestionnaires et les employé(e)s des diverses caisses quant aux retombées possibles pour ces entreprises locales de l’évolution structurelle chez Desjardins. Parallèlement, cette recherche « sur le terrain » a tenté de vérifier la pertinence et l’actualité du discours officiel du Mouvement Desjardins tel qu’il peut être perçu à travers la littérature Desjardins. En résumé, ce document vise à présenter une première analyse et synthèse des informations recensées. Également, il vise à accroître nos connaissances quant aux divers points de vue des intervenants des caisses locales et quant aux manifestations possibles et actuelles d’une autonomie pour les caisses Desjardins.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Vérification empirique de la perception et de la pratique de l’autonomie dans les caisses populaires, Nicole Beaulieu Chassé et Mauro-F. Malservisi, janvier 1992.
L’autonomie des caisses populaires Desjardins : théorie et pratique, illusion ou réalité, une interprétation à partir de résultats de quelques recherches récentes, Allocution de Monsieur Mauro-F. Malservisi, directeur de la Chaire de coopération Guy-Bernier de l’Université du Québec à Montréal à la 3e Conférence Guy-Bernier, le 28 janvier 1992.
Contactez-nous à chaire.coop@uqam.ca pour plus d’informations.
La gestion du risque de taux d’intérêt : le cas des caisses populaires Desjardins du Québec affiliées à la Fédération de Montréal et de l’Ouest-du-Québec, Stéphane Brouillette, février 1992.
LA GESTION DU RISQUE DE TAUX D’INTÉRÊT : LE CAS DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS DU QUÉBEC AFFILIÉES À LA FÉDÉRATION DE MONTRÉAL ET DE L’OUEST-DU-QUÉBEC
Notre mémoire sur l’appariement a pour objet les 321 caisses populaires affiliées à la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l’Ouest du Québec (FMO). Dans ce mémoire, nous nous proposons d’étudier l’évolution du désappariement, depuis 1984, des caisses affiliées à la FMO. Après avoir effectué une revue de la littérature portant sur la gestion du risque de taux d’intérêt, nous formulons premièrement un modèle économétrique qui puisse expliquer leurs écarts d’appariement. Puis nous passons à la modélisation de la marge bénéficiaire de l’ensemble des caisses. Nous poursuivons notre étude en traitant de l’optimalité de l’appariement pour les caisses de la FMO. Nous y déterminons les niveaux de désappariement (risque) associés aux rendements maximaux espérés par celles ci.
Nous avons observé dans ce mémoire que la marge bénéficiaire des caisses populaires affiliées à la FMO réagit beaucoup aux fluctuations des taux d’intérêt. Le modèle de la marge bénéficiaire, inclut, au plan empirique, deux indicateurs du désappariement dont l’un est basé sur l’écart de durée du bilan d’une caisse. Lors de nos simulations, l’échantillon étudié n’a pu permettre de déceler lequel de ces indicateurs aurait la plus grande capacité prévisionnelle. Les résultats provenant de l’utilisation de l’un ou de l’autre de ces indicateurs sont pratiquement identiques. Par contre, théoriquement, l’indicateur basé sur la durée devrait être plus performant.
Nous avons pu observer qu’il existe un délai dans l’ajustement de la marge bénéficiaire à la suite d’une variation des taux d’intérêt. Dans une deuxième partie, nous traçons la frontière efficiente des caisses de la FMO pour laquelle la mesure du risque est le désappariement. Cela nous a permis de déterminer les proportions requises des diverses catégories de désappariement. On observe notamment dans cette partie que l’excédent des fonds non reliés, qui mesure le pouvoir financier d’une caisse, se doit d’être mis à contribution dès que l’on vise une marge bénéficiaire entre 3 % et 4 %, intervalle normal pour les caisses. Il n’est pas possible de déceler ce phénomène en se référant au modèle économétrique de la marge mais selon celui de la frontière efficiente, ce pouvoir financier permet, sans équivoque, d’atteindre un rendement espéré supérieur.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La gestion du risque de taux d’intérêt : le cas des caisses populaires Desjardins du Québec affiliées à la Fédération de Montréal et de l’Ouest-du-Québec, Stéphane Brouillette, février 1992.
Les coopératives de travail au Québec et la satisfaction des membres, Yvan Comeau, février 1992.
LES COOPÉRATIVES DE TRAVAIL AU QUÉBEC ET LA SATISFACTION DES MEMBRES
Ce document constitue la première étape d’une recherche sur la satisfaction des membres dans les coopératives de travail du Québec. Cette étude, très statistique, a été faite à partir de plusieurs enquêtes et ses résultats sont souvent comparés à ceux d’autres enquêtes similaires, permettant ainsi de mieux comprendre plusieurs phénomènes.
Afin de bien cerner le contexte actuel des entreprises coopératives, ce fascicule donne d’abord un aperçu de la constitution des travailleurs et travailleuses ainsi que des principales transformations survenues dans les coopératives de travail au fil des ans. Ces considérations étant faites, l’auteur discute des principales sources de satisfaction et d’insatisfaction des membres à l’intérieur des coopératives de travail au Québec. Il effectue alors plusieurs liens entre ces sources et certaines variables. Il propose ensuite quelques recommandations pratiques qui pourraient certes être très utiles et qui possiblement augmenteraient le taux de satisfaction des membres de coopératives de travail québécoises.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les coopératives de travail au Québec et la satisfaction des membres, Yvan Comeau, février 1992.
Caractéristiques des principes coopératifs au plan financier : une perspective d’agence, Michel Y. Bergeron, Simon Lalancette, avril 1992.
CARACTÉRISTIQUES DES PRINCIPES COOPÉRATIFS AU PLAN FINANCIER : UNE PERSPECTIVE D’AGENCE
La théorie des relations d’agence propose de représenter la firme comme un réseau de relations contractuelles entre les diverses parties qui la constituent. En ce sens, les auteurs utilisent la théorie de l’agence développée initialement par JENSEN et MECKLING (1976) pour examiner certains principes coopératifs tels le vote démocratique, la notion de propriétaire-usager et le principe de répartition au prorata de l’usage, l’intérêt sur le capital et la dévolution désintéressée de l’actif net ainsi que l’éducation coopérative.
Les auteurs montrent alors dans ce document que les éléments spécifiques au coopératisme modifient la nature des relations d’agence entre les divers groupes dont la collaboration est nécessaire à la survie de la coopérative.
Ce compte-rendu attire finalement l’attention du lecteur sur la nécessité d’approfondir la compréhension des défis que pose la gestion coopérative, car une analyse minutieuse des principes coopératifs dans une perspective d’agence pourrait contribuer grandement au développement financier des coopératives.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Caractéristiques des principes coopératifs au plan financier : une perspective d’agence, Michel Y. Bergeron, Simon Lalancette, avril 1992.
Le crédit dans une caisse populaire en milieu urbain : Saint-Alphonse d’Youville, 1940-1950, Jean Poirier, avril 1992.
LE CRÉDIT DANS UNE CAISSE POPULAIRE EN MILIEU URBAIN : SAINT-ALPHONSE D’YOUVILLE, 1940-1950
Au cours de la première moitié du 20ième siècle, les activités des caisses populaires au Québec demeurent principalement associées au monde rural. En effet, même si les caisses populaires urbaines sont généralement plus puissantes que les autres, plus de trois caisses sur quatre sont situées à la campagne. Cette tendance commence à changer toutefois à partir de 1940, date à laquelle la pénétration en milieu urbain va s’intensifier à la faveur d’une croissance sans précédent des caisses populaires.
Cet essor en milieu urbain correspond à une période de transformation de la société québécoise et de l’espace urbain à Montréal. En raison des investissements de fonds élevés que nécessite la construction de logements au lendemain de la guerre, les caisses populaires vont jouer un rôle primordial dans la suburbanisation et la mise en place d’un nouveau tissu urbain à Montréal, un rôle dont on connaît peu l’ampleur et la nature. Certes, plusieurs études ont fait ressortir l’implication significative des caisses populaires dans le crédit hypothécaire depuis 1940, mais aucune ne présente une étude systématique du crédit urbain au cours des premières années de cette période.
Une telle étude permet pourtant de mieux comprendre le rôle des caisses populaires dans le développement urbain, particulièrement en matière de financement hypothécaire. De plus, à l’heure où les caisses urbaines deviennent de plus en plus nombreuses dans le Mouvement Desjardins, il est intéressant de bien discerner leurs particularités et, par le fait même, leur impact sur l’évolution de l’ensemble du mouvement. Cette étude vise donc deux objectifs précis: présenter un portrait d’une caisse urbaine pour en faire ressortir l’originalité et analyser la nature et l’ampleur de son intervention au cours des années 1940, par une étude systématique du crédit. Nous présenterons d’abord brièvement le discours de Desjardins et quelques questions historiographiques sur la place du crédit dans les caisses populaires, ensuite nous définirons les principales caractéristiques d’une caisse populaire en milieu urbain: Saint Alphonse d’Youville (quartier, dirigeants, politiques et finances) et nous analyserons de manière approfondie les prêts accordés sous trois aspects précis: I’emprunteur, l’objet de sa demande et son lieu de résidence.
On découvre ainsi, grâce à cette analyse, une institution financière très dynamique, dont les dirigeants sont davantage préoccupés par la croissance financière de la Caisse que par la réalisation d’une mission éducative. La décennie quarante représente, à cet égard, une période charnière dans le développement de la Caisse, au cours de laquelle elle profite d’une croissance continue. À la faveur du retour à l’économie de paix, à partir de 1945, elle s’implique, de façon décisive, dans le secteur de l’habitation et, par conséquent, dans la transformation de l’espace urbain. Parallèlement à cette nouvelle orientation de la Caisse au lendemain de la guerre, on constate, à la faveur de la prospérité économique, une certaine démocratisation du crédit, mais surtout une expansion territoriale sans précédent des activités de crédit de la Caisse qui s’étendent maintenant à la majeure partie du territoire de l’île de Montréal et au sud de l’île Jésus.
Contactez-nous par courriel au chaire.coop@uqam.ca pour obtenir une copie du rapport.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Le crédit dans une caisse populaire en milieu urbain : Saint-Alphonse d’Youville, 1940-1950, Jean Poirier, avril 1992.
Les coopératives de travailleurs-actionnaires, des ESOPs à la québécoise?, Benoît Lévesque, septembre 1992.
LES COOPÉRATIVES DE TRAVAILLEURS-ACTIONNAIRES, DES ESOPS À LA QUÉBÉCOISE?
Les coopératives de travailleurs actionnaires constituent une formule originale en vertu de laquelle des travailleurs achètent des actions dans l’entreprise qui les emploie et bénéficient, pour ce faire, d’avantages fiscaux. À l’analyse, les coopératives de travailleurs actionnaires se sont révélées beaucoup plus complexes que nous l’imaginions au départ. Si, au plan économique, nous n’avons plus qu’une entreprise, celle que contrôle majoritairement un entrepreneur capitaliste, au plan juridique, on a bien deux entreprises: la coopérative et l’entreprise à capital actions dans laquelle la coopérative possède un bloc minoritaire d’actions.
Le texte que nous présentons est divisé en trois parties. Dans une première partie, nous décrivons les coopératives de travailleurs actionnaires telles qu’elles existent au Québec (1). Dans une seconde, nous tentons de montrer la complexité de cette formule et nous nous interrogeons à la fois sur le contrôle que les travailleurs y exercent et sur les incidences possibles sur l’organisation du travail (2). Enfin, dans une dernière partie, nous comparerons les coopératives de travailleurs actionnaires avec les ESOPs (Employee Stock Ownership Plans), une formule américaine qui présente des similarités avec les coopératives de travailleurs actionnaires (3). Même si la formule américaine est plus ancienne et a connu plus de succès que la formule québécoise, cette dernière apparaît nettement supérieure.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les coopératives de travailleurs-actionnaires, des ESOPs à la québécoise?, Benoît Lévesque, septembre 1992.
Les objectifs sociaux et économiques des coopératives : une analyse bi-dimensionnelle de la différence d’objectifs entre les entreprises capitalistes et les coopératives, Marcel Roy, décembre 1992.
LES OBJECTIFS SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES DES COOPÉRATIVES : UNE ANALYSE BI-DIMENSIONNELLE DE LA DIFFÉRENCE D’OBJECTIFS ENTRE LES ENTREPRISES CAPITALISTES ET LES COOPÉRATIVES
L’émergence des coopératives constitue une des réponses aux problèmes sociaux soulevés par le matérialisme et l’individualisme du capitalisme du XIXe siècle. Le coopératisme, à la différence du capitalisme, propose d’accorder aussi de l’importance aux besoins non matériels tels que la satisfaction morale, la justice, l’honnêteté, la fraternité, la spiritualité, la liberté, etc.. Il prône également, comme moyen d’assurer le bien-être collectif, non pas la conduite de l’entreprise pour la satisfaction des intérêts individualistes des propriétaires, doublée de l’intervention d’une « main invisible », mais la poursuite à la fois du bien-être des propriétaires-usagers et de la communauté.
La différence ou l’opposition entre le capitalisme et le coopératisme, et qui peut être décrite en référant à la nature, sociale et/ou économique, de leurs objectifs respectifs, réside donc en réalité dans leurs positions respectives quant à deux dimensions de ces objectifs : celle de la nature des besoins (matériels ou non matériels) que les unités de production privées doivent satisfaire et celle de l’identité des individus (propriétaires ou membres de la société) dont les besoins doivent être directement satisfaits par ces unités. C’est ce que ce texte cherche à démontrer.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les objectifs sociaux et économiques des coopératives : une analyse bi-dimensionnelle de la différence d’objectifs entre les entreprises capitalistes et les coopératives, Marcel Roy, décembre 1992.
1991
Les caisses dans les établissements scolaires au Québec (1901-1990) : repères pour l’analyse d’une activité de communication à caractère éducatif, Michel Beauchamp, janvier 1991.
LES CAISSES DANS LES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES AU QUÉBEC (1901-1990): REPÈRES POUR L’ANALYSE D’UNE ACTIVITÉ DE COMMUNICATION À CARACTÈRE ÉDUCATIF
Depuis la première décennie du siècle, les responsables des Caisses Desjardins parrainent une activité de communication visant des milliers de jeunes Québécois: les caisses dans les établissements scolaires. Le présent rapport, qui comprend deux sections, porte sur ces caisses.
En premier lieu, trois principales étapes du développement des caisses en milieu scolaire sont dégagées: de la mise sur pied des premières caisses jusqu’à la fin des années quarante; de 1950 jusqu’au milieu des années soixante dix; de 1976 jusqu’au début des années quatre vingt-dix. Pour chacune de ces trois périodes, nous tentons d’abord de relever certaines données de base pour ensuite mettre en relief certains objectifs poursuivis par les décideurs des Caisses Desjardins sur un plan davantage stratégique.
En deuxième lieu, nous nous attardons à l’étude d’un phénomène en émergence depuis le début de la décennie quatre vingts: les caisses étudiantes autonomes du secondaire. Nous nous intéressons à deux expériences pilotes: celle de la Caisse de la Polyvalente Antoine de Saint-Exupéry (Saint Léonard) et celle d’un groupe de caisses étudiantes de la région de Lanaudière dont la Caisse Bermon (Saint Gabriel de Brandon).
Dans la conclusion du rapport, nous rappelons brièvement l’importance des caisses en milieu scolaires comme activité de propagation coopérative et proposons certaines pistes de recherche portant sur les caisses étudiantes au secondaire. Une liste des sources utilisées et quelques annexes complètent ce rapport. Sur la plan méthodologique, mentionnons que nous avons privilégié une démarche de type qualitatif. La consultation de multiples documents de même que des entrevues en profondeur avec quelques informateurs clés ont été les principales techniques utilisées au cours de l’été 1990.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les caisses dans les établissements scolaires au Québec (1901-1990) : repères pour l’analyse d’une activité de communication à caractère éducatif, Michel Beauchamp, janvier 1991.
L’évolution des nouvelles technologies et les transformations de l’idéologie coopérative au sein du Mouvement Desjardins, Gaëtan Tremblay, UQAM et Michel Beauchamp, Université Laval, avec la collaboration de Michel St-Laurent et André Roy, janvier 1991.
L’ÉVOLUTION DES NOUVELLES TECHNOLOGIES ET LES TRANSFORMATIONS DE L’IDÉOLOGIE COOPÉRATIVE AU SEIN DU MOUVEMENT DESJARDINS
Notre recherche est centrée sur l’étude de certains aspects des interrelations entre le développement des technologies et l’évolution de l’idéologie coopérative à l’intérieur du Mouvement Desjardins. Une approche seulement teintée de déterminisme technologique semble difficilement soutenable. Selon notre perspective, l’évolution du mode de fonctionnement du Mouvement Desjardins et des services qu’il offre à ses membres résulte de l’interaction de trois grands ordres de facteurs: 1) les valeurs véhiculées au sein du Mouvement par les membres, les dirigeants, les cadres et les employés; 2) le développement technologique et les tendances qu’il introduit dans le système; 3) les stratégies des différents groupes d’acteurs dans l’organisation.
C’est sur ce troisième groupe de facteurs que nous avons fait porter certains de nos efforts dans le cadre de cette recherche. Tout en ayant accordé une attention à la discussion sur les valeurs de base à l’intérieur du Mouvement, tout en ayant pris en compte les changements dans les politiques de communication concernant les canaux traditionnels et tout en ayant continué à suivre de près l’évolution des nouveaux services, nous avons procédé à une série d’entrevues au total, cinquante huit entrevues en profondeur, d’une durée moyenne de quatre vingt minutes, furent menées auprès de groupes d’acteurs pour connaître leur perception de la situation, leurs objectifs et les projets qu’ils voulaient alors promouvoir. L’analyse des résultats nous a permis de dégager un certain nombre de constats:
- La dimension « entreprise » entraîne, pour l’ensemble des acteurs interrogés, un très fort consensus: pratiquement toutes ces personnes souscrivent au « projet financier » de Desjardins orienté vers l’excellence et l’expansion des produits et des services financiers. Le fait que les mêmes personnes ne s’entendent pas toujours sur la façon de faire connaître ces produits et services, sur le « message financier » comme tel, ne remet pas en cause un tel consensus;
- La dimension « association » ne suscite pas une telle unanimité. Non pas que l’on remette foncièrement en cause la spécificité coopérative du Mouvement Desjardins, mais le fait qu’une lecture davantage économique que sociale des principes coopératifs s’impose graduellement n’est pas sans susciter quelques déchirements, quelques interrogations, voire quelques remises en cause. I1 s’agit peut être d’une transition dans l’évolution de Desjardins qui cherche actuellement à s’ajuster, à s’adapter, semble t il, à la réalité d’un monde où prédominent pour l’instant les considérations économiques;
- La technologie provoque, chez les personnes rencontrées, un sentiment ambigu. D’une part, on est relativement satisfait du fait que la technologie ait pu permettre la multiplication des produits et des services, qu’elle ait aussi freiner la croissance du personnel, et, surtout, qu’elle ait permis aucune perte d’emploi. D’autre part, principalement au niveau des caisses, certains estiment que cette technologie finit par coûter très cher et peut ainsi nuire è la rentabilité des caisses. Autre point à souligner: un certain nombre d’informateurs ont de la difficulté à bien comprendre -serait-ce à cause de la fréquence des changements technologiques, de leur complexité ou du lien pas toujours évident entre les changements technologiques et les changements administratifs?- les grandes politiques de Desjardins en matière technologique. Ils ont l’impression, qu’ils estiment aussi valable pour les sociétaires, de ne pas « être dans le coup »;
- Il y a peu à dire du lien entre la technologie et le coopératisme. Il s’agit, semble-t-il, d’un aspect inédit, qui n’a pas encore été exploré; aux dires de nos informateurs, la technologie sert avant tout, compte tenu de la concurrence et des besoins actuels des membres, la dimension « entreprise »;
- Au niveau des facteurs de transformation et de l’environnement, remarquons que l’impact de la concurrence, la modification des comportements des Québécois en matière financière ainsi qu’un climat largement propice à l’économie ont incité Desjardins, au cours des dernières années, à revoir et à reformuler ses stratégies financière et technologique.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’évolution des nouvelles technologies et les transformations de l’idéologie coopérative au sein du Mouvement Desjardins, Gaëtan Tremblay, UQAM et Michel Beauchamp, Université Laval, avec la collaboration de Michel St-Laurent et André Roy, janvier 1991.
La caisse Desjardins : de l’autonomie individuelle à l’autonomie collective, Nicole Beaulieu Chassé, février 1991.
LA CAISSE DESJARDINS: DE L’AUTONOMIE INDIVIDUELLE À L’AUTONOMIE COLLECTIVE
Axée principalement sur une revue de la littérature, l’étude présente s’intéresse à relever et à analyser les conséquences pour les caisses populaires de l’évolution du Mouvement Desjardins. Plus précisément, I’objet de cette recherche vise à approfondir davantage toute cette question de l’évolution de la marge de manoeuvre (du maintien du degré d’indépendance) d’une caisse populaire à l’intérieur du Mouvement Desjardins lui même.
Pour fins d’analyse, quatre éléments constituants d’une caisse Desjardins ont été retenus comme significatifs de cette marge de manoeuvre ou véhicules possibles de son autonomie; ce sont: 1) la structure organisationnelle des caisses en regard de 1’évolution de leur législation, 2) leur offre respective de services en tenant compte de l’influence technologique, 3) I’identification de l’objectif ou des objectifs d’une caisse Desjardins ainsi que 4) I’importance de l’environnement Desjardins en termes de valeur et de culture d’entreprise.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La caisse Desjardins : de l’autonomie individuelle à l’autonomie collective, Nicole Beaulieu Chassé, février 1991.
Les caisses populaires et le développement de l’emploi, Anne Beaulieu et Diane Bellemare, février 1991.
LES CAISSES POPULAIRES ET LE DÉVELOPPEMENT DE L’EMPLOI
Dans le cadre des théories du développement endogène, les auteures font ressortir le potentiel des caisses populaires dans le développement régional de l’emploi. Ce potentiel est plus à même de se concrétiser depuis l’entrée des caisses populaires dans le financement d’activités commerciales. Même si les critères formels de décision retenus dans la gestion des portefeuilles de prêts commerciaux ne différent pas de ceux des autres institutions financières et n’incorporent pas le critère de la création d’emplois, le maintien de l’ancrage local des caisses et d’un certain pouvoir de la base, malgré la croissance du Mouvement Desjardins, font des caisses un agent particulier dans le secteur financier. Les limites de marché des caisses populaires, la nature décentralisée du Mouvement Desjardins rendent plus attrayant le financement de petites entreprises qui contribuent au développement local et régional de l’emploi.
L’incapacité d’intégrer de façon formelle le critère de la création d’emplois dans le processus d’étude des demandes de prêts commerciaux ne constitue pas un désengagement des caisses face à la création d’emplois locaux tel que le démontre la mise sur pied de programmes pour jeunes entrepreneurs. Par ceux ci, les caisses créent des portefeuilles limités de prêts servant à financer des projets qui n’auraient passés la barre des services réguliers de crédits commerciaux. Le succès des entreprises financées dans ce cadre démontre de l’existence d’un potentiel de création d’entreprises viables qui ne peuvent voir le jour avec les critères usuels de financement de projets. La concrétisation de ce potentiel, en raison de contraintes de rentabilité des institutions financières, ne passent pas par un élargissement de ces programmes pour jeunes entrepreneurs, mais par l’établissement de partenariat qui permet un meilleur partage du risque associé au démarrage d’activités.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les caisses populaires et le développement de l’emploi, Anne Beaulieu et Diane Bellemare, février 1991.
Les coopératives au Québec : deux projets pour une société distincte, Benoît Lévesque, avril 1991.
LES COOPÉRATIVES AU QUÉBEC : DEUX PROJETS POUR UNE SOCIÉTÉ DISTINCTE
Le caractère distinctif de la société québécoise est donné non seulement par la culture mais aussi par l’économie. De ce point de vue, l’économie contrôlée par les québécois francophones repose sur trois piliers qui se sont mis en place ou qui se sont consolidés à partir des années 1960. Ces trois piliers sont les entreprises capitalistes autochtones, les sociétés d’État et les coopératives. Ils constituent les fondement d’un modèle de développement unique en Amérique du Nord mais ouvert sur celle-ci. Après avoir défini ce qu’il entendait par « nouvelles » et « anciennes » et en avoir évalué l’importance économique respective, l’auteur tente de montrer que ces deux grandes catégories de coopératives portent des projets de société relativement différents.
L’émergence et l’essor de la coopération au Québec résulte dans une première phase (1900 1959) d’un compromis social qui répondait aux besoins des classes relativement dominées que sont les agriculteurs, les pécheurs et les familles à faible revenus, mais également aux visées de l’élite clérico-nationaliste dont l’avenir supposait la conservation ou le maintien de ces classes, la base de la nation canadienne-française. Au début des années 1960, un néo-nationalisme et un vent de déconfessionalisation et de modernisation faisant appel à l’État comme levier de développement succèdent au nationalisme traditionnel et à son idéologie de conservation. Par leur adhésion à ce projet, les coopératives se donnent une nouvelle mission. Désormais, il s’agira moins de renforcer les institutions traditionnelles que sont la ferme familiale, la paroisse et la communauté villageoise que de contribuer au renforcement du contrôle québécois de l’économie. Ce changement dans la mission et les alliances est illustré à partir du cas du Mouvement Desjardins.
De leur côté, les nouvelles coopératives portent également un projet très large mais différent du projet de nationalisme économique, il s’agit d’un projet alternatif de société. Si ce projet demeure pluriel, les points communs semblent être ceux des nouveaux mouvements sociaux, soit des objectifs de vivre et de travailler autrement qui remettent en cause dans certains cas la société productiviste, des objectif aussi d’autonomie et d’autogestion qui s’opposent aux interventions bureaucratiques de l’État et de la Grande Entreprise. Le cas des nouvelles coopératives est illustré par celui des cliniques populaires (coopératives médicales) qui ont précédé la mise sur pied des CLSC. Si au cours de la dernière décennie ces deux projets de société, celui du néo nationalisme et celui des nouveaux mouvements sociaux, ont pu être opposés, la conjoncture de l’après Meach semble favoriser leur rencontre dans le cadre d’une société distincte à construire. Les différences ne devraient pas disparaître pour autant: elles pourraient cependant apparaître complémentaires et constituer ainsi les éléments d’un projet coopératif pluriel.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les coopératives au Québec : deux projets pour une société distincte, Benoît Lévesque, avril 1991.
Les Coopératives Jeunesses de Services : évaluation d’une entreprise d’insertion sociale, Louis Favreau, UQAH et Benoît Lévesque, UQAM, février 1991.
LES COOPÉRATIVES JEUNESSES DE SERVICES : ÉVALUATION D’UNE ENTREPRISE D’INSERTION SOCIALE
Ce cahier présente les résultats d’une recherche évaluative des Coopératives Jeunesses de Services (CJS) qui étaient en opération à l’été 1990. Une CJS, c’est une petite entreprise de type coopératif gérée par environ une douzaine de jeunes de 14 à 18 ans dont les objectifs sont de fournir à ses membres un emploi pour la période estivale et une initiation au fonctionnement d’une entreprise coopérative. A cette fin les jeunes coopérants reçoivent l’aide de deux animateurs ou animatrices. Le Regroupement des coopératrices et coopérateurs du Québec qui a fait jusqu’ici la promotion des CJS au Québec a obtenu la collaboration des milieux coopératifs et communautaires pour diffuser cette initiative et pour la soutenir au niveau local (comité local et parrains).
La recherche comme telle visait 1) à vérifier si la CJS favorisait l’autonomisation des jeunes et leur initiation à la coopération, 2) à évaluer l’importance et la nature des activités économiques et entre autres la capacité éventuelle d’autofinancement des CJS, 3) à donner un aperçu du niveau de satisfaction des diverses intervenants: jeunes coopérants, animateurs, parrains, comités locaux, partenaires nationaux et enfin 4) à faire un certain nombre de recommandations dans la perspective d’une certaine généralisation de la formule. Nous avons utilisé une méthodologie à la fois quantitative (questionnaires) et qualitative (entrevues et analyse de documents). Nous ne présentons dans ce cahier que la synthèse des principaux résultats qui sont dans l’ensemble passablement descriptifs.
A l’été 1990, quarante trois jeunes de 14 à 18 ans et douze animateurs et animatrices ont participé à cette expérience dans le cadre de six CJS. Dans tous les cas, un comité local et des parrains provenant des milieux coopératifs, sociaux ou communautaires ont soutenu ces expériences pour en faire un succès. Une seule des CJS n’a pas bien fonctionné. Les activités économiques étaient constituées de services de proximité ou de services à des institutions. Les états financiers consolidés pour les divers niveaux d’intervention et les diverses CJS révèlent que les revenus et dépenses qui se situaient autour de 100,000.00 $, s’équilibrent. De ce point de vue, l’autofinancement serait possible. Dans l’ensemble, le niveau de satisfaction est très élevé. La formule est vue comme socialement très pertinente et intéressante. Elle suscite même un enthousiasme quasi sans réserve de la part de tous ceux et celles qui étaient impliqué e s dans ce projet. Les objectifs visés au départ sont pour la plupart atteints. L’analyse permet cependant de dégager un certain nombre d’éléments où des améliorations seraient nécessaires.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les Coopératives Jeunesses de Services : évaluation d’une entreprise d’insertion sociale, Louis Favreau, UQAH et Benoît Lévesque, UQAM, février 1991.
La participation aux assemblées générales annuelles : le cas de quelques grandes caisses de l’île de Montréal, Paul Dell’Aniello et Marcel Lizée, février 1991.
LA PARTICIPATION AUX ASSEMBLÉES GÉNÉRALES ANNUELLES: LE CAS DE QUELQUES GRANDES CAISSES DE L’ÎLE DE MONTRÉAL
Notre recherche avait pour objectifs d’inventorier les techniques utilisées par les grandes caisses populaires urbaines de la région de Montréal pour favoriser la participation à l’assemblée générale annuelle et d’obtenir l’avis des membres concernant leur participation à l’assemblée.
Une étude sur le terrain a été réalisée en deux parties, la première auprès de responsables et la se conde auprès de membres de caisses populaires. Les données ont été recueillies par entrevues indivi duelles, en personne auprès des responsables et par téléphone auprès des membres. Deux questionnaires structurés et distincts ont été développés à cette fin. Même si les résultats obtenus ne peuvent être généralisés, étant donné que la recherche porte sur une étude de cas des grandes caisses populaires urbaines, la validité et la consistance internes en assurent la qualité à un niveau satisfaisant.
Nous avons constaté que les caisses échantillonnées utilisaient des moyens conventionnels afin d’annoncer la tenue de l’assemblée générale annuelle et que les activités offertes à l’assemblée étaient elles aussi de nature conventionnelle. Et si les membres sont peu nombreux à assister à l’assemblée, 86,4 % des membres recensés, qu’ils aient ou pas assisté à au moins une assemblée, ont confirmé la nécessité de la te nue d’une assemblée générale. Les gens ayant déjà assisté à au moins une assemblée ont souligné le carac tère démocratique de la démarche de même qu’ils étaient d’avis que la présence à l’assemblée était une bonne façon de participer à l’administration de la caisse. À partir des résultats, nous avons élaboré des voies de recherche concernant des aspects complémentaires à notre enquête. Les principales contributions de notre recherche sont, en premier lieu, d’avoir obtenu un aperçu des propositions et opinions de plus de 20 responsables et de plus de 400 membres de caisses populaires et, en second lieu, d’avoir développé deux questionnaires distincts qui ont servi à autant de types d’entrevues.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La participation aux assemblées générales annuelles : le cas de quelques grandes caisses de l’île de Montréal, Paul Dell’Aniello et Marcel Lizée, février 1991. (interne à la Fédération).
Un système d’information stratégique pour les caisses populaires du Mouvement Desjardins : un modèle à base de connaissances, Ghislain Lévesque et Ginette Sheehy, septembre 1991.
UN SYSTÈME D’INFORMATION STRATÉGIQUE POUR LES CAISSES POPULAIRES DU MOUVEMENT DESJARDINS : UN MODÈLE À BASE DE CONNAISSANCES
Chaque caisse populaire du Mouvement Coopératif Desjardins constitue une entité administrative qui effectue des choix stratégiques A la suite d’entrevues faites auprès des gestionnaires responsables, nous avons identifié l’ensemble de ces choix, particuliers à la caisse. A partir d’un modèle original, nous avons par la suite tenté de voir comment un outil pourrait éventuellement assister ces gestionnaires dans l’exercice de planification stratégique de leur caisse. Nous proposons un modèle de système d’information stratégique.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Un système d’information stratégique pour les caisses populaires du Mouvement Desjardins : un modèle à base de connaissances, Ghislain Lévesque et Ginette Sheehy, septembre 1991.
Analyse de l’effet réseau de diversification du risque au sein du Mouvement Desjardins, Michel Bergeron et Denis Martel, septembre 1991.
ANALYSE DE L’EFFET RÉSEAU DE DIVERSIFICATION DU RISQUE AU SEIN DU MOUVEMENT DESJARDINS
L’émission de parts permanentes par des institutions coopératives que sont les Caisses Populaires Desjardins du Québec a suscité un débat sur le risque (et le rendement) de ces titres. Ce débat portait en particulier sur la valeur des garanties réseaux découlant de la structure fédérative et confédérative du Mouvement Desjardins et sur leur pertinence pour évaluer le risque des émissions concernées. Ainsi, plusieurs analystes financiers questionnaient les mérites de ces émissions sur la base d’analyses de ratios évaluant le risque total d’une caisse plutôt que le risque du « portefeuille fédération » auquel elle est affiliée.
La présente communication analyse l’effet réseau de diversification du risque au niveau des onze fédérations et de la Confédération. Une analyse comparative de la dispersion des rendements des institutions financières canadiennes est d’abord effectuée; puis trois mesures de risque inspirées du modèle de base de Hamada (1969), Rubinstein (1973) et Mohr (1980) sont ensuite estimées pour chacune des onze fédérations. Les résultats obtenus montrent que l’effet de diversification du risque est réel et pourrait même être important. La dispersion des rendements de la Confédération est inférieure à celle de chacune des fédérations pour la période étudiée. De plus, l’analyse des régressions utilisées pour estimer les trois Bêta comptables montre que la variance du terme d’erreur décroît en fonction du nombre de caisses dans chaque fédération. Finalement, une seule des six plus importantes banques canadiennes possédait un risque inférieur à celui de la Confédération pour la période étudiée.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Analyse de l’effet réseau de diversification du risque au sein du Mouvement Desjardins, Michel Bergeron et Denis Martel, septembre 1991.
Valeurs coopératives et communication : l’apport de M. René Croteau, gestionnaire à divers paliers du Mouvement Desjardins, Michel Beauchamp et Madeleine Côté, Université Laval, décembre 1991.
VALEURS COOPÉRATIVES ET COMMUNICATION : L’APPORT DE M. RENÉ CROTEAU, GESTIONNAIRE À DIVERS PALIERS DU MOUVEMENT DESJARDINS
Les acteurs clés d’une organisation peuvent jouer un rôle déterminant dans la promotion de certaines valeurs auprès des publics internes et externes. Cette recherche permet d’avoir un aperçu des thèmes abordés par M. René Croteau, un propagandiste et gestionnaire qui a oeuvré à divers paliers du Mouvement Desjardins, entre 1946 et 1990. L’étude des propos de M. Croteau révèle que les thèmes qu’il a abordés peuvent être surtout associés à la « grille » des valeurs dites « permanentes » de Desjardins. L’étude donne aussi un aperçu des principaux éléments de la « grille Croteau »: la solidarité, la démocratie, I’éducation, I’individu, le service, I’engagement.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Valeurs coopératives et communication : l’apport de M. René Croteau, gestionnaire à divers paliers du Mouvement Desjardins, Michel Beauchamp et Madeleine Côté, Université Laval, décembre 1991.
1990
Fragments d’un récit de pratique : le cas de M. René Croteau, gestionnaire à divers paliers du Mouvement Desjardins, Michel Beauchamp, Université Laval, mai 1990.
FRAGMENTS D’UN RÉCIT DE PRATIQUE: LE CAS DE M. RENÉ CROTEAU, GESTIONNAIRE À DIVERS PALIERS DU MOUVEMENT DESJARDINS
De nombreux auteurs (dont Morgan, 1989; Mintzberg, 1986; Thévenet, 1986; Bacharach et Lawler, 1980; Crozier et Friedberg, 1977) ont traité de l’influence des acteurs clefs dans les organisations complexes, notamment en ce qui a trait à la mise en relief de certaines valeurs. Quelques chercheurs ont, par ailleurs, étudié de manière plus spécifique divers aspects de l’influence de différents acteurs clefs dans certaines organisations coopératives (par exemple, Beauchamp, M., 1989(a) et 1979; Desroche, 1976 et 1975).
Dans ce document, nous présentons des fragments d’un récit de pratique portant sur l’itinéraire de M. René Croteau, un gestionnaire qui a occupé, pendant une quarantaine d’années, des postes importants à divers paliers du Mouvement des Caisses Desjardins: conseiller spécial du président du Mouvement Desjardins; adjoint aux relations institutionnelles auprès du président du Mouvement Desjardins; directeur général de la Confédération Desjardins; directeur général de l’Union régionale de Québec; membre de plusieurs conseils d’administration de composantes du Mouvement Desjardins; etc..
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Fragments d’un récit de pratique : le cas de M. René Croteau, gestionnaire à divers paliers du Mouvement Desjardins, Michel Beauchamp, Université Laval, mai 1990.
Une étude de la demande et de l’offre des dépôts des caisses populaires Desjardins du Québec 1981-1989, Raymond Théoret, avril 1990.
UNE ÉTUDE DE LA DEMANDE ET DE L’OFFRE DES DÉPÔTS DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS DU QUÉBEC, 1981-1989
On a souvent prétendu que les Québécois manifestaient une préférence systématique pour les catégories de dépôts offertes par les caisses populaires Desjardins du Québec. On a même avancé que les membres des caisses étaient peu sensibles aux signaux des taux d’intérêt. Le présent article fait le point sur ce sujet. Pour arriver à ses fins, il se base sur un modèle de portefeuille développé par Gramlich et Jaffee. Son objectif est surtout de vérifier si les fluctuations grandissantes de taux d’intérêt observées depuis la fin des années 70 de même que les nombreuses innovations lancées par les banques au cours de cette période dont le compte progressif, ont mis à mal les privilèges dont jouissent traditionnellement les caisses. Notre étude révèle que les membres des caisses magasinent de plus en plus. Ils réagissent davantage aux écarts de taux d’intérêt entre les dépôts des caisses et ceux de leurs concurrents. L’épargne stable au passif des caisses est même en voie de régression. Cette source de financement autrefois « bon marché » s’estompe, au profit du compte progressif des banques et des dépôts hautement rémunérés: les dépôts à terme fixe. Finalement, le taux d’intérêt des dépôts à terme fixe des caisses épouse de plus en plus les mouvements des taux d’intérêt du marché monétaire canadien. Les lois du marché resserrent leur étreinte sur les caisses populaires Desjardins du Québec.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Une étude de la demande et de l’offre des dépôts des caisses populaires Desjardins du Québec 1981-1989, Raymond Théoret, avril 1990.
Modèle d’analyse des facteurs de diffusion et de transfert des technologies de l’information : le cas du système micro-informatique des caisses populaires Desjardins, Gilles E. St-Amant et Louis-Phillippe Beaudin, mai 1990.
Contactez-nous au courriel chaire.coop@uqam.ca pour plus d’informations.
Les relations du travail dans les caisses populaires : affrontement ou coopération?, Michel Grant, mai 1990.
LES RELATIONS DU TRAVAIL DANS LES CAISSES POPULAIRES: AFFRONTEMENT OU COOPÉRATION?
Le coopératisme et le syndicalisme partagent un ensemble de valeurs qui, théoriquement, devraient créer des conditions propices à la concertation et à la collaboration dans les relations patronales syndicales au sein des organisation coopératives. Dans la province de Québec, plus de 22 000 personnes font partie des syndicats et à ce nombre s’ajoutent des milliers de gens travaillant pour d’autres institutions, fédérations et confédération du Mouvement Desjardins. Ce dernier est l’entreprise privée la plus importante de la province. Les années 1970 et particulièrement 1’année 1985, furent marquées par des conflits de travail importants et déchirants entre ces alliés naturels.
Ce document a pour but de présenter les résultats d’une recherche menée auprès de responsables patronaux et syndicaux et auprès d’employés es dans 77 caisses populaires de la région métropolitaine. Les points importants soulevés dans le questionnaire sont les suivants: la procédure de règlement de plaintes ou de griefs; les relations de travail entre la direction, les employés et leur syndicat lorsque ce dernier est présent; les besoins d’amélioration de la gestion des ressources humaines; les politiques ou actions effectivement réalisées localement; les modes de communication utilisés, l’évaluation comparative des conditions de travail.
Nos résultats démontrent la transformation du climat dans les caisses qui semble être d’abord le produit d’une politique patronale planifiée et implantée d’une façon systématique. Les conditions actuelles sont perçues comme beaucoup plus favorables à la coopération entre les parties qu’au conflit et incitent de part et d’autre à redéfinir les objectifs et les pratiques dans le contexte nouveau qui se développe dans les caisses locales.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les relations du travail dans les caisses populaires : affrontement ou coopération?, Michel Grant, mai 1990.
La refonte de la Loi sur les caisses d’épargne et de crédit : l’occasion d’une réflexion sur la centralisation du Mouvement Desjardins, Marcel Roy, août 1990.
LA REFONTE DE LA LOI SUR LES CAISSES D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT : L’OCCASION D’UNE RÉFLEXION SUR LA CENTRALISATION DU MOUVEMENT DESJARDINS
L’examen des nouvelles dispositions de la « Loi sur la caisses d’épargne et de crédit » par rapport à l’ancien texte de loi amène l’auteur à affirmer que la nouvelle loi exerce un effet centralisateur sur le lien d’autorité entre les caisses du Mouvement Desjardins et leurs fédérations et Confédération. Cet effet résulte de l’élévation au niveau de loi de règlements et de pratiques préexistant chez Desjardins et de la volonté gouvernementale d’augmenter son contrôle sur les caisses d’épargne et de crédit.
L’auteur fait état des principales raisons évoquées pour la refonte de la Loi, présente ses dispositions centralisatrices et expose certains des risques que cette centralisation fait courir au Mouvement Desjardins.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La refonte de la Loi sur les caisses d’épargne et de crédit : l’occasion d’une réflexion sur la centralisation du Mouvement Desjardins, Marcel Roy, août 1990.
Prévision de l’évolution de l’actif des caisses populaires : méthodes classique versus bayesienne, Steve Ambler, octobre 1990.
PRÉVISION DE L’ÉVOLUTION DE L’ACTIF DES CAISSES POPULAIRES: MÉTHODES CLASSIQUE VERSUS BAYESIENNE
Dans ce texte, nous évaluons deux méthodologies statistiques (classique et bayesienne) en ce qui a trait à la prévision à court terme de l’évolution de l’actif des caisses populaires des différentes régions administratives québécoises. Pour un horizon de prévision d’un mois, la méthodologie classique se révèle supérieure, tandis que pour des horizons de prévision allant de trois mois à douze mois, la méthodologie bayesienne l’emporte. Le fait de tenir compte de relations de long terme entre les séries chronologiques utilisées par le biais de termes de correction des erreurs ne semble pas améliorer le pouvoir prévisionnel des modèles bayesiens.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Prévision de l’évolution de l’actif des caisses populaires : méthodes classique versus bayesienne, Steve Ambler, octobre 1990.
La survie et l’essor des caisses populaires dans un environnement capitaliste : éléments d’interprétation dans le contexte de la théorie des relations d’agence, Michel Y. Bergeron, janvier 1991.
LA SURVIE ET L’ESSOR DES CAISSES POPULAIRES DANS UN ENVIRONNEMENT CAPITALISTE: ÉLÉMENTS D’INTERPRÉTATION DANS LE CONTEXTE DE LA THÉORIE DES RELATIONS D’AGENCE
Sous l’angle des théories traditionnelles de la firme, la réussite de la forme organisationnelle originale que représentent les Caisses populaires est intrigante pour au moins deux raisons. Premièrement, cette forme organisationnelle ne parait pas très propice à l’épanouissement de deux des fonctions jugées essentielles à la survie de la firme: la fonction d’entrepreneurship et de prise en compte du risque résiduel. Deuxièmement, cette réussite s’est matérialisée dans un secteur relativement compétitif, le secteur bancaire, et face à la forme organisationnelle capitaliste par excellence: la compagnie par actions publiques. Le présent document propose une interprétation du phénomène à partir du cadre d’analyse de la théorie des relations d’agence. Plusieurs aspects sont mis en évidence. D’une part, on pourrait avoir sous-estimer la valeur de survie des principes coopératifs comme mécanismes de résolution des problèmes d’agence. Par exemple, on peut faire l’hypothèse que les notions de propriétaire usager et de vote démocratique atténuent le problème d’asymétrie informationnelle entre gestionnaire et propriétaire client, facilitent l’identification des besoins des clients et le développement de produits adaptés au créneaux du marché et aussi contribuent à réduire les problèmes de prélèvement et de différences de préférences pour le risque. D’autre part, les caractéristiques particulières du secteur bancaire pourraient avoir contribuer à limiter l’impact des inconvénients des droits de propriété coopératifs: une partie importante du risque résiduel de l’activité est sous contractée par l’État et la proportion d’actifs spécifiques nécessaires à l’activité était, jusqu’à récemment du moins, relativement faible. Finalement, le fonctionnement des marchés financiers et de la main-d’oeuvre et leur rôle dans la solution des problèmes d’agence sont d’autres aspects expliquant pourquoi les fonctions d’entrepreneurship et de prise en compte du risque ne sont, ni aussi uniques, ni aussi déterminantes, que ne le laissent penser les théories traditionnelles. Ainsi, en utilisant les signaux des marchés financiers externes, les caisses contournent les difficultés opérationnelles que posent le développement d’une règle de répartition au pro rata de l’usage non arbitraire. De plus, dans les caisses comme dans les banques, une série de mécanismes tant internes qu’externes, est susceptible de maintenir l’efficacité de la structure organisationnelle. Et il n’existe pas de raison à priori pour que les processus de contrôle de la performance des gestionnaires des niveaux hiérarchiques supérieurs aux niveaux inférieurs (ou vice versa) soient moins efficace dans les caisses que dans les banques.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La survie et l’essor des caisses populaires dans un environnement capitaliste : éléments d’interprétation dans le contexte de la théorie des relations d’agence, Michel Y. Bergeron, janvier 1991.
Un modèle économétrique de la marge bénéficiaire des institutions de dépôt sises au Canada et au Québec, Dany Laflamme, avril 1993.
UN MODÈLE ÉCONOMÉTRIQUE DES MARGES BÉNÉFICIAIRES DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS DU QUÉBEC ET DES BANQUES À CHARTE CANADIENNES
Le but de cet article est de proposer un modèle économétrique qui permette d’expliquer la détermination des marges bénéficiaires (revenus nets d’intérêts par 100 $ d’actif) des caisses populaires Desjardins du Québec et des banques à charte canadiennes. Il existe très peu d’articles dans les revues académiques qui abordent ce sujet. Nos recherches ont permis de dégager que ce sont surtout des facteurs institutionnels qui rendent compte de l’évolution des marges bénéficiaires des institutions de dépôt au Canada Du côté des caisses populaires Desjardins du Québec, les facteurs qui expliquent la forte érosion de leur marge bénéficiaire depuis 1983 sont le gonflement des taux d’intérêt au cours de la période d’analyse et la proportion grandissante des dépôts à terme fixe dans l’ensemble de leurs dépôts. Du côté des banques, l’assainissement du portefeuille international et la croissance marquée des prêts personnes et hypothécaires ont contribué à l’amélioration de leur marge bénéficiaire.
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NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Un modèle économétrique de la marge bénéficiaire des institutions de dépôt sises au Canada et au Québec, Dany Laflamme, avril 1993.
La coopération de l’an 2000?, Michel Belley, octobre 1990.
LA COOPÉRATION DE L’AN 2000 ?
À la suite de changements radicaux survenus dans les années 1980, le mouvement coopératif a souvent été remis en question. Les pressions envers ce mouvement ont été nombreuses et il est loin d’être utopique de croire que celles-ci se manifesteront plus fortement dans les années à venir. Les coopérateurs devront donc agir dans les années futures s’ils veulent que le mouvement subsiste.
L’auteur discute d’abord des forces externes, qui ont tendance à assimiler les coopératives aux autres organisations capitalistes. Il traite ensuite des forces internes, qui sont dans le champ de couverture des coopérateurs en termes de gestion et qui de ce fait ne doivent pas causer la disparition éventuelle des coopératives.
La question fondamentale est donc la suivante : la formule coopérative subsistera-t-elle en l’an 2 000 ? L’auteur souligne que plusieurs défis s’imposent à l’aube de ce troisième millénaire, défis qui sont une condition à la continuité du mouvement coopératif. Il explique d’ailleurs trois défis essentiels, qu’il faudra relever le plus tôt possible : renouveler le discours coopératif ; affirmer la souveraineté organisationnelle des coopératives ; et mettre en valeur les forces stratégiques intrinsèques.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La coopération de l’an 2000?, Michel Belley, octobre 1990.
1989
Guide de recherche sur la coopération : les principaux centres de documentation et d’archives au Québec, compilé par Paul-André Lévesque sous la direction de Benoît Lévesque, Paul-André Linteau et Mauro-F. Malservisi, février 1989.
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Association et autonomie populaire : l’émergence de l’idéal coopératif et l’état au Québec 1850-1914, Jean-Marie Fecteau avec la collaboration de Isabelle Dupuis, février 1989.
ASSOCIATION ET AUTONOMIE POPULAIRE : L’ÉMERGENCE DE L’IDÉAL COOPÉRATIF ET L’ÉTAT AU QUÉBEC 1850-1914
Le coopératisme constitue un système économique qui s’est développé assez tardivement au Québec. Ce mouvement est en effet né au début des années 1860 afin de lutter contre le capitalisme sauvage de l’époque. Le but de l’idéal coopératif est à l’époque de mettre sur pied une alternative sociale permettant de contrer cette grande tendance de la deuxième moitié du 19e siècle, qui consiste à recourir à un modèle hégémonique basé essentiellement sur l’individualisme et la libre concurrence.
Le modèle coopératif sera ici étudié entre 1850, date médiane du 19e siècle et année d’adoption de «L’acte pour incorporer certaines associations charitables, philanthropiques et de prévoyance», et 1914, année qui marque le début de la première guerre mondiale et qui permet d’analyser les grandes lois coopératives du début du 20e siècle au Québec.
Enfin, le coopératisme n’est pas vu dans cet essai dans une perspective historique, le but fondamental de cet ouvrage étant de mieux comprendre le côté législatif lié à l’émergence de l’idéal coopératif au Québec. Ce fascicule propose donc d’étudier différentes lois mises sur pied par l’appareil gouvernemental et d’établir les rapports que ces lois ont eus avec l’émergence du coopératisme au Québec. Cet ouvrage permettra ainsi de constater que le succès de la coopération implique un recours à l’État, qui agit comme dispensateur essentiel de normes.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Association et autonomie populaire : l’émergence de l’idéal coopératif et l’état au Québec 1850-1914, Jean-Marie Fecteau avec la collaboration de Isabelle Dupuis, février 1989.
La structure organisationnelle des caisses populaires face au décloisonnement : un avantage compétitif insoupçonné? , Ginette Sheehy, Ghislain C. Lévesque et Tho Hau Nguyen, janvier 1989.
LA STRUCTURE ORGANISATIONNELLE DES CAISSES POPULAIRES FACE AU DÉCLOISONNEMENT : UN AVANTAGE COMPÉTITIF INSOUPÇONNÉ?
La transposition du modèle d’analyse stratégique de Porter au réseau des institutions Desjardins nous indique que sa structure organisationnelle originale peut constituer un avantage compétitif. En effet, I’autonomie décisionnelle des caisses populaires associée à leur présence sur l’ensemble du territoire québécois, n’a pas d’équivalent au niveau de la concurrence. Dans le contexte du décloisonnement des marchés financiers, n’y a t il pas lieu de croire que ces deux atouts présentent un potentiel insoupçonné pour définir et offrir des services adaptés aux diverses attentes régionales et locales? À quelles conditions?
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La structure organisationnelle des caisses populaires face au décloisonnement : un avantage compétitif insoupçonné? , Ginette Sheehy, Ghislain C. Lévesque et Tho Hau Nguyen, janvier 1989.
Analyse concurrentielle globale du secteur bancaire au Québec : 1981-1987, Ginette Sheehy, Ghislain C. Lévesque et Tho Hau Nguyen, janvier 1989.
ANALYSE CONCURRENTIELLE GLOBALE DU SECTEUR BANCAIRE AU QUÉBEC: 1981-1987
L’objectif de cet article est d’identifier la position des Caisses Populaires Desjardins au sein du secteur des institutions de dépôts au Québec. La première étape compare les principales institutions au chapitre de la répartition des points de service à la clientèle à travers la province. La suite examine l’évolution des parts de marché des institutions quant aux dépôts et aux différents produits de crédit. Les auteurs concluent en montrant la progression notable des Caisses au plan des dépôts et du crédit commercial au détriment des banques au cours de cette période.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Analyse concurrentielle globale du secteur bancaire au Québec : 1981-1987, Ginette Sheehy, Ghislain C. Lévesque et Tho Hau Nguyen, janvier 1989.
Le Renforcement de la position concurrentielle des caisses locales par le développement d’un système d’information stratégique, Ghislain C. Lévesque, Ginette Sheehy et Tho Hau Nguyen, février 1989.
LE RENFORCEMENT DE LA POSITION CONCURRENTIELLE DES CAISSES LOCALES, LE DÉVELOPPEMENT D’UN SYSTÈME D’INFORMATION STRATÉGIQUE
Le Mouvement des Caisses Populaires Desjardins du Québec a connu un essor fulgurant au cours des 30 dernières années passant d’un mil liard de dollars d’actif à 35 milliards. L’arrivée des technologies de l’information a permis de soutenir cette croissance en grande partie. Notre recherche visait à cerner l’orientation future à prendre pour poursuivre le développement des services électroniques, dans ce contexte. Une analyse concurrentielle, fondée sur une transposition originale du modèle de Porter, examine séparément les niveaux national et local. Cette analyse indique qu’il serait approprié de concentrer les énergies au niveau local pour rendre accessibles à chaque caisse les moyens propres à faire ses choix stratégiques, dans le cadre d’une stratégie globale d’entreprise.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Le Renforcement de la position concurrentielle des caisses locales par le développement d’un système d’information stratégique, Ghislain C. Lévesque, Ginette Sheehy et Tho Hau Nguyen, février 1989.
Une note sur l’existence des coopératives dans le système capitaliste, Tahar Mansour, mai 1989.
UNE NOTE SUR L’EXISTENCE DES COOPÉRATIVES DANS LE SYSTÈME CAPITALISTE
Le système capitaliste est fondé sur le principe de la main invisible. Le profit est donc le moteur de ce système alors que la concurrence et la réglementation gouvernementale jouent le rôle du chien de garde et font en sorte que les ressources soient le mieux allouées que possible en fonction des intérêts convergents de la communauté et des signaux émis par le marché. Dans un tel système, le prix est le mécanisme auto régulateur et ce, aussi bien au niveau des entreprises publiques (via la taxation) que privées. Dès lors, une question se pose: pourquoi y a t il eu émergence d’un secteur non traditionnel (les coopératives) dans un tel système? En d’autres mots, quels rôles peuvent jouer les coopératives dans un tel système et quels buts poursuivent elles?
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Une note sur l’existence des coopératives dans le système capitaliste, Tahar Mansour, mai 1989
Les caisses populaires ou les banques à charte. Y a-t-il une différence? Une analyse comparative des services offerts aux consommateurs, Nicole Beaulieu Chassé, juin 1989.
LES CAISSES POPULAIRES OU LES BANQUES À CHARTE. Y A-T-IL UNE DIFFÉRENCE?, UNE ANALYSE COMPARATIVE DES SERVICES OFFERTS AUX CONSOMMATEURS
Les caisses populaires, par nature coopérative, et les banques à charte, par nature capitaliste, offrent quantité de services aux consommateurs. Ce document étudie les différences et les similitudes qui existent entre ces deux institutions afin de déterminer si elles sont réellement différentes.
Différents points de vue sont abordés dans cet ouvrage afin de comparer les banques à charte et les caisses populaires. Les points de comparaison sont la forme de propriété, la capitalisation, l’idéologie (exprimée sous forme de culture d’entreprise), les produits et services financiers offerts ainsi que les objectifs relatifs aux deux institutions. Par ailleurs, certains aspects légaux sont abordés, mais c’est davantage la perception de la majorité des usagers au moment de la production ou de la consommation du produit ou service financier qui est à la base de la réflexion.
En définitive, il est possible de voir que plusieurs similitudes existent entre les caisses populaires et les banques à charte, ce qui fait que l’usager saisit mal la distinction entre les deux organismes. Dans ces circonstances, les caisses populaires devront réussir à se distinguer le plus rapidement possible de leurs vis-à-vis bancaires. Ainsi, dans un contexte où la concurrence demeure de plus en plus vive, on suggère que les prochaines années seront déterminantes quant à la capacité du Mouvement Desjardins à « gérer » sa différence (le coopératisme) au sein des caisses populaires.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les caisses populaires ou les banques à charte. Y a-t-il une différence? Une analyse comparative des services offerts aux consommateurs, Nicole Beaulieu Chassé, juin 1989.
Un modèle économétrique de la marge bénéficiaire des caisses populaires du Québec, Raymond Théoret, août 1989.
UN MODÈLE ÉCONOMÉTRIQUE DE LA MARGE BÉNÉFICIAIRE DES CAISSES POPULAIRES DU QUÉBEC
Le présent document traite de la question entourant la marge bénéficiaire par le biais d’un modèle économétrique de la marge bénéficiaire des caisses populaires.
Après un survol de la littérature sont discutées la théorie du bilan bancaire (définition d’une banque, objectif d’une banque, modèles classiques et contemporains du bilan bancaire) et la problématique de la marge bénéficiaire des banques.
Les écrits sur le sujet étant plutôt rares et la réalité étant parfois différente de ce que l’on en dit, ce document explique ce qui se passe dans les faits. On présente alors, d’un point de vue théorique, un nouveau modèle économétrique de calcul de la marge bénéficiaire. Ce modèle, en incluant plusieurs variables, permet de calculer de façon plus juste la marge bénéficiaire.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Un modèle économétrique de la marge bénéficiaire des caisses populaires du Québec, Raymond Théoret, août 1989.
Un modèle statistique de l’évolution de l’actif des caisses populaires, Steve Ambler et Lucie Desrochers, juillet 1989.
UN MODÈLE STATISTIQUE DE L’ÉVOLUTION DE L’ACTIF DES CAISSES POPULAIRES
Ce document discute d’un point de vue plutôt théorique d’une nouvelle méthode permettant d’analyser les liens entre les activités financières et l’activité économique réelle tout en tenant compte des différences entre les diverses régions.
Les auteurs présentent donc ici les résultats d’une étude statistique qui utilise des données mensuelles au niveau des régions administratives de la province de Québec, le but ultime de cet exercice étant d’atteindre les objectifs suivants : documenter l’évolution comparative des caisses populaires québécoises et des banques à charte à l’aide de données et de sources secondaire et tenter de développer, à l’aide des modèles statistiques présentés, un cadre d’analyse pour tester l’importance de l’interaction entre les caisses populaires, les banques à charte et l’activité économique régionale.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Un modèle statistique de l’évolution de l’actif des caisses populaires, Steve Ambler et Lucie Desrochers, juillet 1989.
Culture d’entreprise et informatisation chez Desjardins : un changement de paradigme, Ghislain Lévesque et Ginette Sheehy, octobre 1989.
CULTURE D’ENTREPRISE ET INFORMATISATION CHEZ DESJARDINS : UN CHANGEMENT DE PARADIGME
Le mouvement coopératif Desjardins (MCD) a beaucoup évolué au cours des 90 dernières années. Dans cet opuscule, deux phases caractérisent cette évolution : une phase de développement (1900-1960) et une phase de croissance accélérée (1970-1989). Les auteurs considèrent que ces deux phases constituent deux paradigmes différents et expliquent en quoi le MCD a évolué au cours de ces deux périodes.
Ce document tente ensuite d’identifier le point tournant de ce changement de paradigme, voire de cette modification de la culture interne de cette institution. Les auteurs discutent alors de facteurs socio-économiques et de l’avènement de l’informatisation, deux variables incontestablement liées à l’évolution du MCD. Il ne reste qu’à lire attentivement le présent fascicule pour mieux comprendre le rôle de chacune de ces variables par rapport à l’évolution du Mouvement Desjardins.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Culture d’entreprise et informatisation chez Desjardins : un changement de paradigme, Ghislain Lévesque et Ginette Sheehy, octobre 1989.
GUY BERNIER coopérateur engagé, homme d’action, Léo Beaudoin, novembre 1989.
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1988
Indicateurs de performance pour les coopératives : une approche multidimensionnelle, Marcel Roy, décembre 1988.
INDICATEURS DE PERFORMANCE POUR LES COOPÉRATIVES : UNE APPROCHE MULTIDIMENSIONNELLE
À partir d’une définition originale de la coopérative, l’auteur propose que : 1) la mesure de la performance coopérative exige plusieurs indicateurs, 2) les mesures de la production marchande et de la production non-marchande doivent porter sur les résultats d’une même réalité et que 3) les indicateurs de la performance non-marchande ne seront pas nécessairement les mêmes d’une coopérative à l’autre et d’un secteur coopératif à l’autre.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Indicateurs de performance pour les coopératives : une approche multidimensionnelle, Marcel Roy, décembre 1988.
La croissance de l’entreprise : une problématique générale qui concerne aussi les coopératives d’épargne et de crédit, Mauro-F. Malservisi, novembre 1988.
LA CROISSANCE DE L’ENTREPRISE : UNE PROBLÉMATIQUE GÉNÉRALE QUI CONCERNE AUSSI LES COOPÉRATIVES D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT
Pour un simple néophyte dans le domaine des affaires, le terme croissance semble à prime abord ne poser aucune ambiguïté, néanmoins, la réalité qui recouvre ce terme est complexe et demeure inconnue par plusieurs. Ce document, à la portée de tous, traite donc d’un point de vue général de la croissance de l’entreprise en y abordant les grands principes.
Cet texte a pour but de répondre à trois principales questions : qu’est-ce que la croissance, à quoi sert-elle et quelles en sont ses formes ? La réponse à ces questions indique que la problématique liée à la croissance n’est pas seulement le fait de l’entreprise strictement capitaliste. Il faut aussi parler de croissance lorsque les organisations ont un objectif qui est à la fois économique et social (coopératisme) ; des paramètres complémentaires pour mesurer la croissance sont alors nécessaires. Le but ultime de ce fascicule est dans ces circonstances de montrer que la problématique de la croissance existe également dans les coopératives d’épargne de crédit, mais en utilisant des critères définitoires légèrement différents pour la décrire et la calculer.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La croissance de l’entreprise : une problématique générale qui concerne aussi les coopératives d’épargne et de crédit, Mauro-F. Malservisi, novembre 1988.
Croissance et réalité coopérative : quelques effets de la croissance sur les caractéristiques essentielles des coopératives d’épargne et de crédit, Mauro-F. Malservisi, novembre 1988.
CROISSANCE ET RÉALITÉ COOPÉRATIVE : QUELQUES EFFETS DE LA CROISSANCE SUR LES CARACTÉRISTIQUES ESSENTIELLES DES COOPÉRATIVES D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT
Dans la société actuelle, la croissance semble être un instrument important dans la progression d’une entreprise coopérative. La croissance assure ainsi la protection des intérêts des membres et l’augmentation de leur mieux-être. Dans cette perspective, la question fondamentale examinée est de déterminer si la croissance crée des problèmes caractéristiques aux coopératives d’épargne et de crédit.
D’un point de vue plus spécifique, ce document traitera donc des effets de la croissance sur les membres, les dirigeants et dirigeantes, les unités coopératives et leur regroupement, le personnel, la communication et le capital. En étudiant ces variables, il sera possible de déterminer si oui ou non, la vocation coopérative des caisses populaires est menacée par la croissance de la caisse même.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Croissance et réalité coopérative : quelques effets de la croissance sur les caractéristiques essentielles des coopératives d’épargne et de crédit, Mauro-F. Malservisi, novembre 1988.
Les facteurs responsables du décloisonnement du marché financier, Nicole Beaulieu Chassé, juin, 1988.
LES FACTEURS RESPONSABLES DU DÉCLOISONNEMENT DU MARCHÉ FINANCIER
Tous savent que des ajustements s’imposent dans toute société en changement et la société québécoise n’échappe pas à cette règle. Dans plusieurs sphères de la société et dans le marché financier en particulier, on a donc dû s’ajuster afin de demeurer efficace face à l’évolution de la société québécoise. Ainsi, dans ce texte on discute du décloisonnement financier et des facteurs qui ont amené les intervenants financiers à privilégier cette solution.
Ce document présente un certain nombre de facteurs prépondérants à l’avènement du décloisonnement dans le marché financier. Les facteurs retenus ici sont le contexte général de la société, le cadre législatif du marché financier, ses innovations et l’évolution du ou des consommateurs.
Dans un dernier temps, un chapitre entier est aussi consacré au Mouvement Desjardins, il est expliqué comment le Mouvement a progressé dans notre société et comment il s’est ajusté aux divers changements survenus au cours des ans.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Les facteurs responsables du décloisonnement du marché financier, Nicole Beaulieu Chassé, juin, 1988.
Coopératives d’entrepreneurs individuels et capitaux à risques, Pierre Mévellec, novembre 1988.
COOPÉRATIVES D’ENTREPRENEURS INDIVIDUELS ET CAPITAUX À RISQUES
À l’heure actuelle les organisations coopératives françaises peuvent émettre deux titres en direction des investisseurs non coopérateurs : le titre participatif et le certificat coopératif d’investissement. Bien que les expériences soient encore rares, il est utile de réfléchir aux implications organisationnelles de cette évolution en apparence technique.
Pour bien comprendre les implications organisationnelles éventuelles de cette évolution, il faut se pencher sur l’évolution de l’environnement immédiat des coopératives : les marchés, les structures de production et les mentalités.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Coopératives d’entrepreneurs individuels et capitaux à risques, Pierre Mévellec, novembre 1988.
La coopération : un projet de société, Allocution de Monsieur Claude Béland, président du Mouvement Desjardins à la Chaire de coopération Guy-Bernier de l’Université du Québec à Montréal, le 18 octobre 1988.
LA COOPÉRATION : UN PROJET DE SOCIÉTÉ
De nos jours, l’individualisme semble revalorisé au Québec et l’inclination vers le capitalisme semble évidente. Dans cette perspective, plusieurs soutiennent que la coopération n’existe plus vraiment, voire que les caisses ne sont plus des coopératives ou que le Mouvement Desjardins cache une réalité capitaliste.
Il est expliqué ici comment les coopératives sont nées au Québec et quelles sont les règles générales qui sous-tendent le coopératisme. On fait également ressortir que la spécificité du Mouvement coopératif existe non seulement sur le plan juridique, mais aussi dans la réalité ; le Mouvement Desjardins fait d’ailleurs tout en son pouvoir pour vivre quotidiennement cette spécificité.
Ce texte met en évidence le fait que les interrogations existant sur la coopération sont souvent dues à une certaine méconnaissance du sujet. En ce sens, il faut que les valeurs du coopératisme soient enseignées et constamment rappelées, car la coopération est un projet de société. Les universités ont un grand rôle à jouer dans ce débat, car elles peuvent, de concert avec les gens du mouvement coopératif, contribuer à la connaissance par tous de ce système économique.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
La coopération : un projet de société, Allocution de Monsieur Claude Béland, président du Mouvement Desjardins à la Chaire de coopération Guy-Bernier de l’Université du Québec à Montréal, le 18 octobre 1988.
L’insuffisance des moyens de capitalisation des caisses populaires : la situation actuelle et la nouvelle loi sur les caisses d’épargne et de crédit,un exposé didactique, rapport de stage de recherche, Daniel Lavoie, décembre 1988.
L’INSUFFISANCE DES MOYENS DE CAPITALISATION DES CAISSES POPULAIRES : LA SITUATION ACTUELLE ET LA NOUVELLE LOI SUR LES CAISSES D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT
Dans ce document, on traite de la question de la capitalisation des caisses populaires. On y discute particulièrement un vieux problème qui tracasse depuis longtemps les membres du Mouvement Desjardins, soit celui de l’insuffisance des moyens de capitalisation des caisses populaires.
L’exposé est divisé en trois parties. On y explique d’abord le fonctionnement des caisses de façon à expliquer d’où provient réellement le problème de capitalisation des caisses. On montre ensuite quelques solutions qui ont été proposées (4) dans le passé afin de pallier ce problème. L’auteur décrit finalement la nouvelle loi sur les caisses d’épargne et de crédit et explique les avantages de celle-ci tout en montrant que cette dernière présente tout de même plusieurs zones grises.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’insuffisance des moyens de capitalisation des caisses populaires : la situation actuelle et la nouvelle loi sur les caisses d’épargne et de crédit,un exposé didactique, rapport de stage de recherche, Daniel Lavoie, décembre 1988.
L’implication du Mouvement Desjardins en immobilier, rapport de stage de recherche, Odette Grondin, novembre 1988.
L’IMPLICATION DU MOUVEMENT DESJARDINS DANS L’IMMOBILIER
Cette recherche de type exploratoire a pour but de relever les principales activités du Mouvement Desjardins en habitation et en immobilier. Conformément à la mission initiale de base du Mouvement, elle met en valeur le caractère coopératif et l’implication sociale et économique de Desjardins dans ce domaine.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
L’implication du Mouvement Desjardins en immobilier, rapport de stage de recherche, Odette Grondin, novembre 1988.